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Nétanyahou : attaquer l’Iran pour ruiner Obama

La rédaction
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7 avril 2009 (LPAC) — L’arrivée au pouvoir de Benjamin « Bibi » Nétanyahou a fortement accru la possibilité d’attaque israélienne contre l’Iran. Mais qu’on ne s’y trompe pas : si Israël lance une attaque, ce ne sera pas pour éliminer le programme de fabrication d’armes nucléaires en Iran, mais bien plutôt pour porter un coup à la politique étrangère que l’administration Obama a commencé à mettre en place, centrée sur l’élaboration d’un plan de paix entre Israéliens et Arabes et l’ouverture d’un dialogue avec l’Iran.

Le 23 mars, Lyndon LaRouche mettait en garde contre le danger d’un scénario d’« allié en rupture de ban », qui verrait l’Etat hébreu lancer une guerre contre l’Iran. « Nous avons un allié, Israël, qui n’est plus capable de se comporter rationnellement, dit-il. C’est un cabinet de guerre qui s’est constitué en Israël, avec [l’ancien ministre de la Défense Ehoud] Barak, du Parti travailliste – celui-là même qui dirigea l’attaque contre Gaza. »

LaRouche compare l’attitude à adopter vis-à-vis du gouvernement israélienavec les précautions qu’on prendrait avec un malade mental appartenant à la famille. Le scénario d’attaque contre l’Iran est également promu par l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair.

Sans perdre une minute, Bibi menaça l’Iran dès l’investiture de son gouvernement à la Knesset israélienne, le 30 mars. Après quelques sophismes sur « une paix durable », il délira : « Le plus grand danger pour l’Etat d’Israël et toute l’humanité viendra d’un régime radical essayant de s’équiper d’armes nucléaires. »

Le lendemain, le journaliste Alouf Benn s’interrogeait ainsi dans Ha’aretz : « Son retour au poste de Premier ministre signifie-t-il forcément qu’Israël est plus proche d’une guerre contre l’Iran ? Dans les cercles politiques, la réponse est oui. Nétanyahou au poste de Premier ministre rapproche Israël d’une guerre contre l’Iran. Des hommes politiques en relation avec lui disent qu’il a déjà décidé de détruire les installations nucléaires iraniennes. »

Alouf Benn ajoute que « Nétanyahou compte sur Barack Obama et sur leur rencontre le mois prochain, où il lui dira que l’histoire jugera de sa Présidence à la façon dont il aura traité le programme nucléaire iranien ».

Dans les jours précédant l’investiture, les médias israéliens et internationaux répercutaient la nouvelle d’une attaque qu’Israël aurait menée en janvier dernier contre un convoi de camions au Soudan, soupçonné de transporter des armes fournies par l’Iran et destinées au Hamas dans la bande de Gaza. Bien qu’aucun gouvernement (y compris celui d’Israël) n’ait officiellement confirmé le raid, la couverture médiatique a fait résonner les tambours de guerre contre l’Iran, au moment précis où une délégation iranienne était accueillie à La Haye, pour une grande conférence internationale organisée par les Etats-Unis sur la question de l’Afghanistan.

Citant des sources israéliennes restées anonymes, le magazine Time rapportait que « des douzaines d’avions » avaient participé à l’opération, à 1600 km de Tel Aviv. Le fait que cette distance soit identique à celle qui sépare Tel Aviv de Téhéran n’est pas passé inaperçu, en guise d’avertissement à l’Iran.

Alors que Bibi a formé une improbable coalition réunissant pas moins de six partis et un cabinet de trente ministres, la politique en matière de guerre sera déterminée par le cabinet de sécurité, qui est le vrai cabinet de la guerre. Si les noms ne sont pas encore officiellement connus, le Ha’aretz du 1er avril estime qu’il sera sans doute composé de Nétanyahou, du ministre de la Défense Ehoud Barak, du ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, tenant de la ligne dure, et de l’ancien chef d’état-major général de Tsahal et actuel ministre aux Affaires stratégiques Moshe Yaalon, autre ardent défenseur d’une attaque contre l’Iran.

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