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Newsweek : « La Grande-Bretagne a-t-elle ruiné le monde ? »

La rédaction
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26 août 2009 (Nouvelle Solidarité) - Le magazine Newsweek, l’un des principaux porte-parole de l’establishment libéral américain, semble enfin être parvenu à des conclusions cohérentes sur le rôle politique actuel de l’Empire britannique. Dans son numéro du 14 août figure un article intitulé « La Grande-Bretagne a-t-elle ruiné le monde ? », s’appuyant sur les travaux de deux professeurs de l’université de Stanford en Californie, Sean Hanretta et Priya Satia. La réponse de Newsweek : « Ma foi, on dirait bien que oui ! » Il mentionne alors certaines anciennes colonies britanniques, qui restent déchirées par des guerres ethniques ou religieuses. « La plupart des conflits qui couvent encore remontent à l’ingérence de l’ère coloniale, soit suite à la partition, coupant la planète en tranches ou en cubes comme bon leur semblait, soit pire, par le regroupement indifférent de groupes ethniques distincts en un seul pays prompt à la querelle. »

La substance de cet article, de même que le moment de sa parution, s’inscrivent dans le contexte de la bataille contre l’influence britannique sur la Maison Blanche et sa réforme meurtrière de la santé du président Obama, tentative sérieusement mise à mal par la révolte populaire du mois d’août catalysée par le Comité d’action politique de Lyndon LaRouche (LPAC). Sans surprise, l’article a été largement repris en Inde, l’un des pays qui a le plus souffert de l’héritage colonial britannique.

L’article dresse une liste révélatrice des pays concernés : Sri Lanka, l’Inde, le Pakistan (« Quand ils partirent des siècles plus tard, ils le partagèrent suivant des lignes confessionnelles, provoquant des migrations de masse et peut-être un million de morts. Le Cachemire, qui avait un dirigeant hindou et une majorité musulmane, reste contesté depuis »), l’Irak, le Soudan (« Une alliance anglo-égyptienne dirigeait séparément le nord et le sud du Soudan jusqu’en 1946, quand les Britanniques changèrent soudainement d’avis pour décider que les deux devraient fusionner. Le nord était économiquement et politiquement privilégié par rapport au sud, et depuis, la guerre civile ponctue la vie de ce pays »), Israël et la Palestine, la Somalie (« Issue en 1960 d’un protectorat britannique et d’une colonie italienne, la Somalie est restée divisée depuis lors. Dans les années 1990, après des décennies de conflits civils, le gouvernement s’effondra et les deux voisins déclarèrent leur autonomie ») et le Nigeria (« Cette nation d’Afrique occidentale était jadis deux Etats distincts – qui se rejoignirent officiellement en 1914, mais étaient administrés séparément par les Britanniques jusqu’à l’indépendance en 1960. Là, les Britanniques privilégièrent le sud, jetant les bases pour des décennies de conflits »).

On constate sans effort, de par l’actualité, que ces pays sont aujourd’hui des points clés de la déstabilisation permanente des relations internationales, alors que le système économique et financier est en pleine désintégration.

Reste à savoir si dans un prochain numéro Newsweek identifiera la nature financière et monétaire de cet impérialisme, qui ne fait que s’appuyer sur ces zones de conflit pour tenter de conserver la mainmise sur le pouvoir politique et économique mondial.

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