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Newsweek : débranchons nos grand-mères !

La rédaction
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15 septembre 2009 (Nouvelle Solidarité) - Ce n’est pas une blague. L’hebdomadaire américain Newsweek (appartenant au cartel de média Washington Post Company) y va sans façon : pour améliorer la santé du budget, il faut mettre un terme à "l’acharnement thérapeutique" sur les personnes âgées.
Rappelons ici qu’un des actionnaires historiques du Washington Post n’est autre que Warren Buffett. Ce dernier, comme membre du Club des milliardaires, affirme que la surpopulation est le problème le plus urgent devant l’humanité.
"Tant que les Américains ne se font pas à l’idée que la mort est autre
chose qu’un simple défi scientifique à surmonter, notre système de santé restera condamné"
, écrit Newsweek, car malheureusement, "l’idée que l’on puisse rationner les soins pour les seniors ou d’autres patients) demeure un anathème politique".
L’auteur, Evan Thomas, un des éditeurs de l’hebdomadaire, écrit : "Les
politiciens n’osent pas prononcer ce mot qui commence avec un R (celui de rationnement) par simple peur de se faire accuser - à tort - de vouloir débrancher grand-mère. Cependant, la nécessité de dépenser moins pour les personnes âgées en fin de vie, voilà l’éléphant proverbial au milieu de la pièce. C’est le centre du débat sur la reforme de la santé. Chacun le voit, mais personne n’ose en parler".

Thomas, lui, trouve "le courage" d’en parler et de promouvoir l’idée qu’on ne réussira jamais à maîtriser les dépenses si l’on ne trouve pas un moyen "d’en finir avec la surmédicalisation" des patients.

Ensuite, Thomas défend virulemment l’étude de Dartmouth, un document de référence pour tous ceux qui cherchent à réduire les dépenses, mais dont les données ont été falsifiées. Sans surprise, il invoque la nécessite de créer un haut conseil de la santé indépendant (c’est-à-dire indépendant des médecins et des politiques), semblable au NICE britannique, chargé de procéder de façon purement administrative à des coupes. Mentant sur le fait que le système actuel soit condamné, Thomas présente évidemment le système anglais comme le modèle à suivre pour les Etats-Unis.

Tout en niant qu’il s’agisse de "tribunaux de la mort" de type nazi, Thomas se réjouit que l’on puisse "conseiller" aux patients de raccourcir leur propre existence. Pourtant, "une étude des Archives of Internal Medecine démontre que de tels échanges entre médecins et patients permettent de réduire les dépenses d’environ 35% — tout en améliorant la qualité des soins en fin de vie".

L’auteur se plaint amèrement que le "système de santé fasse tout ce qu’il peut pour donner de l’espoir aux malades. Et le système de santé américain a été, de façon quasi-miraculeuse, capable de développer de nouveaux traitements pour repousser la mort, mais pour si peu de temps."

Article : réforme de la santé : les Américains se révoltent contre le fascisme financier

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