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Nicolas Sarkozy et Gordon Brown pour une « monnaie unique mondiale »

La rédaction
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10 avril 2009 (Nouvelle Solidarité) — Tout le monde en rêvait, les Chinois l’ont fait ! Voilà ce que pensent bon nombre d’individus honnêtes, aussi bien à gauche qu’à droite, se revendiquant vaguement de Keynes, et constatant que le 23 mars, à une semaine du sommet du G20, le gouverneur de la banque centrale chinoise Zhou Xiaochuan — un banquier chinois considéré par le Financial Times comme le technocrate le plus talentueux du régime — appela à la création d’une nouvelle monnaie de réserve internationale capable de se substituer au dollar.

Le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner et le patron du FMI Dominique Strauss-Kahn pensent que l’idée a du mérite. Une équipe d’experts de l’ONU, dirigée par le prix Nobel Joseph Stiglitz préconise presque la même chose. Lionel Jospin applaudit et Paul Boccara, l’économiste marxiste du PCF, pense qu’il faut aller beaucoup plus loin et créer une « monnaie commune mondiale ».

Alors, s’agit-il d’une idée originale ? Il suffit de relire les propositions de George Soros ou celles de l’économiste canadien Robert Mundell, un conseiller visiblement très écouté par le gouvernement chinois, pour retracer l’origine très British de ce casting.

En 2000, Mundell, celui qu’on nomme le « père de l’euro », prononça un discours intitulé : Le système monétaire à l’aube du nouveau millénaire. Pour le prix Nobel Mundell, qui a toujours considéré l’euro comme un simple « premier pas » vers une monnaie commune mondiale, cette évolution est inévitable. Dans sa théorie des « zones monétaire optimales », l’effacement des Etats-nations, et donc de l’émission souveraine de monnaie et de crédit, est inscrit dans les lois du libre-échange.

Dans le China Business News, Mundell a déclaré que « Chaque année, depuis 2003, j’organise une réunion en Italie pour débattre de comment créer une monnaie mondiale. Je pense promouvoir cette proposition à un moment aussi crucial. J’ai pu discuter de ce projet avec des dirigeants de plusieurs pays. Le Président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique la soutiennent tous les deux. Une réunion du FMI, semblable à la conférence de Bretton Woods, pourrait être organisée en 2010 à Shanghai au moment de l’exposition mondiale afin d’y promouvoir le projet de monnaie mondiale. »

En échange, évidemment, la Chine et la Russie obtiendront une meilleure position au sein des institutions supranationales « plus démocratiques », chargées de gérer cette nouvelle monnaie, une position qui permettra aux Britanniques, avec l’aide de leurs nouveaux alliés, de marginaliser et d’affaiblir le pouvoir de la seule puissance mondiale capable de les mettre en échec, les Etats-Unis. Une bonne affaire, à un moment où l’Amérique de Roosevelt pourrait se réveiller et mettre fin à cette stratégie d’empire mondial.

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