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Nouveau Bretton Woods en Italie : tout le monde s’expose

La rédaction
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25 mars 2008 (Nouvelle Solidarité) - Le débat sur le nouveau Bretton Woods initié par l’ancien ministre des finances italien, Giulio Tremonti, continue à donner le ton de la campagne qui se déroule actuellement dans le pays, obligeant chacun à s’exposer.

Le sous-secrétaire d’Etat au développement économique, Alfonso Gianni, lui-aussi, va dans le même sens, expliquant dans un article au quotidien Liberazione que « maintenant, il est plus clair que jamais (…) qu’il est nécessaire d’opposer au désordre monétaire international, la proposition d’un système d’accords devant être au niveau de ce que le Bretton Woods était pour le monde au sortir de la guerre. Et je conseillerais sérieusement de ne pas attendre une nouvelle guerre mondiale pour commencer cela. »

Parallèlement, les défenseurs du système actuel se font également entendre et ne cachent pas leurs intentions.

Giuliano Amato, l’auteur du traité de Lisbonne, est intervenu dans le quotidien Il Reformista pour attaquer les discussions sur l’intervention de l’Etat, mélangeant vicieusement Tremonti et Bernanke.
Dans son interview, intitulée « Oh my God (en anglais, ndt), la dernière chose dont nous ayons besoin sont les interventionnistes », il explique que la nationalisation de Northern Rock et le renflouement de Bear Stearns sont des « folies, résultats de peurs qui font dérailler. (…) C’est très dangereux de considérer ces cas comme des exemples vertueux du retour de l’étatisme. Je les considère comme le produit d’une lâcheté culturelle, celle de ceux qui, à partir d’une intervention nécessaire, mais folle, vont tirer la conclusion que la recette anti-crise est l’intervention de l’Etat. » « Sarkozy veut réduire l’autonomie des banques centrales ? Mauvaise solution » dit Amato, qui ajoute qu’il fait partie de réseaux politiques depuis des années, le réseau « blairiste » européen, qui a déjà critiqué la mondialisation sans « gouvernance » (Voir notre dossier).

Dans le même état d’esprit, le Président italien, Giorgio Napolitano, a attaqué la résurgence des tentations protectionnistes en Europe, lors de sa dernière visite d’Etat au Chili. Intéressant à savoir : il y a quelques semaines, il a demandé au Parlement italien de lancer le processus d’adhésion au traité de Lisbonne, même si le Parlement avait été dissous.

Enfin, le très libéral et très « british empire » Acton Institute, s’insurge sur son site internet :« Tremonti accuse la mondialisation d’être responsable de l’augmentation des prix des biens de consommation et dit que ce n’est qu’un début. La crise financière mondiale, la destruction environnementale et les tensions géopolitiques dans la lutte pour les ressources naturelles sont aussi le fruit de la mondialisation, d’après Tremonti. Il identifie le problème principal comme étant un manque de gouvernance internationale du processus de mondialisation et appelle à un nouveau système du type de Bretton Woods pour pouvoir faire face aux multiples crises causées par ce qu’il appelle « marketism ».
Mais, l’auteur, Bernd Bergmann, explique que les « remèdes » de Tremonti sont « vagues et que l’idée qu’un retour à des valeurs doit être couplé avec une plus forte politisation de l’économie mondiale est contredite par l’expérience. Plus d’intervention et d’interférence de l’Etat ne tend pas seulement à réduire la croissance et les niveaux de vie, mais crée également de nouvelles opportunités pour la recherche de situation et la corruption, et donc, compromet les vertues traditionnelles que Tremonti soutient.
« La vision de Tremonti est repliée sur elle-même et profondément pessimiste. Quelques commentateurs italiens issus du marché ont pointé que ses idées semblent dangereusement proches du vieux protectionnisme. Il est clair que si l’Europe suit son analyse, ça l’entraînera sur la voie d’une insuffisance future que ce soit comme modèle économique et/ou culturel. »

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