Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Nouveau scandale : Cheney et Rumsfeld « privatisent » certains secteurs militaires

La rédaction
visites
1235

Le dernier scandale en date qui agite le Pentagone concerne l’externalisation non seulement de certaines activités de logistique militaire et de renseignement, mais aussi d’opérations de contre-insurrection, au profit de « sociétés militaires privées » (PMC). Les principaux responsables de ce processus sont le vice-Président Dick Cheney et le ministre de la Défense Donald Rumsfeld. Actuellement, le directeur national du renseignement, John Negroponte, et des procureurs fédéraux enquêtent sur les milliards de dollars que le département de la Défense a versés à des entreprises privées dans ce cadre.

George Shultz, l’« éminence grise » des gouvernements Bush-Cheney, ainsi que le banquier Felix Rohatyn, qui incarne l’influence synarchiste au sein du Parti démocrate, ont joué un rôle de premier plan dans les projets consistant à confier à des sociétés privées, souvent des multinationales, des fonctions gouvernementales, notamment militaires.

Informé du scandale, Lyndon LaRouche a estimé que cette opération avait désormais atteint un seuil critique : les forces armées américaines sont peu à peu remplacées par des « armées privées », à l’instar de celles déployées à l’époque par la Compagnie britannique des Indes orientales. Il a fait un parallèle entre le processus actuel et la montée en puissance des SS et des Waffen-SS, sous l’impulsion d’Hitler, pour supplanter la Wehrmacht. Ceux qui se rappellent les avertissements du président Eisenhower sur le « complexe militaro-industriel » et qui ont entendu parler de Permindex, le « bureau d’assassinats » quasi privé qui organisa les meurtres de Kennedy et de Mattei et les tentatives contre de Gaulle, peuvent reconnaître, selon LaRouche, le but de l’opération orchestrée actuellement par Cheney et Rumsfeld.

Le texte intégral (en anglais) de la déclaration de LaRouche, intitulée « Armées privées, peuples captifs », est disponible sur le site www.larouchepac.com.

Halliburton, principal bénéficiaire de l’externalisation des activités de Défense

En 1991-92, le ministre américain de la Défense de l’époque, Dick Cheney, versa la somme de neuf millions de dollars à Kellogg, Brown & Root (KBR), une filiale d’Halliburton, pour deux études confidentielles sur l’éventuelle prise en charge, par des sociétés privées, des opérations de logistique traditionnellement assurées par l’Armée. Ensuite, en 1992, KBR se vit accorder un premier contrat de cinq ans pour la fourniture de soutien logistique au Corps de génie de l’Armée américaine. (Cheney allait en tirer personnellement profit en accédant au poste de PDG de Halliburton, en 1995.)

Tout en complotant la privatisation de secteurs militaires essentiels, le ministre de la Défense de l’époque sabrait les effectifs de l’Armée. En juillet 1990, il proposa au Congrès la réduction de 25 % des forces armées au cours des cinq prochaines années, les effectifs actifs devant passer de 770 000 à 520 000 et le nombre de divisions de 18 à 14. Cette politique fut adoptée par Bush père quelques mois plus tard - ce qui n’empêcha pas les républicains de le reprocher à l’administration Clinton pendant la campagne présidentielle de 2000.

Sous la présidence Clinton, les règles de privatisation furent simplifiées dans le cadre de deux initiatives : la campagne de privatisation lancée par les parlementaires républicains et le projet du vice-Président Al Gore, baptisé « Reinventing Government », qui se félicitait, dans un de ses rapports, du contrat de soutien logistique à l’Armée accordé à Halliburton.

Dès l’entrée en fonctions de l’administration Bush-Cheney, soit bien avant la guerre d’Irak, Halliburton/KBR remporta des contrats juteux auprès de la Marine et du département d’Etat, et à la fin de 2001, il obtint un contrat de dix ans pour des prestations de logistique militaire. Dans les jours suivant l’invasion de l’Irak, le Pentagone annonça avoir accordé à Halliburton pour 7 milliards de dollars de nouveaux contrats. Le géant dirigé par Cheney est donc devenu, et de loin, le principal bénéficiaire de l’externalisation de la défense, obtenant pour 11,4 milliards de dollars de contrats entre 2002 et juin 2004. Cela représente plus du double des contrats accordés à la société venant aussitôt après, Parson Corp.

Contactez-nous !