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Nouvel accord de sécurité américano-japonais

La rédaction
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Pour la première fois depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, les Etats-Unis et le Japon reconnaissent, dans une déclaration officielle, que Taiwan représente, pour les deux pays, une préoccupation de sécurité. Ce texte, qui précise que « l’encouragement à la résolution pacifique de questions concernant le Détroit de Taiwan » est un « objectif stratégique commun ». a été publié suite à la réunion du 20 février à Washington entre la secrétaire d’Etat, Condoleezza RICE, et le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, et leurs homologues japonais, Nobutaka Machimura et Yoshinuro ONO. Cette déclaration constitue une révision de l’accord de sécurité bilatéral américano-japonais de 1996.

Depuis le sommet des Alliés au Caire en 1943, Taiwan, qui avait été occupé par le Japon depuis 1895, est reconnu comme partie intégrante de la Chine. La République populaire, fondée en 1949, a maintenu cette position, mais les Etats-Unis ont soutenu, y compris militairement, un Taiwan séparé. Jusqu’à présent, le Japon d’après-guerre a adopté une attitude neutre. En reconnaissant la Chine populaire en 1972, il a accepté la politique d’« une seule Chine », tout comme l’ont fait un an plus tard les Etats-Unis en reconnaissant la Chine populaire.

La nouvelle déclaration américano-japonaise arrive au moment où les efforts se multiplient au Japon pour obtenir une modification de la Constitution d’après-guerre qui limitait les fonctions de l’armée à la seule défense du territoire national. La puissance militaire nippone n’en a pas été entravée pour autant : aujourd’hui, le pays du soleil levant a le deuxième budget militaire au monde et la deuxième Marine. Les dirigeants voudraient élargir la conception de la « défense » pour pouvoir intervenir dans des zones troublées de la région Pacifique. Les tensions entre la Chine et le Japon sont montées après que le premier ministre japonais Koizumi ait insisté pour visiter le lieu saint, Yasukuni, dédié aux morts japonais pendant la guerre, mais qui honore aussi des criminels de guerre comme le premier ministre Hideki Tojo.

Par ailleurs, la déclaration américano-japonaise demande à la Chine d’« améliorer la transparence de ses affaires militaires », et affirme que « la modernisation de ses capacités militaires dans la région retient l’attention ». Lors de la conférence de presse, Rumsfeld a affirmé que la Chine avait « augmenté de manière assez significative ses capacités militaires ». Il n’a cependant pas fait remarquer que la Chine avait joué un rôle décisif en promouvant les discussions des Six, entre la Corée du Nord et du Sud, la Chine, la Russie, le Japon et les Etats-Unis, pour tenter de résoudre la question nucléaire en Corée du Nord. En 2002, Bush avait inclus la Corée du Nord dans l’« Axe du Mal », refusant depuis lors tout compromis sur la question.

Le lendemain de la signature de la déclaration de Washington, le ministre chinois des Affaires étrangères a aussitôt fait savoir que les deux pays s’ingéraient ainsi dans une affaire ayant trait à « la souveraineté, l’intégrité territoriale et la sécurité nationale » de la Chine. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Kong, a appelé les Etats-Unis et le Japon à agir pour la « paix et la stabilité dans l’ensemble de la région », et à maintenir leurs engagements pour ce qui est de Taiwan.

Lors d’auditions parlementaires le 17 février, le directeur de la CIA, Porter Goss, avait accusé la Chine de vouloir « sécuriser son accès aux ressources naturelles » et prétendu que « la capacité améliorée de la Chine menace les forces américaines dans la région ». Quant à Rumsfeld, il a déclaré que l’armée chinoise « acquiert quantité d’équipements modernes en provenance de Russie ».

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