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Nouvelles provocations néo-conservatrices contre l’Iran

La rédaction
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Le 28 juin 2005, Jerome Corsi, fondateur de la Fondation pour la liberté en Iran, organisation basée aux Etats-Unis qui promeut activement un changement de régime en Iran, s’est exprimé au cours d’une conférence à la Knesset israélienne. Cet événement était sponsorisé par le Forum sur le Proche-Orient, un lobby de droite dirigé par le député Yuri Stern au sein de la Knesset. Récemment, Corsi a publié un livre L’Iran atomique : comment le régime terroriste a acheté la bombe et les politiciens américains. Le titre résume le tout. Pendant la campagne électorale présidentielle de l’année dernière, Corsi avait publié le livre Inapte à diriger, une attaque mensongère contre le candidat démocrate John Kerry. Proche collaborateur des néo-conservateurs les plus durs, Richard Perle et Daniel Pipes, Corsi a déclaré au séminaire de la Knesset :

L’Iran a « secrètement enrichi 37 tonnes d’uranium sous forme de yellowcake jusqu’à la première étape permettant de produire de l’uranium militaire. (...) L’Iran a l’intention d’installer des dizaines de milliers de centrifugeuses avancées. (...) En quelques mois après avoir recommencé ses activités d’enrichissement d’uranium, l’Iran pourrait produire assez d’uranium hautement enrichi pour réaliser cinq ou six bombes. » Ainsi, « Israël pourrait devoir lancer une attaque préemptive contre l’Iran, même si les représailles militaires et diplomatiques qui s’ensuivraient au niveau international pourraient faire peser une immense pression sur Israël. (...) On ne peut s’attendre à ce que les Etats-Unis fassent le premier pas s’il est nécessaire d’agir militairement. La première menace crédible sera pour Israël, non pour les rivages lointains de l’Amérique. (...) Ayant juré "Plus jamais ça", le gouvernement israélien ne doit pas prendre le risque de découvrir que l’Iran possède l’arme nucléaire en se réveillant un beau matin en voyant un champignon atomique au-dessus de Tel Aviv. » Cette formulation est presque identique à celle martelée par Dick Cheney pendant les mois précédant la guerre d’Irak.

Corsi a déliré sur le fait que l’Iran était « le sponsor le plus actif du terrorisme d’Etat. Le soutien des mollahs pour le terrorisme comprend la fourniture de bases à Al Qaïda, au Djihad islamique et à Ansar-al-Islam, ainsi que des lieux sûrs pour les dirigeants terroristes, dont Abu Mousab Al Zarqawi et des membres de la famille Ben Laden. L’Iran soutient la plupart des groupes terroristes qui ont attaqué Israël et les Américains dans la région. » Comme si ce n’était pas suffisant, Corsi a poursuivi ses divagations : « Les Mollahs dotés de l’arme nucléaire pourraient bien chercher à développer un dispositif amélioré, à l’envoyer aux Etats-Unis, créant une menace de 11 Septembre Nucléaire. »

Le discours de Corsi intervient à un moment où de plus en plus de voix se font entendre dans la communauté de la sécurité militaire israélienne pour exprimer la prudence vis-à-vis d’une éventuelle attaque contre l’Iran. Le 1er août, le Jerusalem Post citait ainsi des sources militaires israéliennes anonymes selon lesquelles l’Iran ne pourrait pas construire de bombe avant 2012, ce qui repoussait l’échéance de plusieurs années. Cela concorde avec la NIE (National Intelligence Estimate) des Etats-Unis, qui fixe la date à 2015.

Nucléaire : Téhéran rejette la proposition européenne

La proposition présentée à l’Iran le 4 août par la troïka européenne (Grande-Bretagne, France et Allemagne), à propos de son programme nucléaire, a été rejetée le même jour par le négociateur iranien Hossein Moussavian, qui a déclaré : « Les propositions sont inacceptables : elles ne reconnaissent pas le droit inaliénable de l’Iran [à développer le nucléaire] ». Bien que le texte de la proposition européenne affirme que l’Union accepterait le programme nucléaire civil, il refuse explicitement à l’Iran l’accès aux technologies associées au cycle du combustible nucléaire.

L’UE « reconnaît les droits de l’Iran, aux termes de l’article IV du Traité de non prolifération nucléaire (TNP), à développer la recherche, la production et l’utilisation de l’énergie nucléaire sans discrimination, en conformité avec les obligations dictées par le TNP, y compris le droit de l’Iran à développer un programme de centrales nucléaires électriques, déclare, dans le contexte d’un accord global, sa volonté de soutenir l’Iran dans le développement d’un programme de recherche sur la production d’électricité par nucléaire civil qui soit sûr, économiquement viable et qui présente des garanties de non-prolifération (...) [E]t soutient pleinement la coopération à long terme entre l’Iran et la Russie dans le domaine de l’énergie nucléaire civile. (...)

« L’Iran doit avoir accès au marché international des technologies nucléaires. (...) L’UE/E3 soutiendrait le développement du programme nucléaire civil iranien, y compris en aidant à identifier le besoin d’un futur réacteur de recherche en Iran et en coopérant dans d’autres domaines de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire, à l’exclusion des activités liées au cycle du combustible. (...) L’UE/E3 attend aussi de l’Iran qu’il arrête la construction de son réacteur de recherche à eau lourde à Arak, qui donne lieu à des soucis de prolifération. (...) Etant donné que l’Iran pourra compter dans les années à venir sur une fourniture assurée de combustible, il sera en mesure de créer la confiance nécessaire en S’ENGAGEANT À NE PAS POURSUIVRE D’ACTIVITÉS LIÉES AU CYCLE DU COMBUSTIBLE autres que la construction et l’exploitation de réacteurs à eau légère ». (c’est nous qui soulignons)

Le 7 août, Gholamreza Aghazadeh, qui dirige l’agence iranienne de l’énergie atomique, a déclaré que les représentants de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) seraient à Téhéran le soir même, qu’ils retireraient dès le 8 août les scellés de l’installation de conversion d’uranium d’Ispahan et qu’ils installeraient des caméras de surveillance et des capteurs. Le président de la Commission parlementaire des Affaires étrangères, Kazem Jalali, a accusé l’agence de tenter de repousser ces mesures jusqu’à la réunion d’urgence de l’AIEA, prévue pour le 9 août à Vienne. La Commission a recommandé au nouveau président Mahmoud Ahmadinejad de « retirer les scellés si l’agence veux laisser traîner les choses jusqu’à mardi ».

Le ministre allemand des Affaires étrangères Joschka Fischer a averti que cette action « constituerait une renonciation unilatérale à l’accord passé. L’Iran ne doit pas commettre une telle erreur de calcul. Ce serait un événement très grave. » Si la réunion de l’AIEA renvoie la question au Conseil de sécurité des Nations Unies, les choses seraient mûres pour une résolution menaçant l’Iran de représailles militaires, solution promue par le vice-président des Etats-Unis, Dick Cheney.

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