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Nouvelles révélations concernant le naufrage du Koursk

La rédaction
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Certains éléments jettent une lumière nouvelle sur le tragique incident du sous-marin russe Koursk qui s’est déroulé le 12 août dernier. Dans un article publié dans le quotidien moscovite Nezavisimaya Gazeta des 12 et 13 septembre, le contre-amiral (ret.) Valeri Aleksin replace le naufrage du Koursk dans le contexte d’une série de vingt collisions répertoriées entre des sous-marins nucléaires russes et américains depuis la deuxième moitié des années 60. En outre, il fournit de nombreux détails, aussi bien sur le Koursk que sur des incidents précédents, qui n’avaient jamais été discutés publiquement auparavant.

Trois points doivent être pris en compte pour mieux évaluer l’exposé de l’amiral Aleksin : 1) L’auteur a été, jusqu’en 1998, le plus grand expert de la Marine russe en ce qui concerne les accidents de sous-marins ; 2) Son exposé a été publié dans un journal contrôlé par Boris Berezovski ; 3) Les médias occidentaux ont totalement occulté cet article long et détaillé.

Aleksin dresse un parallèle entre la perte du Koursk et le naufrage, le 3 octobre 1986, du sous-marin nucléaire soviétique K-219, porteur de missiles stratégiques balistiques, qui a eu lieu dans l’Atlantique après qu’un incendie se soit déclaré à bord. L’incendie, comme le montre Aleksin, documents à l’appui, a été provoqué par la collision, en plongée, avec un sous-marin américain de la classe Los Angeles. Ce dernier a éventré l’écoutille d’un tube de missile sur le K-219, provoquant ainsi l’explosion du missile à l’intérieur du bâtiment. « Le dirigeant soviétique de l’époque, Mikhail Gorbatchev, a d’abord été informé de cet incident lors d’une conversation téléphonique avec le président américain Ronald Reagan, et cela avant le ministre de la Défense soviétique et le commandant suprême de la Marine soviétique, et même avant la réception du rapport du commandant du K-219 concernant l’accident du sous-marin nucléaire. Nous attirons l’attention des lecteurs sur ce fait, puisque celui-ci s’est reproduit en août 2000. (...) De la même manière, Bill Clinton a téléphoné à Vladimir Poutine le 13 août 2000. Le contenu de leur conversation n’est pas connu mais, deux jours plus tard, le directeur de la CIA est venu incognito à Moscou. (...) Presque immédiatement après cette conversation et cette visite, Bill Clinton a annoncé qu’il ne signerait pas le projet de loi devant lancer le NMD [le programme « National Missile Defense »], auquel la Russie s’est vigoureusement opposée tout au long de l’année. »

Il faut noter que l’incident d’octobre 1986 s’est déroulé à un moment stratégique crucial. Rappelons en effet que c’est le 6 octobre 1986 que le FBI a lancé un raid contre le quartier général du mouvement associé à Lyndon LaRouche. Or ce dernier était l’auteur conceptuel de l’Initiative de défense stratégique (IDS) et se trouvait, à ce titre, au centre des négociations opposant les Etats-Unis à l’Union soviétique lors du sommet de Reykjavik, du 10 au 12 octobre 1986. Le naufrage du Koursk, il faut également le noter, a eu lieu la veille de la Convention nationale du Parti démocrate à Los Angeles, lors de laquelle Al Gore a été choisi comme candidat présidentiel. Il va sans dire que l’incident du Koursk aurait pu avoir un impact politique considérable si la véritable nature de ce qui s’était passé avait été rendue publique.

Une caractéristique unique de l’article d’Aleksine réside dans la remarquable précision technique avec laquelle il décrit les collisions antérieures. La plupart d’entre elles ont eu lieu au cours de « filatures » rapprochées des sous-marins russes par des sous-marins d’attaque américains, et ont souvent été provoquées par l’existence de « zones d’ombre » et autres problèmes hydroacoustiques affectant les systèmes de sonar par lesquels les sous-marins se détectent réciproquement. Il note que les Américains n’ont jamais reconnu que de tels accidents se soient produits.

En ce qui concerne l’accident du Koursk lui-même, Aleksine relève les points importants suivants :

1) Les manoeuvres de la flotte russe du nord, au cours desquelles le Koursk a sombré, ont été l’objet d’une surveillance intense inhabituelle de la part des forces navales anglo-américaines, comprenant les sous-marins nucléaires Memphis, Toledo et Splendid qui ont suivi les sous-marins russes participant à l’exercice.

2) Le renseignement norvégien a délibérément laissé filtrer l’information selon laquelle le Memphis était arrivé, apparemment sans dommage, au port norvégien de Bergen, plusieurs jours après l’incident du Koursk écartant ainsi l’attention du Toledo et du Splendid. Des sonars russes ont indiqué la présence d’un second sous-marin en eaux profondes, à 700 mètres du Koursk naufragé, et qui a disparu par la suite. Par ailleurs, deux avions Orion ont effectué un vol non programmé dans la région le 13 août, dans l’objectif évident de « couvrir dès le début le transit du sous-marin vers une base navale de l’OTAN, ou de savoir s’il était incapable de se déplacer. »

3) L’explosion « spontanée » d’une torpille à bord du Koursk peut être virtuellement exclue, sur la base de tests impliquant ces systèmes d’armes, menés par les Russes pendant des décennies. Cependant, l’explosion d’une torpille pourrait avoir été provoquée par l’impact du nez d’un sous-marin étranger contre le compartiment à torpilles du Koursk. Après la détonation initiale, l’avant du sous-marin aurait été envahi par l’eau et il a heurté le fond de la mer suivant un angle abrupt, provoquant ainsi d’autres détonations.

Comme cela a été prouvé par des incidents antérieurs similaires, les dommages subis par le sous-marin qui l’a heurté peuvent être moins importants. Aleksine présente un rapport détaillé sur la manière dont s’est probablement déroulée la collision, décrivant les mouvements des deux sous-marins ayant entraîné la collision, la perte probable de contact sonar par le sous-marin étranger suiveur, l’angle exact et l’emplacement de l’impact, ainsi que l’étendue vraisemblable des dommages subis par le sous-marin étranger.

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