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OCDE : passons les banques
au Kärcher !

La rédaction
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12 janvier 2008 (Nouvelle Solidarité) – Un éditorial de La Tribune rebondit sur le fait que rien de vraiment sérieux n’a été fait pour mettre de l’ordre dans le système financier mondial. Si on a frôlé la panique et évité des retraits d’argent en masse par les déposants, le crédit aux entreprises ne s’est jamais arrêté, même si c’est au prix fort.

Pourtant, écrit le journal, « ces recapitalisations ne conduiront pas les banques à faciliter un franc redémarrage de l’économie. Le sauvetage bancaire de Gordon Brown n’y suffira pas. C’est en tout cas la conviction de l’OCDE, qui vient de rappeler que l’on n’est jamais sorti d’une crise bancaire sérieuse sans avoir nettoyé au Kärcher le bilan des banques de tous leurs actifs toxiques. »

« C’est pour ne pas avoir procédé à ce lessivage radical que le Japon a mis tant d’années à se relever de la crise de 1990, les recapitalisations successives ayant été sans effet. En gardant, en période de récession, des créances douteuses ou des actifs toxiques susceptibles de nouvelles dépréciations, les banques se condamnent à devoir lever toujours plus de fonds propres pour seulement maintenir leur activité… »

Un blog Internet (en anglais) nous livre aussi quelques réflexions intéressantes sur ce constat : « L’OCDE définit des pas à suivre pour remettre l’industrie bancaire sur des bases saines : d’abord, les actifs des banques doivent être garantis pour éviter des retraits massifs. Ensuite, les actifs toxiques doivent être évacués des bilans. C’est un pas qui n’a pas été fait. D’après l’OCDE, ne pas retirer ces actifs toxiques des bilans ne fait que prolonger le problème et le rend plus dangereux. Ces actifs toxiques peuvent s’empirer en provoquant des nouvelles faillites, ce qui entraîne la nécessité d’injecter plus de fonds dans le système bancaire. C’est comme si l’on est en possession d’une action dont la valeur chute de plus en plus et vos appels de marge deviennent de plus en plus grands. »

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« Jusqu’ici la Réserve fédérale américaine et le Trésor américain ont échoué à retirer les actifs toxiques des bilans. C’est pourtant un must absolu pour que notre système bancaire puisse retourner à la normale et rétablir la confiance. Posez-vous la question : seriez-vous prêt à investir dans une entreprise quand vous savez que sur son bilan figurent des « actifs douteux » ? Qui sait, peut-être la valeur des actifs toxiques est supérieure à la valeur de la banque elle-même, et dans ce cas, elle devrait fermer ces portes. A un moment donné, quelqu’un va devoir faire face et nettoyer ce bordel. »

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« Le Congrès américain, la Fed et le Trésor, » conclut le bloggeur, « doivent mettre fin à la pratique qui permet aux banques de maintenir une partie de leurs transactions ‘hors bilan’. C’est ce qui nous a conduit à la crise actuelle dès l’origine. A partir de maintenant, nous avons besoin de transparence ou nous ne serons plus jamais capables de faire confiance à nos banques. »

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