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OMC : pas d’accord, bon accord

La rédaction
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Après cinq jours de négociations tendues, la conférence de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Cancun (Mexique) s’est terminée le 14 septembre sans qu’un quelconque accord substantiel ait été conclu. Les pays de l’OCDE et ceux en développement ont été piégés dans un débat absurde pour savoir s’il fallait condamner le développement du tiers monde en laissant leurs économies sans protection face aux prédateurs du « libre-échange », ou détruire l’agriculture des pays de l’OCDE en supprimant toute subvention publique. Par conséquent, tout progrès dans les négociations de l’OMC se serait traduit par l’écroulement de secteurs cruciaux de l’économie mondiale au nom du « libre-échange » et de la « mondialisation ».

L’ordre du jour des négociations de Cancun entre les 146 pays impliqués avait été établi au sommet de l’OMC à Doha (Qatar), en novembre 2001. Parmi les priorités mises en avant par les pays du secteur avancé, il y avait un « accord d’investissement multilatéral », en vertu duquel les pays s’engageraient à abandonner aux sociétés multinationales d’importants éléments de leur souveraineté économique. En 1998, un accord semblable entre pays de l’OCDE avait échoué à cause de la forte résistance de la France et de l’Allemagne en particulier.

Tout accord sur des investissements étrangers « libéralisés » et « dérégulés » exclurait définitivement le modèle d’investissements directs étrangers - utilisé avec succès, par exemple, en Chine - qui exige que les investisseurs étrangers améliorent l’activité économique nationale en faisant appel à un certain pourcentage de main-d’œuvre locale et en passant une certaine quantité de commandes à des entreprises locales. En outre, les pays développés souhaitaient imposer des règles plus strictes sur les brevets, afin d’empêcher par exemple les pays en développement de produire eux-mêmes des médicaments à faible prix. Enfin, les pays de l’OCDE ont appelé à une renégociation du traité sur le secteur des services, insistant d’une part sur la privatisation de tous les services d’infrastructure de base, comme l’approvisionnement de l’électricité et de l’eau ainsi que les télécommunications, et d’autre part sur la privatisation de l’assurance santé et retraite. Face à eux, un puissant groupe de 22 pays, dirigé par l’Inde, la Brésil, la Chine et l’Afrique du Sud, a fait clairement entendre qu’il n’engagerait aucunes négociations sérieuses sur aucun de ces points avant que les pays avancés n’éliminent complètement leurs subventions aux exportations agricoles.

L’échec des négociations de Cancun marque la fin du « consensus de Washington », basé sur la « libéralisation » économique et financière globale. Il pourrait permettre de lancer un nouveau débat sur les principes d’un nouvel ordre économique mondial juste, mais il pourrait aussi provoquer des réactions de type « guerre commerciale ».

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