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L’OTAN partenaire des actes de torture de la CIA

La rédaction
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L’ancien député et procureur suisse Dick Marty, qui a également conduit les enquêtes officielles du Conseil de l’Europe sur les prisons secrètes de la CIA en Europe, a commenté le rapport Feinstein du Sénat américain sur la torture en disant que l’OTAN a agis comme partenaire à part entière dans ce domaine, et qu’elle a participé aux efforts pour en dissimuler l’existence.

« Au cours de mon enquête, a déclaré Marty à la Tribune de Genève, les gens m’ont accusé de trahison et ont affirmé que j’inventais des choses. Les européens m’ont déçu. L’Allemagne, le Royaume-Uni, et plusieurs autres ont empêché que l’on établisse la vérité. En fait, la plupart des pays européens ont participé activement à un système qui a légitimé des crimes d’État commis à grande échelle. »

« Je pense que nous devons nous rappeler, et ceci est très important, que cette opération, cette politique anti-terroriste, a été décidée et mise en œuvre sous l’égide de l’OTAN », a-t-il par ailleurs précisé dans une entrevue à la chaîne télévisée suisse TRS. « Les Etats-Unis ont invoqué l’article 5 de la charte de l’OTAN, qui affirme que si un membre de l’alliance est victime d’une attaque militaire, [attentats du 11 septembre], tous les membres de l’alliance se doivent de venir à son aide. » Une fois que cela a été accepté, a-t-il ajouté, « il y a eu toute une série d’accords secrets entre les Etats-Unis et les pouvoirs européens. Et tous les pays européens se sont engagés à accorder l’immunité aux agents de la CIA, ce qui est manifestement illégal. »

Les propos de Marty ont été confirmés par Manfred Nowak, un avocat autrichien spécialisé dans les droits de l’Homme et rapporteur de l’ONU sur la torture, dans un commentaire publié dans le quotidien allemand Tageszeitung.

Rappelons que Jacques Cheminade et S&P ont été parmi les rares voix en 2004 à s’élever contre la politique du ministre français de la Justice, Dominique Perben, lorsqu’il avait fait adopter en France les lois Perben II, l’équivalent des tristement célèbres lois Patriot II de John Ashcroft aux Etats-Unis, sous prétexte que cela aiderait la France, et les Etats-Unis, à combattre le terrorisme. Une politique qui n’a pas, au vu du recrutement de nombreux Français par l’État Islamique, été couronnée d’un franc succès...

Ces révélations montrent effectivement l’urgence pour la France de se retirer de l’OTAN, et surtout le fait qu’aucun compromis, de quelque nature que ce soit, ne peut être fait sur la question de la torture, contrairement à que prétend Marine Le Pen.

Les pays européens, et surtout la France, doivent faire le nécessaire pour que la lumière soit faite sur ces accords secrets et sur tout acte de complicité avec ces pratiques.

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