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Obama, Cameron, Fillon, le grand retour du corporatisme

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20 juillet 2010 (Nouvelle Solidarité) – « Rigueur, rigueur, rigueur, si vous voulez je vous redis ? », a cherché à « plaisanter » notre Premier ministre François Fillon qui, vendredi dernier à Tokyo (donc loin du peuple qui devra la subir), annonce sa politique de réduction budgétaire dont il semble rêver depuis longtemps.

Fierté nationale oblige, il s’agit d’une rigueur « made in France », car la France n’est ni la Grèce ni le Portugal. Cependant, économiser cent milliards d’euros sur trois ans, implique un rabotage conséquent du niveau de vie des Français. La question délicate demeure : comment imposer cette cure d’austérité ?

Les Britanniques étant toujours à la pointe du progrès dans le vice, le Premier ministre britannique David Cameron, érigé en modèle par le très « progressiste » Barack Obama, vient de présenter sa nouvelle stratégie.

Véritable retour au capitalisme de l’époque de Charles Dickens, Cameron, sous l’étiquette « Big society », ne fait que servir la vieille soupe thatchérienne réchauffée. A la place du « Big government » (nouveau nom de code pour l’Etat providence obtenu par des longues luttes sociales pendant les trente glorieuses) resté en place sous les travaillistes, Cameron propose sa « Big society » qui, elle, réduira l’Etat au maximum en transférant de nombreux pouvoirs à des acteurs de la « Société civile ». « Pendant des années, l’idée de base était que pour améliorer les choses dans notre société, il fallait tout gérer depuis le centre, depuis Westminster. Mais ça ne marche pas… », a expliqué Cameron.

D’abord, pour combler les déficits, on supprimera les postes de fonctionnaires et les services qui vont avec. Michael Gove, le ministre de l’Education britannique vient d’annoncer l’annulation de 838 millions d’euros de projets de construction d’écoles. Les établissements scolaires neufs sont désormais rangés dans la catégorie gaspillage. « Ce n’est peut-être pas faux », écrit un éditorial laconique du quotidien The Independent, « puisque le but semble être que personne ne trouve de boulot en sortant de l’école ». Autre exemple, Cameron vient de supprimer l’enseignement de la natation à l’école. « On économise l’argent gaspillé à leur apprendre à nager, mais ce n’est pas grave, puisqu’il y a nulle part où nager », ironise le même journal.

Cependant, afin de gérer cette casse sociale, Cameron fait croire qu’il s’ouvre sur le pouvoir citoyen. Ainsi, des associations locales pourront par exemple gérer à titre bénévole des bureaux de poste, des bibliothèques ou même des transports en commun. Dans une des régions cibles, l’une des associations pilotes rachètera un pub dans un village pour y redynamiser l’activité, une autre fera appel aux bénévoles pour étendre les heures d’ouverture d’un musée, etc.

Cette grande idée lumineuse, qui provoque à juste titre l’ire des syndicats de la fonction publique, sort du cerveau d’un certain Phillip Blond, un expert en théologie de la Société fabienne (travailliste) qui vient de créer son propre think-tank dénommé ResPublica et au service des conservateurs.

Fustigeant la bureaucratie et nostalgique d’un monde médiéval idéalisé, Blond, une fois l’Etat-nation moderne démantelé, préconise, comme le personnaliste suisse Denis de Rougemont, le retour à des petites communautés et de coopératives autogérées. Dans un article dans The Guardian intitulé « Medieval thinking » publié en septembre 2008, Blond affirme que « mettre à jour et reprendre ce modèle médiéval à l’âge moderne est évidemment ce qui nous reste à faire ». Blond n’hésite pas à nommer ceux qu’il considère comme ses maîtres à penser : John Ruskin et surtout les penseurs « catholiques » G.K. Chesterton et Hilaire Belloc, deux antisémites notoires connus pour leurs sympathies pro-Mussolini dans les années 1930.

A l’époque, comme aujourd’hui, cette politique apparaît comme corollaire au fascisme. Elle s’appelait le corporatisme et s’inspirait de l’organisation des corporations des métiers du moyen age.

La bonne nouvelle, c’est qu’avec l’offensive de Lyndon LaRouche et Jacques Cheminade en faveur d’un « Glass-Steagall global », personne ne devra attendre 1940 pour joindre la Résistance !



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  • petite souris • 20/07/2010 - 22:35

    Blond affirme que « mettre à jour et reprendre ce modèle médiéval à l’âge moderne est évidemment ce qui nous reste à faire »

    Est-ce une blague de "blonde" ?

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