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Obama à la croisée des chemins : la tentation de l’ « exécutif unitaire »

La rédaction
1349 visites | 1 commentaire

Par Nancy Spannaus, Executive Intelligence Review, 5/09/2009

Alors que sa campagne pour une réforme hitlérienne du système de santé est désormais en lambeaux, et que la majeure partie de la population se révolte contre son administration, Barack Obama est à la croisée des chemins. D’un côté l’on trouve Wall Street et Londres, avec leurs représentants au sein de l’administration, exigeant du président qu’il exerce un pouvoir dictatorial, sur le modèle de l’« exécutif unitaire » en vigueur sous Dick Cheney et George Bush, afin d’imposer leur programme d’austérité fasciste. De l’autre côté, il y a Obama lui-même, qui cherche à défendre ses prérogatives de Président des Etats-Unis contre tout empiètement.

Le résultat de ce conflit va déterminer directement l’avenir immédiat des Etats-Unis et du monde, a expliqué Lyndon LaRouche. Cette cassure au sein même de l’administration donne une ouverture décisive aux forces patriotiques institutionnelles pour mettre la présidence Obama sous contrôle et permettre le changement de politique prescrit par Lyndon LaRouche dans sa déclaration du 27 août.

L’exécutif unitaire

Au centre de cette bataille se trouve la doctrine impériale de l’« exécutif unitaire », selon laquelle la parole de l’empereur – dans les faits celle des autorités monétaristes mondiales – a force de loi, est au centre de cette bataille. Généralement associée au Führer Prinzip d’Hitler, la théorie de l’exécutif unitaire est en réalité dérivée de l’impérialisme occidental, dans lequel la puissance monétaire internationale, telle un boss de la mafia mondiale, dicte ses ordres à tous ses satrapes et les pille au profit de l’Empire. Les empires romain, byzantin, vénitien, habsbourgeois et désormais l’Empire britannique dans son extension internationale, ont tous opéré de cette manière : ils ne sont pas une excroissance de leurs différents territoires, mais les centres d’une puissance financière mondiale.

La seule nation qui ait contré avec succès ce concept impérial furent les Etats-Unis, grâce à leur engagement de principe en faveur d’un système souverain de crédit destiné au financement du développement économique, plutôt que de se conformer à un système monétaire.

Avec les attaques du 11 septembre, cette résistance américaine a été substantiellement sapée. Les forces impériales instigatrices de ces attentats – les Britanniques et les Saoudiens, avec le concours de leurs laquais américains – ont utilisé cette crise pour faire passer leur doctrine d’exécutif unitaire qu’ont appliqué le Vice-président Dick Cheney et sa marionnette de président. Pendant les sept années qui suivirent, la présidence américaine fut l’instrument de l’Empire britannique, lançant les guerres perpétuelles d’Irak et d’Afghanistan, et sabordant gravement la souveraineté des Etats-Unis de toutes les manières possibles, y compris économiquement. Il n’est pas étonnant que l’administration Bush ait également placé deux champions de l’exécutif unitaire à la Cour suprême – John Roberts et Samuel Alito – pour que cette doctrine s’applique in perpetuum.

En tant que candidat, Barack Obama avait mené campagne contre le concept d’exécutif unitaire, notamment en promettant de fermer Guantanamo, d’arrêter la torture, etc. Mais depuis les débuts de son administration, qu’il a remplie de laquais de Wall Street, le Président Obama s’est retrouvé de plus en plus forcé de recourir officieusement à ces pouvoirs dictatoriaux. Au sujet de Guantanamo, comme Bush, il a menacé de retenir sans jugement les détenus considérés comme très dangereux. Sur l’allocation de fonds supplémentaires au FMI, il a rédigé un décret-loi à la Bush disant qu’il pourrait allouer les fonds à sa guise. Cette initiative avait provoqué une révolte sans précédent au Congrès, qui vota à la quasi-unanimité pour rejeter ce décret allant contre la séparation constitutionnelle des pouvoirs.

Dans la bataille sur la réforme de la santé, Obama a aussi été poussé à utiliser les pouvoirs de l’exécutif unitaire pour le compte de ses patrons de Wall Street et de Londres. Tout en faisant mine de laisser l’initiative au Congrès, l’administration a voulu faire passer en force un projet de loi basé sur les exigences de Wall Street et de Londres. La plus récente illustration en est l’annonce faite par Obama qu’il s’adresserait à une session extraordinaire de la chambre et du sénat. Mais ce n’est qu’après l’avoir appris par la presse que Nancy Pelosi et Harry Reid, les dirigeants démocrates du Congrès, ont lancé l’invitation.

La Maison Blanche se fissure

La pression exercée sur l’administration par Londres et Wall Street, afin qu’elle prenne des mesures drastiques face à la crise financière, a des répercussions dramatiques.

Une source haut placée à Washington nous a évoqué des divisions au sein de la Maison Blanche sur la stratégie à adopter pour la réforme de la santé (et en réalité, les divisions portent sur tout un ensemble de sujets). Les conseillers économiques du Président – Larry Summers, Tim Geithner, Peter Orszag –, pilotés depuis Londres, sont engagés dans une politique féroce d’austérité afin de garantir aux créanciers étrangers que le déficit public sera réduit, malgré les milliers de milliards de dollars alloués au renflouement des banques et malgré la guerre en Irak et en Afghanistan. Ils ne peuvent donc pas se permettre d’abandonner leur projet de « réforme » de la santé et exigent qu’Obama pousse de l’avant la mise en place d’un conseil d’experts indépendant, qui, comme le programme T-4 d’Hitler, décidera de qui sera soigné et qui ne le sera pas.

Mais d’autres à la Maison Blanche, notamment le conseiller spécial du président, David Axelrod, se soucient d’avantage de l’effondrement de la popularité d’Obama. Pour eux, l’enjeu est de sauver à tout prix la présidence d’une destruction certaine. Ils cherchent à sortir de ce capharnaüm et sont prêts à abandonner l’essentiel du contenu de la réforme voulue par Wall Street et Londres pour ne remporter qu’une simple victoire d’estime.

Entre ces deux factions, on trouve le chef de cabinet du président, Rahm Emanuel, qui propose de résoudre leurs différents en forçant tous les élus démocrates du Congrès à se plier à la volonté de la Maison Blanche pour faire passer un texte où figurerait le T-4. C’est peut-être bien l’option la plus folle des trois, mais c’est celle qui se prépare avec le discours du Président devant les deux chambres, le 9 septembre.

Personne ne sait pour l’instant ce qui sortira de ce conflit, mais ce qui est sûr est que la scission au sein de la Maison Blanche est très profonde et qu’il y a un différent très net entre ceux qui veulent sauver la présidence et ceux qui veulent une dictature pour pouvoir appliquer un programme radical d’austérité. Les analystes politiques ont raison : si dans son discours du 9 septembre Obama part bille en tête avec sa proposition de conseil d’experts indépendant (projet IMAC) pour dicter la politique de soins (ce qu’il a fait jusqu’ici) et veut faire passer l’ensemble de sa « réforme », il devra faire face à une révolte encore plus grande. Dans le même temps, on le presse de donner son aval pour accroître les fonds et les effectifs militaires en Afghanistan, ce qui est en complète opposition avec la volonté populaire.

L’alternative LaRouche

Toutefois, Obama a aussi une possibilité pour sortir de ce carcan. Dans sa déclaration du 27 août, Lyndon LaRouche s’est engagé à le protéger « si le Président lui-même, profondément affecté émotionnellement, accepte de coopérer avec des conseillers compétents, ce qui équivaudrait, comme je le propose, à le placer, dans la mesure du raisonnable, sous un « contrôle parental » destiné à le protéger de ses propres expressions impulsives caractéristiques d’une capacité de jugement grandement affaiblie dans l’exercice de ses fonctions. »

Certaines mesures devront alors être prises immédiatement, a-t-il dit, dont l’éviction des Summers et des Orszag ; la mise en place d’une nouvelle Commission Pecora et de mesures pour fermer la Réserve fédérale et la remplacer par une banque nationale hamiltonienne ; l’établissement d’une alliance avec la Russie, la Chine et l’Inde pour un système international de crédit à taux de change fixe et l’annulation des renflouements bancaires via des procédures de mise en banqueroute organisée.


Vidéo : Conférence internet de Lyndon LaRouche du 8 septembre


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Vos commentaires

  • Le 10 septembre 2009 à 10:51
    par Lino

    N’importe quoi...

    [bleu]MODERATION : Merci ! C’est très instructif ! Mais la prochaine fois, donnez des arguments SVP, faute de quoi ceux qui se trompent resteront dans l’erreur.[/bleu]

    Répondre à ce message

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