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Obama défend le Mexique contre les cartels de la drogue

La rédaction
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2 mars 2009 (LPAC) — Lors d’une conférence de presse, le 25 février, le ministre de la Justice américain, Eric Holder, annonça qu’une cellule spéciale, placée sous la direction de la Drug Enforcement Administration (DEA), vient de procéder, en collaboration avec ses homologues mexicains et canadiens, à plusieurs raids simultanés contre le cartel mexicain de narcotrafiquants Sinaloa, organisation bien implantée en Californie, au Minnesota et dans le Maryland. C’est le fruit d’une longue enquête, baptisée « Opération Xcellerator ». A ce jour, elle a permis l’arrestation de plus de 750 personnes dans plus de 100 villes des Etats-Unis, ainsi que la confiscation de grosses quantités de cocaïne, marijuana, amphétamines, ecstasy ainsi que de quelque 59 millions de dollars en petites coupures.

Lyndon LaRouche s’est félicité de cette opération, car elle en appelle d’autres permettant de mettre un terme à ce fléau. Chaque opération apportera de nouvelles informations, expliqua-t-il.

On estime que 90% de la drogue entrant aux Etats-Unis transite par le Mexique, pays que l’on doit aider à rétablir sa souveraineté. Frapper fort contre ce trafic portera également un coup fatal aux forces impériales d’inspiration britannique, qui situent leur action dans la continuité des guerres de l’opium, menée cette fois-ci non pas contre la Chine, mais contre les Etats-Unis.

Pour Holder, c’est « l’opération la plus vaste et la plus dévastatrice qui ait jamais frappé le cartel de Sinaloa », ajoutant que « ces cartels n’opèrent pas simplement au Mexique. L’étendue de leur action est beaucoup plus vaste. »

Quant à Michele Leonhart, la chef de la DEA, elle estime que « l’étendue de ces réseaux implique de devoir resserrer notre collaboration aux niveaux local et international, ce que nous avons fait. Opération Xcellerator est un exemple de l’extraordinaire niveau de coopération qui existe désormais entre les services américains et nos partenaires à l’étranger. »

Elle ajouta : « Soyez sûrs qu’alors que cette opération contre le cartel de Sinaloa et ses réseaux est la plus importante que la DEA ait menée, ce ne sera pas la dernière. » Leonhart précisa que la valeur marchande de la drogue saisie représente près d’un milliard de dollars.

Cette annonce intervint moins de vingt-quatre heures après que Holder eut accueilli à Washington son homologue mexicain, le ministre de la Justice Medina Mora, qui déclara que le gouvernement américain partageait le « sens d’urgence » avec lequel le gouvernement mexicain se battait chez lui contre les cartels. « Nous savons que nous avons un problème commun nécessitant des responsabilités et des actions partagées », affirma Mora, ajoutant que pour le Mexique, couper les approvisionnements en armes et en argent liquide en provenance des Etats-Unis est une priorité.

Pour Washington, ce problème est devenu un enjeu de sécurité nationale. Les épouvantables violences, prises d’otage, actes de torture et meurtres rituels liées au trafic de drogue se multiplient chaque jour des deux côtés de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. Selon la presse mexicaine, on estime que 60% des prisons municipales du pays sont dirigées par des individus liés aux cartels. Au moins quatre-vingts maires des quatre Etats du Nord du Mexique admettent que les cartels leur ont demandé des sommes colossales d’argent, menaçant de décapiter des membres de leur famille. Dans l’Etat de Chihuahua, qui est presque entièrement sous contrôle des cartels, le commissaire de police de Ciudad Juarez a démissionné après que les narcotrafiquants ont menacé d’exécuter un officier de police toutes les 48 heures, tant qu’il resterait en fonction. Le lendemain, des banderoles apparurent dans la ville, félicitant le maire d’avoir accepté cette démission, mais menaçant de le décapiter lui et sa famille, y compris ceux vivant de l’autre côté de la frontière, à El Paso, au Texas, s’il continuait à soutenir les autres officiers de police.

Il y a quelques mois, un rapport du ministère américain de la Justice avait averti que « les organisations de trafic de drogue (DTO) mexicaines représentent la plus grande menace du crime organisé contre les Etats-Unis. L’influence des DTO mexicaines sur le trafic de drogue au sein des Etats-Unis n’a pas d’égal », puisqu’elles contrôlent « la distribution de la drogue dans la plupart des villes américaines » – deux cent trente, pour être précis.

En décembre 2008, l’ancien chef de la lutte anti-drogue américain sous Clinton, le général Barry McCaffrey, avait fortement mis en cause l’énorme responsabilité des Etats-Unis sous le gouvernement Bush, dans la situation actuelle. En effet, 90% des armes des cartels proviennent des Etats-Unis. « Le taux de confiscation de grenades, PGS et AK-47 par les forces de l’ordre mexicaines atteint le niveau des saisies dignes des champs de bataille lors d’une guerre. On comprend très mal l’indifférence apparente et l’incompétence des autorités américaines au niveau fédéral et des Etats, à l’égard d’une menace inhumaine à la sécurité nationale d’un Etat démocratique voisin. Si nous, les Etats-Unis, étions les victimes, nous considérerions cela comme un acte de guerre », concluait-il.

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