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Obama et General Motors mettent le couteau sous la gorge des ouvriers

La rédaction
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21 juillet 2010 (Nouvelle Solidarité) – Lors d’un référendum interne, organisé à l’initiative des syndicats CFDT, FO et CFTC, 70 % des 1150 salariés de General Motors Strasbourg ont approuvé lundi le plan qui prévoit une reprise de leur usine par la nouvelle structure du groupe.

General Motors, renfloué avec l’argent du contribuable américain, mis sous perfusion par Barack Obama (tiens, le revoilà) et détenu à 60% par l’Etat fédéral américain, a mis le couteau sous la gorge des employés, en faisant savoir qu’il envisageait de confier les nouvelles commandes de boites de vitesse automatique à une autre usine du groupe, au Mexique, où forcément le coût de la main d’œuvre est largement inférieur à celui en France. « Heureusement qu’ils ne nous ont pas comparés à des entreprises chinoises sinon ils auraient demandé des efforts encore plus importants », plaisantait un cadre cité dans Le Monde.

En échange d’un gel des salaires sur deux ans, d’une absence d’intéressement jusqu’en 2013 et d’une renonciation à 6 des 16 jours de RTT actuels, afin de réduire de 10% les coûts de main-d’œuvre, le producteur automobile promet de ne pas réduire les effectifs et un carnet de commande étoffé jusqu’en 2014. Le choix se résumait, selon l’Humanité, à « travailler plus pour gagner pareil et préserver son emploi, en somme ».

L’astuce horrible du « chantage à la délocalisation » n’est pas neuve et rappelle, sans être tout à fait comparable, la façon atroce avec laquelle les nazis géraient le ghetto de Varsovie. Au lieu de s’attaquer directement à un groupe solidaire et soudé, on lui présente un choix cornélien : renoncez « librement » à une partie de vos libertés, ou subissez nos foudres fatales !

Puisque ce scrutin est dépourvu de toute base légale, il appartient désormais aux syndicats d’exprimer leur position. Si les syndicats à l’initiative du référendum sont favorables aux conditions dictées par GM, Roland Robert, secrétaire de la CGT, indiquait hier matin que son organisation ne signera pas l’accord. Pour lui, « Le rôle d’une organisation syndicale n’est pas de négocier des reculs sociaux ».

Cette situation rappelle d’abord d’une façon brutale que sans une mise en faillite ordonnée, selon les critères d’un « Glass-Steagall global », du système financier actuel, toute solution à l’intérieur du système actuel se condamne à être un horrible jeu de massacre. Il est donc urgent que les syndicats intègrent la perspective programmatique d’un global Glass-Steagall à leur combat.

Ensuite, Quid de la reconversion ? Solidarité & Progrès, depuis des mois, en redéfinissant des priorités claires d’une véritable politique industrielle (espace, infrastructures fluviales, transport de masse, appareillage médical, etc.) a fourni des plans concrets permettant la reconversion industrielle du secteur automobile vers des productions essentielles. C’est cette reconversion que nous avons défendue lors de notre campagne électorale en Bretagne et lors de nos interventions en défense du site de GM menacé à Anvers, celui d’Opel.



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