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Obama fait obstruction aux investigations contre Wall Street

La rédaction
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31 août 2011 (Nouvelle Solidarité) – Sous le régime de Barack Obama, la Maison-Blanche s’est à nouveau démenée pour protéger Bank of America et les autres « cinq grandes » banques de Wall Street contre des enquêtes pénales du ministre de la Justice de l’Etat de New-York Eric Schneiderman, relatives aux fraudes aux hypothèques et aux titres toxiques. Pour Bank of America, qui est déjà quasiment en faillite, il s’agissait là du dernier sauvetage. Le 24 août, Schneiderman, sous les pressions d’Obama, a été évincé de l’organisme exécutif du ministère de la justice de l’Etat, qui avait en charge, depuis septembre 2010, les enquêtes et pourparlers avec lesdites banques.

Depuis un an, des employés de banques scrupuleux ont commencé, pour la première fois, à admettre que lors de la titrisation de millions d’hypothèques pour Wall Street, les signatures des documents réglementant les formalités pour l’octroie d’hypothèques, la vente de crédit d’hypothèques et l’immobilier, avaient été systématiquement contrefaites. En d’autres termes : une phénoménale fraude à l’immobilier. Suite à cela, des enquêtes exhaustives ont commencé et les ministres de la Justice de plusieurs Etats, le ministère de la Justice des Etats-Unis et la Réserve fédérale ont négocié avec les banques pour le paiement d’indemnités aux clients lésés. Pour l’instant, il semblerait qu’un grand nombre de banques payent une somme totale relativement minime de 20 milliards de dollars, en contrepartie de quoi les poursuites de Schneiderman et d’autres autorités seraient arrêtées.

Schneiderman ne requiert aux ministères de la Justice concernés que de possibles poursuites pénales contre des fraudes à l’hypothèque. Trois autres « soutiennent » ses investigations, mais il n’a encore assigné et menacé de poursuites que Citibank, Bank of America, JP Morgan Chase, Wells Fargo et Ally Bank. En plus de ces « cinq grandes », il y a, au centre de cette fraude massive, Deutsche Bank, deux grandes banques suisses et les énormes machines à tuer (pardon, à spéculer) Goldman Sachs et Morgan Stanley. Schneiderman ne s’occupait pas seulement de cette énorme fraude publique à l’hypothèque, mais également de la fraude massive à la titrisation – le commerce criminel de titres couverts par des hypothèques, qui touchaient à leur fin en 2007-2008 et qui ont « carbonisé » plusieurs milliards de dollars dans le système financier mondial.

A la mi-août, Obama est passé à l’offensive pour protéger les banques, et s’est directement attaqué à Schneiderman. Il a mis sous pression le ministre via une représentante de la Réserve fédérale, son ministre du logement Sean Donovan et plusieurs politiciens et banquiers New-Yorkais. Ils exigeaient de Schneiderman de ne plus s’immiscer dans l’« union » que forment les cinq grosses banques, et de laisser tomber les poursuites. L’employée de la Fed Kathryn Wylde a été aperçue en train de s’entretenir avec Schneiderman lors de funérailles et la reporter du New York Times Gretchen Morgenson a dévoilé le 21 août, qu’Obama était personnellement impliqué dans la pression exercée sur Schneiderman. Obama est clairement du côté de Bank of America et de Wall Street.

Il est ressorti de commentaires publiés dans le New York Times et d’autres médias New-Yorkais, que Schneiderman fait face à la pression, mais dès le lendemain, les enquêtes lui ont été retirées par le président du groupe ministériel, Thomas Miller, de l’Iowa, car il «  faisait obstruction  » et «  s’immisçait  » dans l’union souhaitée par Obama et Wall Street.

Beau Biden, fils du vice-président américain et ministre de la Justice du Delaware, qui est encore membre du groupe, a directement défendu Schneiderman : «  Les événements qui ont mené à la crise hypothécaire doivent faire l’objet d’une investigation, y compris les pratiques entourant l’octroie de crédits et la titrisation, avant qu’une quelconque immunité ne soit garantie. Le peuple américain mérite une investigation.  »

Il est à remarquer que Schneiderman avait contesté juridiquement en juillet une union négociée entre Bank of New York Mellon, soit-disant au nom d’investisseurs lésés, et Bank of America. Bank of America devrait payer 8 milliards de dollars pour des pertes issues d’activités commerciales frauduleuses impliquant des titres hypothécaires, mais les investisseurs eux-mêmes sont contre cette union et veulent que la banque rachète pour 35 milliards de dollars les titres ayant entre-temps perdu toute valeur. C’est cette dernière action de Schneiderman, dans le contexte de la situation financière très douteuse de Bank of America, qui a déclenché l’attaque de la Maison-Blanche.

Non seulement la liste des violations du droit par Barack Obama s’allonge et mérite destitution, mais il n’y a qu’une seule solution pour régler une bonne fois pour toute les comptes de Wall Street : une mise en liquidation judiciaire via la procédure Glass-Steagall. Comme l’a souligné Lyndon LaRouche, ces deux actions sont impératives et indissociables si l’on veut se donner les moyens d’inverser le cours de l’effondrement du système international.

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