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Obama, l’euthanasie et la Couronne britannique

La rédaction
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Par Antony Chaitkin, Executive Intelligence Review

Quand, en 2007, le système financier mondial a commencé à vaciller, les dirigeants impériaux britanniques ont décidé de couper d’une façon drastique le financement des services publics. Il s’agissait en particulier de réduire les dépenses de santé qui, par le vieillissement de la population et les nouvelles technologies médicales, ne pouvaient qu’augmenter. L’argent ainsi « économisé » était supposé dégager les marges de manoeuvre budgétaires indispensables pour poursuivre les renflouements bancaires de l’axe Londres-Wall Street.

Comme l’a dénoncé récemment un groupe de médecins dans une lettre au Daily Telegraph, c’est en généralisant l’euthanasie, sous couvert « d’éviter toute surmédicalisation des fins de vie », que cette politique fut réalisée.

C’est à partir de 2003, sous le gouvernement de Tony Blair, que l’hospice Marie Curie de Liverpool où l’on traite les cancers en phase terminale, deviendra le centre-pilote chargé d’expérimenter ces nouvelles directives sous le titre du Liverpool Care Pathway (LCP). Ce « traitement » permet, sur simple décision d’un médecin, d’endormir les patients et d’interrompre les soins, l’alimentation et l’hydratation quand on estime que « cela n’en vaut plus la peine ».

Réservé initialement aux malades souffrant de maladies incurables, le LCP, désormais recommandé par le haut conseil de la santé (NICE), peut s’appliquer à tout malade en Angleterre.

Selon une étude du Dr. Clive Seale, un gérontologue réputé de la prestigieuse faculté de la Barts and the London Medical School of Medecine and Dentistry, rien que l’an dernier, le LCP est a l’origine d’environ un décès sur six en Grande Bretagne !

Il faut noter ici que vers 2000, le Prince Charles « a accepté » de présider cet hospice. La famille royale joue un rôle important dans le système de santé britannique via le King’s Fund que le Prince Charles préside depuis 1986 et dont la Reine Elisabeth II est une grande bienfaitrice.

La création du King’s Fund remonte à la fin du XIXe siècle, sous l’impulsion du Prince de Galles, futur Edward VII. Il devint en 1907 le King Edward’s Hospital Fund for London. Il s’agissait du centre stratégique de la famille royale pour réformer la santé, conformément aux innovations de l’Empire de l’époque, c’est-à-dire la théorie de l’eugénisme ou de la purification de la race.

Depuis que le King’s Fund et l’hospice Marie Curie ont fusionné en 2008, la politique d’euthanasie s’est accélérée en Angleterre. C’est le directeur du développement et de la politique du King’s Fund, Steve Dewar, qui dirige simultanément les deux entités pour « développer la contribution des deux organisations à la plus ample amélioration des services de fin de vie au Royaume-Uni ». En juillet 2008, le NHS publia sa Stratégie des soins en fin de vie, élaborée par une unité spécialement dédiée au nouveau programme d’euthanasie.

Comme on pouvait s’en douter, les vautours de la finance participent à la fête. Le directeur en chef de l’hospice Marie Curie, Tom Hughes-Hallett, a passé 22 ans de sa vie comme banquier à la City de Londres. Senior Associate du King’s Fund, il préside le « Conseil consultatif de la mise en œuvre externe » pour la Stratégie des soins de fin de vie à l’échelle nationale.

Dans l’avant-propos d’un rapport publié par le NHS en juillet 2009, il écrit : « Nous essayons de changer la façon dont ce pays pense et répond à l’idée de la mort. Nous essayons de changer la façon dont les professions des soins médicaux et sociaux pensent et répondent à la mort. Nous essayons de changer la façon dont les services de soins de fin de vie sont administrés. »

Cependant, en tant que financier de la City de Londres (chez J. Henry Schroeder et plus tard chez Robert Fleming Securities), Hughes-Hallett a écrit davantage sur l’urgence de mettre ce programme en place à grande échelle, dès maintenant : « Une chose qui a changé rapidement, et sans qu’on s’y attende, c’est le climat financier. Pour cette année et la prochaine, le NHS a de l’argent frais pour mettre en œuvre cette stratégie. Après cela, les choses deviennent beaucoup plus incertaines… »

Dans leur Rapport stratégique, la rubrique consacrée aux soins de fin de vie commence par : « Etape 1 : identifier les gens qui s’approchent de la fin de leur vie » ; continue avec : « Etape 5 : les derniers jours de vie », où le LCP est présenté comme le moyen d’en finir. Après cela vient la sixième étape : « Les soins post-mortem », ou que faire des corps et des survivants ; des méthodes y sont alors proposées pour trafiquer les certificats de décès en indiquant des causes naturelles plutôt qu’un homicide – exactement ce qui était fait sous le programme T-4 de Hitler.

Un audit du cabinet de conseil McKinsey commandé par le NHS, appelant à économiser 32 milliards de dollars par an dans la santé, a été fuité à la presse la semaine dernière. L’économiste en chef du King’s Fund, John Appleby, cité dans le Times du 9 septembre 2009, a répondu que ces économies doivent être réalisées en trouvant « des moyens de contrer la croissance des coûts de la santé due à une population vieillissante, à de nouveaux traitements médicaux onéreux et à des exigences croissantes chez les patients ». Le directeur en chef du King’s Fund, Niall Dickson, a précisé que plutôt que de faire plus avec moins de ressources, « faire moins avec moins de ressources est un scénario plus réaliste ».

Le programme royal d’euthanasie a été introduit comme un projet-pilote en 2003-2004 par Simon Stevens, principal conseiller en matière de santé de Tony Blair entre 2001 à 2004. En 2007, Stevens s’est rendu aux Etats-Unis pour y promouvoir cette politique. Stevens est devenu vice-président de la firme United Health, un des géants de l’assurance santé privée siégeant dans le Minnesota et qui exerce aux Etats-Unis et en Grande Bretagne. Le travail officiel de Stevens est de conseiller tous les assureurs santé privés pour les rassembler derrière la nouvelle réforme de santé d’Obama. Conservant son poste d’administrateur du King’s Fund pour le compte du Prince Charles à Londres, Simon Stevens assure le lien entre le Président Obama et l’axe Londres-Wall Street, afin de mettre en œuvre la stratégie urgente de l’oligarchie financière pour faire face à l’effondrement du système.


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