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Obama ravive les opérations sales du FBI contre les élus noirs

La rédaction
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3 août 2010 (Nouvelle Solidarité) – Alors qu’une chasse aux élus afro-américains rebelles à Wall Street et la Maison Blanche est ouverte, le démocrate rooseveltien Lyndon LaRouche a lancé un appel aux citoyens américains : « Tous les patriotes qui se souviennent de la lutte pour les Droits civiques doivent se réunir derrière les députés Charles Rangel et Maxine Waters. L’opération menée contre eux, via l’inconstitutionnelle Commission éthique indépendante, est une insulte envers tous ceux qui ont combattu pour les Droits civiques. Lutter contre cette offensive c’est lutter contre l’héritage de l’esclavage. »

Créé sous George Bush fils par la présidente démocrate de la Chambre des députés Nancy Pelosi, le Bureau de l’éthique congressiste (OCE) sert de devanture aux attaques perpétrées par la Maison Blanche contre les élus afro-américains non-alignés. En 2009, il a ouvert 12 procédures dont huit à l’encontre de députés du groupe des élus noirs (Black Caucus). Parmi ces huit élus, cinq ont eu le tort de soutenir la candidature présidentielle d’Hillary Clinton. Si 9 des 12 procédures se sont soldées par des arrangements, les trois restant en cours concernent des députés afro-américains ayant soutenu Clinton contre Obama : Charlie Rangel, Maxine Waters et Laura Richardson.

Plusieurs observateurs ont souligné le caractère anticonstitutionnel de cette commission. D’abord, ses membres ne sont ni élus, ni des élus, et ils sont nommés directement par la présidente de la Chambre et son homologue de l’opposition. L’OCE n’a donc aucun statut juridique légal qui lui permette de procéder à des enquêtes. Le député démocrate Neil Abercrombie avait souligné en 2008 que la loi établissant l’OCE ne faisait aucune mention de l’origine et de la forme des plaintes qui y serait déposées, laissant la porte ouverte à la délation et aux procès politiques. La député Marcia Fudge et 19 de ses collègues du Black Caucus viennent d’introduire une résolution pour mettre un terme aux exactions de l’OCE. Dans une déclaration du 3 juin, Fudge a déclaré : « l’OCE joue le rôle d’accusateur, de juge et de jury. Ce n’est pas comme cela que fonctionne le système judiciaire américain, et cela ne doit pas être le cas au sein du Congrès non plus. » Fudge a également stigmatisé l’absence de tout standard de preuves dans les procédures d’enquête de l’OCE, ainsi que la publication prématurée de ses rapports, avant tout examen contradictoire.

Dans une interview avec CBS vendredi dernier, Barack Obama a ouvertement pris la tête de la menée anti-Rangel, lui assénant un véritable coup de poignard dans le dos : « Il est en poste depuis longtemps et a très bien servi ses concitoyens, mais ces allégations sont très troublantes. Il arrive en fin de carrière. Il a 80 ans. Je suis sûr qu’il veut pouvoir finir sa carrière dans la dignité. Et j’espère que c’est ce qui arrivera. » Dans sa dernière édition, le magazine Christian Science Monitor a expliqué qu’après avoir vu huit de leurs confrères attaqués par l’OCE, « les membres du Black Caucus se sont plaints des motivations raciales derrière ces enquêtes. »

Pour être comprise, cette chasse aux élus noirs doit être vue dans la continuité de l’opération « Frühmenschen » lancée dès la fin des années 1950 par le FBI de J. Edgar Hoover contre des centaines d’élus noirs jugés indignes de postes à responsabilité. [*] Mais cette fois-ci, c’est avec le concours de Barack Obama et de Nancy Pelosi. Parmi les membres de l’OCE, dont les sources pourraient être les dossiers du FBI, l’on trouve : Porter Goss (co-président), barbouze de profession et ancien directeur de la CIA sous l’ère Bush-Cheney, et Abner Mikva, un magistrat de l’Illinois et parrain de la carrière d’Obama lorsque celui-ci était encore étudiant à l’Université de Chicago. Selon certaines sources américaines, il y aurait un deal entre le « gang de Chicago » à la Maison Blanche et le FBI : l’administration Obama a sauvegardé et même accru les pouvoirs extraordinaires de surveillance obtenus par le FBI après les attentats du 11 septembre, en échange de quoi le service de renseignement intérieur américain délivrerait ses dossiers contre les élus figurant sur la liste noire d’Obama.

Pour conclure, notons toutefois que cette affaire va au-delà du simple racisme. Le véritable motif d’Obama est d’évincer tous les élus noirs qui ne lui sont pas inféodés et qui remettent en question sa politique de compromis avec Wall Street. Après l’affaire Shirley Sherrod et sa réforme discriminatoire de l’éducation, Barack Obama est en train de se mettre à dos la dernière partie du peuple américain qui le soutenait encore. En s’enfermant dans cette logique folle, Obama créé les conditions de son propre départ. C’est en tous cas devenu une nécessité.


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[*Sous la direction de J. Edgar Hoover (directeur du FBI de 1921 à 1972), le FBI et le ministère de la Justice lancent dès la fin des années 1950 (face à la montée en puissance du mouvement des Droits civiques de Martin Luther King) des centaines d’opérations de pots-de-vin visant de façon totalement illégale des élus et des responsables issus des minorités ethniques. Entre eux, les agents du FBI parlent de l’« Operation Frühmenschen » (ou « Opération Homme Primitif »). C’est le 27 janvier 1988 que cette stratégie raciste est publiquement dénoncée pour la première fois par Mervyn Dymally, un député démocrate de Californie. Alors président du groupe des afro-américains à la Chambre, (Black Caucus), il fait insérer dans le Journal officiel du Congrès une déclaration sous serment, déposée devant une Cour fédérale d’Atlanta par l’ancien agent spécial du FBI Hirsch Friedman. En voici un extrait : « Cette politique consistait à lancer des enquêtes routinières sans motifs apparents contre d’importants représentants noirs, élus ou nommés à leur poste, dans de grandes zones métropolitaines des Etats-Unis. Au cours de conversations avec des agents spéciaux du FBI, j’appris que cette politique reposait sur l’hypothèse selon laquelle les responsables noirs étaient intellectuellement et socialement incapables d’assumer des postes à responsabilité au sein d’organisations et d’institutions gouvernementales. »

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