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Obama refuse la proposition de Paul Volcker pour un nouveau Glass Steagall

La rédaction
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23 octobre 2009 (Nouvelle Solidarité) – Ce n’est pas la première fois que l’ancien président de la Réserve fédérale Paul Volcker évoque la nécessité de revenir à une régulation rigoureuse des banques selon les critères de la Loi Glass Steagall, afin d’éviter toute nouvelle catastrophe bancaire.

A l’opposé du modèle de « banque universelle », cette loi, imposée en 1933 par Franklin Delano Roosevelt, établit une incompatibilité totale entre les métiers de banque de dépôts (commercial banking), les compagnies d’assurance et les banques d’affaires (investment banking).

Elle interdit notamment à toute banque de dépôts de posséder une banque d’affaires ou d’acheter, de vendre ou de souscrire à des titres financiers, domaine exclusif des banques d’affaires. A l’inverse, il est interdit aux banques d’affaires d’accepter les dépôts de simples clients. En bref, si les banques veulent spéculer avec de l’argent, il faut que ce soit réellement le leur et non celui du citoyen déposant son argent dans la banque.

Dans un article intitulé « Volcker échoue à vendre sa stratégie bancaire », le New York Times du 20 octobre rapporte que « Volcker veut interdire aux banques la détention et la vente de titres risqués, pratique qui, en 2008, a conduit les plus grandes à d’énormes difficultés. Et l’Administration Obama répond "Non, nous ne séparerons pas l’activité des banques commerciales de celle des banques d’affaires" ».

Le quotidien new-yorkais ajoute qu’« avec Volcker, M. Obama possède un conseiller qui apparaît comme quelque peu en marge de Wall Street, et critique à son égard. (…) tandis que Tim Geithner, le secrétaire au Trésor, et Larry Summers à la tête du National Economic Council apparaissent, à tort ou à raison, comme ayant plus de sympathie pour les préoccupations des banques d’affaires ».

Le journal cite ensuite Volcker affirmant que « les banques sont là pour servir le public et c’est sur cela qu’elles devraient se concentrer. Les autres activités créent des conflits d’intérêts. Elles créent des risques et si vous essayez de réguler les risques cela ne fait que produire des frictions et des difficultés ».

L’article rapporte ensuite que pour Volker, le moment est venu de découper les géants : Goldman Sachs ne devrait pas rester une holding bancaire. Pour imposer ce changement, le Congrès devrait voter une version moderne de la Loi Glass-Steagall de 1933. Parlant de ses détracteurs, Volcker dit : « les gens m’accusent d’être vieux-jeu et disent qu’on ne peut plus séparer les banques de leurs activités non bancaires. Cet argument nous a conduit dans le pétrin dans lequel nous sommes ».

La journaliste Allison Kilkenny, dans le Huffington Post du 21 octobre, rebondit sur le même sujet dans un article intitulé : « L’Administation Obama résolue à s’enfoncer dans une nouvelle dépression ».

A partir de l’article du New York Times, elle constate qu’Obama est déterminé à poursuivre l’éradication de l’héritage du New Deal. Alors que le Times s’interroge sur la complaisance de Summers et Geithner envers « les préoccupations des banques d’investissements », Kilkenny y va sans détour : « Pas besoin d’écraser des orteils, n’est-ce pas Larry ? Qui croirait une seconde que l’homme qui se fait rémunérer des sommes fabuleuses par des institutions financières tel que JP Morgan, Citigroup, Goldman Sachs (135 000 dollars le 16 avril) ou encore Merrill Lynch (45 000 dollars le 12 novembre 2008) pour ses prises de parole publiques, puisse être le fer de lance d’une campagne pour la régulation du secteur bancaire ? ».

« Les relations incestueuses entre Larry Summers et Tim Geithner sont de notoriété publique », écrit elle, « ce qui me met en colère, c’est qu’ils tentent de réduire à néant l’évaluation de Paul Volcker pour qui seul un nouveau Glass-Steagall peut éviter une nouvelle catastrophe économique »


Articles :
Jacques Cheminade : Franklin Delano Roosevelt, ou comment gagner la bataille contre Wall Street et l’impérialisme britannique

La Loi Glass-Steagall : comment FDR remit les banquiers à leur place


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