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Obama va-t-il interpréter le script britannique de la guerre en Syrie ?

La rédaction
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30 décembre 2011 (Nouvelle Solidarité) – Selon The Cable, le blog du magazine Foreign Policy consacré à la machine diplomatique américaine, la présidence Obama vient de créer un comité restreint chargé d’examiner différentes options pour parvenir à un changement de régime en Syrie. D’après l’article de Josh Rogin, le grand débat n’est pas de savoir s’il faut interférer dans les affaires syriennes, mais plutôt de déterminer quand et comment.

La principale option présentée est un copié-collé de l’intervention de l’OTAN en Libye, c’est-à-dire l’établissement d’un couloir humanitaire qui nécessite la création d’une zone d’exclusion aérienne. Or cette dernière ne peut être réalisée sans une offensive militaire neutralisant les systèmes de défense et la chaîne de commandement syriens. Pour cela, rapporte Rogin, le Conseil national syrien (CNS) – dont certains responsables américains craignent qu’il n’ait pas de véritable soutien à l’intérieur du pays – a publié un plan intitulé Une zone de sûreté pour la Syrie par l’intermédiaire de Ausama Monajed, un membre du CNS abrité par le MI6 et le Project Democracy américain. Ce plan, présenté sous le sceau du Strategic Research and Communication Center de Londres présidé par Monajed, n’est en réalité qu’un copié-collé du scénario d’intervention militaire anglo-américaine publié quelques jours auparavant par la Henry Jackson Society (HJS). Ce script pour un changement de régime a été rédigé par Michael Weiss, directeur de la HJS, un think-tank londonien où l’on retrouve la fine fleur des néo-conservateurs américains et des services de renseignements britanniques. Aux côtés des tristement célèbres Richard Perle, James Woolsey, William Kristol et Josh Muravchik (et du prochain ambassadeur américain en Russie choisi par Obama, Michael McFaul !), l’on trouve le Marquis de Lothian, Conseil de la Reine et petit-fils d’un des leader de la faction britannique qui mit Hitler au pouvoir, et Sir Richard Dearlove, l’ancien chef du MI6 (1999-2004) nommé par Tony Blair.

De toute évidence, une attaque contre la Syrie servirait de détonateur à un conflit général en jetant l’une contre l’autre les deux premières puissances nucléaires que sont la Russie et les Etats-Unis. Pour stopper la guerre il faut prononcer et assumer la faillite de l’Empire financier de la City de Londres qui ne veut pas tomber seul.


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Vos commentaires

  • Le 30 décembre 2011 à 20:24
    par petite souris

    Toujours et toujours le même scénario...
    Ces anglo-américains pro-guerre n’ont donc aucune imagination !!!
    Leur leit-motiv : s’enrichir et pour cela tous les moyens sont bons.

    Exactement ce qu’il s’est passé en Lybie, où not’philosophàlachemisimmaculée est allé défendre les intérêts d’un commerce de bois d’un pays d’extrême asie qu’il a en commun avec le n° un ou deux des insurgés.................

    Répondre à ce message

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