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On reparle de Roosevelt aux Etats-Unis

La rédaction
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Après que la National Association of Manufacturers ait annoncé que le secteur industriel américain risquait de passer sous la « masse critique » et de disparaître à cause de la multiplication des fermetures d’usines et des licenciements, de nouveaux appels ont été lancés en faveur d’une politique économique inspirée de Franklin Roosevelt, à la suite de Lyndon LaRouche.

Témoignant le 5 juin devant la commission de la Science de la Chambre des représentants, le président de l’Association for Manufacturing Technology, Lawrence Rhoades, a recommandé que les Etats-Unis créent une « infrastructure » de technologie industrielle qui assurerait « à l’Amérique la capacité de bâtir son avenir ». Rappelant que l’activité industrielle d’une nation détermine son niveau de vie, Rhoades a annoncé que la consommation de machines-outils avait chuté de 63 % entre 1997 et 2002. Bien que les Etats-Unis se vantent d’avoir la « plus forte » économie du monde, ils ne sont qu’en cinquième position en matière d’investissement dans l’équipement industriel, dit-il.

Selon Rhoades, l’augmentation des achats de biens d’équipement ne suffirait pas pour remédier à ce problème, la nation « doit trouver de nouvelles méthodes, de nouvelles approches, de nouvelles technologies » industrielles. « Les Etats-Unis ont besoin d’un programme national coordonné », suffisamment ambitieux pour développer une « infrastructure de technologie industrielle » offrant une réponse « rationnelle et appropriée » aux pertes massives d’emplois industriels et à la chute des exportations et des recettes fiscales.

Par ailleurs, réduire les impôts pour encourager l’investissement ne résout pas le problème. C’est pourquoi il appelle à « lancer une offensive nationale » pour bâtir cette « infrastructure », faisant remarquer, à juste titre, que « le secteur privé ne peut pas bâtir seul l’infrastructure de technologie industrielle - pas plus qu’il ne peut bâtir des routes ou des écoles ». Il propose notamment de concentrer l’investissement dans les secteurs suivants :

  • les industries qui innovent et les centres de recherche, en particulier ceux qui travaillent dans des « sciences nouvelles ».
  • les sociétés de taille réduite qui créent des technologies pour l’industrie. Ces sociétés accélèrent l’application des « nouvelles sciences » à la création de « nouveaux outils » pour les usines américaines.
  • plus spécialement, les programmes de technologie industrielle en matière de défense ; le programme d’expansion des partenariats d’entreprises MEP du National Institute for Science and Technology (NIST), qui fournit une aide cruciale aux petites industries ; le programme de technologies de pointe ATP du même institut ; la création et l’expansion de consortiums ouverts dans la recherche et le développement. L’administration Bush prévoit de supprimer le financement des deux programmes MEP et ATP. Pour l’année fiscale 2004, le Congrès a, quant à lui, alloué des fonds pour le MEP mais pas pour l’ATP.

Au Sénat, le républicain du Missouri James Talent et son collègue démocrate de l’Oregon Ron Myden ont lancé une initiative bipartisane. Ils proposent un emprunt de 50 milliards de dollars destinés à des projets dans le domaine des transports, des ponts, des ports, des aéroports et des autoroutes. Le 14 juin, le Post Dispatch de Saint-Louis (Missouri) a publié un éditorial intitulé, « Le New Deal de M. Talent », dans lequel il se félicite des propositions du « républicain conservateur », présentées comme « un programme de travaux publics qui ressemble à ce qui a été conçu par Franklin Roosevelt dans les cent premiers jours de son mandat. (...) Les gouvernements des Etats manquent d’argent, et le financement des transports est vital pour le développement économique. » De son côté, le porte-parole de la Chambre de commerce américaine, Ed Mortimer, a recommandé que cette proposition soit « examinée attentivement » par le Congrès.

Dans les rangs démocrates, le candidat présidentiel Dennis Kucinich a été interpellé le 14 juin, lors d’une réunion organisée par le Muslim Public Affairs Council, par un militant du Mouvement des jeunes larouchistes au sujet de la crise économique. Tout en affirmant ne pas connaître les propositions de LaRouche, Kucinich a critiqué la politique fiscale de Bush (« on ne réduit pas les impôts dans un krach comme celui d’aujourd’hui »), avant d’ajouter : « Je pense que nous devons lancer un projet de reconstruction à la Roosevelt, avec des projets modelés sur la Works Projects Administration (WPA) de Roosevelt, des grands chantiers où nous pourrons créer des emplois. » La WPA était un programme de construction d’infrastructures lancé en 1935, financé par des fonds fédéraux, qui a ramené le plein-emploi. Ces propos reflètent clairement la dynamique lancée par la campagne de LaRouche en faveur d’une politique rooseveltienne.

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