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Onde de choc dans la politique allemande

La rédaction
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Le 14 août, le Neue Zuercher Zeitung observait que « la trêve allemande de l’été a pris fin plus rapidement et beaucoup plus brutalement que d’habitude. Un front protestataire à plusieurs voix s’est emparé du pays ; il a non seulement créé des turbulences dans le monde politique, mais il a ébranlé la société tout entière. » Cette évaluation de l’organe de la communauté bancaire suisse est parfaitement correcte.

Le 9 août, exactement quatre semaines après que la présidente du Büso Helga Zepp-LaRouche ait relancé les « manifestations du lundi » à Leipzig, quelque 50 000 personnes manifestaient en Allemagne de l’Est contre le plan de « réformes » du gouvernement Schroeder. Derrière ce programme « Hartz IV » se cache en fait un plan d’austérité draconienne. Ce jour-là à Leipzig, la cinquième manifestation de Büso était suivie par 500 personnes, tandis que 10 000 autres manifestants parcouraient la ville, avec des slogans tels que « Nous sommes le peuple, nous voulons des emplois » ou « A bas Hartz IV, donne-nous du boulot ». Les manifestants représentent un « mouvement de citoyens » et les rapports médiatiques faisant état du « contrôle et de l’influence d’extrémistes de droite et de gauche » dans les manifestations du lundi relèvent de la diffamation pure et simple.

Le chancelier Gerhard Schroeder a répondu instantanément à la situation, réunissant les chefs des partis de la coalition au pouvoir (socio-démocrates et Verts) avec ses ministres de l’Economie et des Finances. Lors de cette réunion d’urgence du 11 août, il fut décidé de procéder à certaines « modifications » de « Hartz IV », mais sans toucher aux principales mesures du plan. Schroeder a forcé son ministre de l’Economie Wolfgang Clement, partisan de la ligne dure, à annoncer ces « concessions » lors d’une conférence de presse, dans l’espoir d’apaiser la vague de protestations.

Mais les choses se sont déroulées tout autrement. Les principaux organisateurs des manifestations du lundi ont déclaré que les « concessions » étaient complètement inadéquates. Ils ont juré de continuer et d’étendre leur mouvement, jusqu’à ce que Hartz IV soit remplacé par une politique créatrice d’emplois. Le 12 août, 4000 protestataires manifestaient à Erfurt, en Thuringe, et pour le 16 août, aucune des manifestations prévues n’était annulée. De plus, le nombre de manifestations a plus que doublé, une quinzaine d’entre elles se déroulant en Allemagne de l’Ouest.

Le Büso et le LaRouche Youth Movement (LYM) ont présenté une plate-forme programmatique visant à transformer le mécontentement populaire en mouvement de citoyens pour une croissance économique réelle, des investissements dans l’infrastructure et la création d’emplois productifs.

Helga Zepp-LaRouche répond au FAZ

Au cours des trois dernières semaines, plus de 150 000 copies d’un tract du BüSo intitulé « En Saxe, l’économie doit démarrer » ont été distribués dans tout le Land.

Mme Helga Zepp-LaRouche y appelle à faire revivre les manifestations du lundi à Leipzig. Elle exige que le programme d’austérité dit « Hartz IV » soit abandonné et remplacé par une politique économique dans la tradition du New Deal de Franklin D. Roosevelt et de l’économiste allemand Wilhelm Lautenbach. Pour que l’Allemagne connaisse de nouveau le plein emploi, 200 milliards d’euros par an en crédits publics devront être attribués, notamment à travers le Kreditanstalt für Wiederaufbau, pour investir dans l’infrastructure et l’industrie afin de mettre en oeuvre le Pont terrestre eurasiatique.

Le lundi 9 août, 50 000 personnes ont participé à la manifestation, tandis que le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung du 11 août s’évertuait à minimiser les protestations de Leipzig, les qualifiant de « tactique électorale d’Helga Zepp-LaRouche ». Le FAZ s’inquiétait aussi de l’éventualité que les manifestations du lundi puissent encourager les politiciens à adopter une politique « d’intervention étatique » dans l’économie allemande, les amenant à tourner le dos au dogme selon lequel « l’Etat ne peut pas créer d’emplois ».

Le même jour, Mme Zepp-LaRouche répondait ainsi au FAZ : « Voilà précisément ce qui nous différencie des idéologues néo-libéraux. L’Etat peut créer le plein emploi. C’est ce que fit F.D. Roosevelt avec son New Deal dans les années 30 et c’est ainsi qu’il put mettre fin à la dépression aux Etats-Unis, alors que nous, en Allemagne, nous nous sommes montrés assez idiots pour passer de Brüning à Hitler... [Aujourd’hui] la structure financière mondiale se trouve sur le bord d’un crash systémique ; il ne s’agit pas de poudre aux yeux à des fins électorales mais de la réalité. Ce qui me préoccupe, c’est de mettre notre population à l’abri des grands désordres, avant qu’il ne soit trop tard, grâce à une politique économique différente. »

Quant au rôle du BüSo, Mme Zepp-LaRouche le situe ainsi : « Les partis politiques ont une responsabilité constitutionnelle. Rappelons-nous combien d’efforts a coûté la conquête du droit de vote à ceux qui combattaient pour les droits civiques aux côtés de Martin Luther King, et combien de personnes qui ne votent pas de nos jours abandonnent sans même y penser leur droit de vote. Pourquoi calomnier un parti qui fait campagne pour les élections parce qu’il croit avoir de meilleures idées ? N’est-ce pas là le cœur de la démocratie ? »

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