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Opération chaos : les DTS pour couler le dollar

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7 juillet 2009 (Nouvelle Solidarité) — Deux étapes ont été franchies dans la mise en œuvre de l’agenda du « G20 », arrêté à Londres le 1er avril dernier, après que le Président Obama eut souscrit à la ligne britannique, qui rapprochent le monde d’un rejet du dollar américain en tant que monnaie de réserve internationale. A plusieurs reprises, Lyndon LaRouche a mis en garde contre cette manœuvre, qu’il considère comme une folie du fait que la plupart des actifs économiques et commerciaux du monde sont libellés en dollars, tout en dénonçant virulemment la « faction du chaos » qui pousse cette option.

Ce mercredi 30 juin, pour la première fois de son histoire, le Fonds monétaire international a émis des bons, créant ainsi une monnaie échappant au contrôle des gouvernements. Ces bons, libellés en droits de tirages spéciaux (DTS), ont surtout été achetés par la CHINE, la RUSSIE, l’INDE et le BRESIL, la Chine en acquérant pour 50 milliards de dollars et les autres pour 10 milliards chacun. Les DTS, qui sont une forme de monnaie internationale remplaçant de facto le dollar américain, n’ont été utilisés jusqu’à présent que comme unité de compte. Lorsqu’un pays demandait des DTS, le prêt était libellé dans une monnaie nationale. Par exemple, si le pays voulait des dollars américains, son compte de DTS était débité et le compte de DTS des Etats-Unis crédité. Il en va de même pour d’autres monnaies nationales ou régionales, comme l’euro. Désormais, les DTS acquièrent une vie autonome. Le jour où la Chine ou tout autre pays acheteur de bons souhaitera les encaisser, il pourra choisir une monnaie autre que le dollar américain.

En même temps, ces bons créent un nouveau marché, c’est-à-dire qu’ils sont échangés ni plus ni moins comme des bons d’Etat souverain. Cela signifie qu’ils ont un prix et peuvent servir de base à des produits dérivés. Ils sont notés par les agences privées de notation (qui leur octroient, évidemment, une note supérieure à celle attribuée aux gouvernements) et peuvent donner lieu à l’émission de Credit Default Swaps en contrepartie. Cela donne à Londres la possibilité de manipuler le prix des DTS contre le dollar ou d’autres monnaies nationales. De facto, ceci contient le germe de la transformation d’un système basé sur le dollar en un système entièrement supranational.

Par ailleurs, la Banque des règlements internationaux (BRI) – qui fut dans les années 1930 le vecteur qui porta Hitler au pouvoir et que le Président Franklin Roosevelt tentait de fermer définitivement au moment de sa mort – a tenu son assemblée générale à Bâle du 28 au 30 juin. A cette occasion, des responsables des banques centrales de Chine, du Brésil, d’Argentine et des Philippines, ainsi que le dirigeant du Fonds monétaire arabe, ont parlé de monnaies de réserve alternatives, de « super-monnaies mondiales » et d’un commerce sans dollar. Selon la BRI, la Chine et le Brésil ont passé un accord prévoyant des échanges commerciaux indépendants du dollar.

Lors du sommet du G20 à Londres, le Président Obama a convenu avec les Britanniques d’accorder à la BRI des pouvoirs accrus par rapport aux autorités nationales, notamment par le biais du Conseil de stabilité financière (CSF), qui succède au Forum de stabilité financière. D’organe de conseil, la nouvelle institution devient un organe de régulation internationale autorisé à imposer aux banques centrales et aux gouvernements nationaux des « normes et des codes » concernant la régulation, les taux de change, les « risques », etc. Le CSF est dirigé par le gouverneur de la banque centrale italienne, Mario DRAGHI, un ancien de la banque d’investissement Goldman Sachs et l’un des principaux agents britanniques en Italie, à la tête notamment de ce que l’on appelle le « Parti du Britannia ».

Le secteur « paiements et règlements internationaux » est l’un de ceux dont la mise en œuvre a été confiée au CSF, lors du sommet du G20. Le nouveau comité de normes est dirigé par Lord Turner, de la British Financial Services Agency. Les acteurs qui se laissent tenter par une « sortie graduelle du dollar » croient peut-être en la sagesse des petits pas. Cependant, il se pourrait que celui-ci soit le dernier.

A lire : Keynes et le combat pour un nouveau Bretton Woods

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  • dra • 07/07/2009 - 21:52

    Bravo pour cette idée géniale !

    Mais les DTS ne sont qu’une copie de ce qu’il se passe en birmanie depuis l’arrivée au pouvoir de la junte militaire.

    Les équivalent dollars que les étrangers sont obligés d’acheter, d’avoir et de dépenser sont donc une excellente chose !!!!!!!!!!!!

    Quelle outrecuidance !
    Quelle ineptie !

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