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Ouzbékistan : les fantassins des néo-conservateurs américains

La rédaction
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Un coup d’œil jeté sur les principaux acteurs de la déstabilisation en Ouzbékistan fait clairement ressortir le rôle des néo-conservateurs de Washington et de Londres. Selon des sources russes et indiennes, au cœur des violences dans les villes d’Andizhan et de Karasuu, on trouve les gangs de la drogue qui font la loi dans la Vallée de la Fergana, une région recoupant l’Ouzbékistan, le Kirghizistan et le Tadjikistan. Pour le spéculateur international George Soros, la vallée de la Fergana est un des endroits stratégiques les plus importants du monde et sa propre Fondation y est très active.

Les gangs de la drogue agissent sous couvert de deux groupes « islamistes » : le Mouvement islamique d’Ouzbékistan (IMU) et le Hizb ut-Tahrir (HT). Si la violence est l’image de marque du premier, le second est présenté, au Royaume uni où se trouve son Q.G., comme un groupe pacifiste. Il a pourtant fourni à l’IMU la majorité des ses recrues.

Ce mouvement islamique d’Ouzbékistan est composé de militants purs et durs, fort bien entraînés, de différentes origines ethniques - ouzbèke, tdajik, kyrgize, kazakh, uighur et tchétchène, entre autres. Nombre de ses membres ont combattu l’Union soviétique en Afghanistan dans les années 80 et ont été protégés par les services de renseignement pakistanais (ISI). Selon différents rapports, au moins 2000 des militants actuels sont protégés par l’ISI, avec la bénédiction de Washington et de Londres. Cela s’expliquerait au moins en partie par le fait que l’IMU cherche à se venger de la Russie et des dirigeants d’Asie centrale qui soutiennent Moscou.

L’IMU est lié aux Talibans avec qui il maintient des relations datant d’avant le 11 septembre 2001. Après la prise de Kaboul en septembre 1996, les fondateurs de l’IMU, Juma Namangani et Tahir Youldachev (adversaires de longue date du président ouzbèke Karimov), annoncèrent la fondation du Mouvement lors d’une conférence de presse dans la capitale afghane. Le premier, ancien parachutiste soviétique en Afghanistan, en est devenu le dirigeant et le second son commandant militaire. Le mouvement avait pour objectif de renverser Karimov et de faire de l’Ouzbékistan, bientôt suivi par tous les autres pays d’Asie centrale, un Etat islamiste.

Le Hizb ut-Tahrir, quant à lui, est un mouvement islamique international basé au Royaume uni. Fondé en 1953 par un dirigeant religieux palestinien bien connu, Takieddin al-Nabahani al-Falastani, l’organisation fut co-fondée par Omar Bakri, qui s’installa au Royaume uni après avoir été expulsé d’Arabie saoudite en 1986. Il est actuellement dirigé par Jalaluddin Patel.

Bien que les liens de Bakri avec Oussama ben Laden soient bien connus, le HT ne figure pas sur la liste des organisations terroristes des Etats-Unis ou de la Grande-Bretagne. Par contre, il est interdit en Russie, France, Allemagne, Turquie, Egypte, Jordanie et des pays d’Asie du sud et centrale.

Parmi les organisations anglo-américaines soutenant l’opposition ouzbèke, on compte Freedom House, dont le président est l’ancien directeur de la CIA James Woolsey, néo-conservateur patenté. Le 30 avril, quelques jours avant l’éclatement des violences, la directrice de Freedom House à Tachkent, Musa Sever, considérée comme trop conciliante envers le régime, a été remplacée par Branka Sesto, une Serbe qui serait proche de Woolsey. Citons aussi le National Democratic Institute, dirigé par l’ancienne secrétaire d’Etat Madeleine Albright, qui a un bureau à Karasuu, lieu de la deuxième « révolte « . On y trouve aussi le pendant républicain du NDI, l’International Republican Institute, dirigé par le sénateur John McCain.

Pour ce qui est de la couverture de presse « indépendante » des événements en Ouzbékistan, l’entité la plus active est l’Institute for War & Peace Reporting de Londres, financé par différents gouvernements et fondations occidentaux.

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