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Paris remet en cause la dérégulation

La rédaction
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Le dos au mur, coincé entre une récession de plus en plus profonde, d’une part, et les critères financiers draconiens du traité de Maastricht, d’autre part, le gouvernement français semble prendre le chemin qui lui permettrait de retrouver la croissance : un certain dirigisme et une réorientation vers l’économie productive.

Dans des termes qui rappellent les propos que les amis de l’économiste américain Lyndon LaRouche sont les seuls à tenir depuis des années, Jean-Pierre Raffarin s’en est pris à Bruxelles en déclarant que son « premier devoir n’est pas d’aller rendre des équations comptables et de faire des problèmes mathématiques pour que tel ou tel bureau dans tel ou tel pays soit satisfait ».

Plus intéressant encore, Libération du 11 septembre rapportait que Jean-Pierre Raffarin venait de recevoir Michel Rocard et Jacques Delors, ainsi qu’une douzaine d’autres personnes (anciens commissaires au Plan et spécialistes de la planification), pour réfléchir aux « grands choix stratégiques » de la France pour les « vingt ans à venir ». Michel Rocard a déclaré au quotidien que cette discussion « passionnante » avait porté sur la nécessité de « réhabiliter en France une réflexion sur le long terme ». Toujours selon Rocard, le Premier ministre a souhaité entendre « tous ceux qui ont, de près ou d’un peu moins près, l’expérience de la planification française, du plan de cette réflexion prospective ».

Allant dans le même sens, au cours d’un débat à Paris, Nicole Fontaine, ministre de l’Industrie, a déclaré que la France serait prête à faire marche arrière dans la politique de dérégulation énergétique. A une question d’Emmanuel Grenier, d’Industrie et Environnement, demandant si la France était prête à proposer un changement dans les directives européennes qui imposent une dérégulation totale de l’électricité, compte tenu des pannes de courant spectaculaires qu’ont connues Washington, Londres et Rome cet été, la ministre a répondu sans ambiguïté : « La réponse est très simple. Oui, la France va le faire et l’a déjà fait. J’ai eu des discussions avec mon collègue italien Antonio Marzano et il a accepté d’inclure l’examen des événements récents que vous mentionnez dans le prochain sommet européen de l’énergie. » Et de préciser : « Ceci pourrait mener rapidement à une nouvelle proposition de directive . »

Entre-temps, de part et d’autre du Rhin, le processus de désindustrialisation en cours suscite l’inquiétude. C’est ainsi que, lors d’une conférence sur l’industrie organisée le 9 septembre à Hambourg, le PDG de Siemens, Heinrich von Pierer, a proposé que l’Europe repense ses politiques industrielles de façon à encourager l’investissement dans la recherche et le développement, à la fois par l’industrie et par les pouvoirs publics. Pour lui, ce serait la meilleure manière d’assurer le maintien d’un secteur industriel performant en Europe. En outre, il estime que les gouvernements devraient promouvoir la création de « nœuds », dans lesquels des PME industrielles partagent leur technologie et leurs compétences au niveau régional, en coopération avec les universités locales, les centres de recherche et les grandes entreprises. Si l’Europe permet la délocalisation de sa production industrielle vers des pays pratiquant les bas salaires, dit-il, cela finira par porter atteinte également au secteur des services.

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