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Parisot : pauvreté et chantage à l’emploi

La rédaction
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30 avril 2008 (Nouvelle Solidarité) — Mardi 28 mars, le ministre du Travail, Xavier Bertrand pousse la note : « Si on veut vraiment réconcilier les Français avec le monde du travail, il faut éviter tout ce qui ressemble à du chantage » en réponse à la mobilisation syndicale des ouvriers de Peugeot Motocycles. Faisant écho, la présidente du Medef, Laurence Parisot, module sur la gamme, forçant de la voix sur l’initiative, « évidemment la bonne », de la direction de Peugeot Motocycles de renégocier les 35 heures sous peine de délocalisation de sa production de scooters.

Chantage ? « Comment peut-on croire qu’une direction veut a priori partir à l’étranger et à tout prix. Ce n’est pas vrai » a soutenu Mme Parisot, avec la promesse de maintien des 1050 emplois des sites de Mandeure (Doubs) et Dannemarie (Haut-Rhin). Cochon qui s’en dédit !

Mæstria et sur le grand air de la Reine de la nuit, Mme Parisot poursuit sur France2 : « D’après les derniers calculs que nous avons pu obtenir du Conseil d’orientation des retraites (COR), on commencerait à rééquilibrer les retraites si on ajoutait aux 41 années de cotisations (...) un âge légal de départ à la retraite de 62 ans. »

Entonnant la reprise en canon, le COR argue que porter l’âge légal de départ à la retraite à 61 ans, tout en allongeant la durée de cotisation exigée pour toucher une pension à taux plein, permettrait d’économiser 2,7 milliards d’euros en 2020 et qu’un relèvement à 62 ans en 2016 porterait ces économies à 6,6 milliards. C’est simple, il suffirait de travailler plus, pour…

Mais non, car on ne compose pas sans dissonances et c’est le cinquième rapport de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (Onpes) qui l’introduit. Sa présidente, Agnès de Fleurieu, a souligné que « l’emploi ne permet pas toujours d’éviter la pauvreté ». En effet, en 2005, environ 1,7 million de personnes en France, soit 7% des travailleurs, occupent un emploi mais sont malgré tout dans un ménage dont le revenu est inférieur au seuil de pauvreté (817 euros mensuels pour une personne seule). Ils étaient 1,5 million en 2003.

La conclusion du rapport de l’Onpes donne le la : « Le risque de pauvreté des personnes âgées dans les années à venir doit également être envisagé. Après avoir été pendant plusieurs décennies les plus touchées par la pauvreté, les personnes âgées sont actuellement relativement épargnées. Cependant, les choix retenus pour les réformes des retraites, les parcours professionnels moins linéaires – entrées tardives sur le marché du travail, périodes de chômage indemnisé ou non, cessation précoce d’activité… – et les recompositions familiales (divorces, monoparentalité, recompositions) peuvent laisser craindre un retour de la pauvreté des personnes âgées. »

Les plans de réforme du « sarkozysme » engraissent les maîtres chanteurs sur l’air de la Carmagnole.

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