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Pas de cessez-le-feu à Gaza

La rédaction
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Alors qu’à la suite de l’accord de cessez-le-feu des Nations unies entre le Liban et Israël, les armes se sont tues, dans le conflit israélo-palestinien, il n’en va pas de même. Depuis le lancement de « l’opération pluies d’été » par Israël le 27 juin dernier, plus de 250 Palestiniens ont été tués, pour la plupart des civils, dont des femmes et des enfants. Au cours de la seule semaine dernière, 25 ont trouvé la mort. Si la communauté internationale s’est certes mobilisée pour renforcer les forces de l’ONU déployées dans le Sud-Liban, rien n’a été fait pour arrêter le carnage dans les territoires occupés. Le nombre de points de contrôles et de barrages routiers en Cisjordanie est passé de 376 à 540 depuis un an.

Lors de sa rencontre avec le président palestinien Abou Mazen le 30 août, le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan a déclaré qu’« Israël doit arrêter de tuer des Palestiniens » et lever le siège sur la bande de Gaza. Le 28 août, le programme alimentaire mondial des Nations unies signalait une aggravation de la crise économique et alimentaire dans la bande de Gaza, où pas moins de 70 % de la population pâtit de grave pénurie alimentaire. Cette situation est aggravée par le blocus économique international contre le gouvernement du Hamas, qui l’empêche de verser leur salaire aux 165 000 employés de l’Autorité palestinienne, qui font vivre pas moins d’un million de personnes.

Des sources diplomatiques arabes ont confié à l’EIR que cette offensive permanente contre les Palestiniens avait pour but de torpiller toute proposition de processus de paix élargi, comme Madrid II. Les attaques israéliennes empêchent les tentatives d’Abou Mazen de former un gouvernement d’unité entre le Hamas et son mouvement, le Fatah, qui permettrait de briser le blocus financier imposé au gouvernement. Les militaires israéliens s’en prennent d’ailleurs à des membres des deux formations. De plus, cette semaine un tribunal militaire a inculpé 13 députés du Hamas, dont le président du Parlement, et deux ministres du gouvernement palestinien. Environ 50 autres députés du Hamas restent emprisonnés par les Israéliens.

L’offensive israélienne dans les territoires occupés intervient à un moment où l’Union européenne annonce qu’elle va dépêcher dans la région son chef de la diplomatie, Javier Solana, pour tenter de ressusciter la Feuille de Route et le « Quartet » de médiateurs pour le Moyen-Orient : UE, ONU, États-Unis et Russie. Parlant au nom de l’UE, le ministre finlandais des Affaires étrangères Erkki Tuamoioja a dit : « Solana a pour mandat (...) de faire avancer le processus de paix et de nous présenter les nouvelles idées nécessaires. » Solana sera « en contact avec toutes les parties importantes », dont le Hamas. Tuamoioja a également souligné l’importance de la Syrie pour relancer le processus de paix.

Le 4 septembre, Danny Rubinstein, commentateur du quotidien israélien Ha’aretz, a appelé à la constitution d’une commission d’Etat pour enquêter sur l’occupation des territoires palestiniens par Israël : « Malgré toute son importance et tout le choc provoqué en Israël par ce qui s’est passé dans la guerre au Liban, cette guerre ne peut être comparée à ce qui se passe depuis 40 ans dans les territoires occupés par Israël lors de la Guerre des Six Jours. » Faisant le lien entre les demandes d’enquête sur la guerre au Liban et l’occupation, Rubinstein écrit : « Une telle commission découvrirait probablement qu’il existe un lien entre les guerres au Liban et ce qui se passe entre nous et les Palestiniens depuis toutes ces années, et que notre contrôle de la Cisjordanie et la bande de Gaza a contribué à la détérioration de la situation dans le nord. »

Des juifs allemands s’opposent à la politique israélienne

La campagne de soutien inconditionnel à la politique du gouvernement israélien, lancée par le Conseil des juifs allemands (ZrdJiD), s’est heurtée à de nombreuses protestations parmi la communauté juive d’Allemagne, de même que sa façon de qualifier d’« antisémite » toute critique à l’égard d’Israël.

Lors d’une interview accordée à la radio publique allemande DLF le 1er septembre, Evelyn Hecht-Galinski, la fille de l’ancien président du Conseil juif, Heinz Galinski, a riposté : pour elle et ses co-penseurs, il est insupportable de voir le Conseil se comporter « comme le porte-parole du gouvernement israélien en Allemagne » au lieu de représenter les intérêts des juifs allemands.

Elle estime que la critique de la politique israélienne est tout à fait justifiée car Israël a détruit 80 % des infrastructures libanaises, a arrêté 8 ministres du gouvernement palestinien démocratiquement élu et tue des Palestiniens chaque nuit dans les territoires occupés. Il est grand temps de dénoncer cette politique, dit-elle, et il est également temps de dire ouvertement que le Conseil juif ne représente pas les juifs allemands, qu’il s’agit d’un simple canal de propagande pour le gouvernement israélien. Ceux qui qualifient d’« antisémitisme » toute critique légitime d’Israël sont ceux qui en réalité le promeuvent.

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