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Paul O’Neill : « Tout va très bien, Madame la Marquise »

La rédaction
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Les responsables américains cherchent par tous les moyens à empêcher tout ralentissement des dépenses des consommateurs (financées par le crédit) et à attirer les capitaux étrangers aux Etats-Unis. C’est ainsi que le secrétaire au Trésor, Paul O’Neill, a déclaré le 21 mai, dans un entretien télévisé, que grâce à la combinaison des cinq baisses des taux d’intérêt et des réductions d’impôts de 1350 milliards de dollars consenties par le gouvernement Bush, on pourra éviter que l’économie américaine entre en récession. « D’ici la fin de la semaine, nous aurons créé les conditions (baisses d’impôts) qui offriront un très bel espoir de retour à une croissance très forte dans un avenir très proche. » Il a noté que les réductions fiscales devraient atteindre cette année entre 50 et 80 milliards de dollars, qui, conjugués aux futurs flux de capitaux, soutiendront une nouvelle poussée de la croissance de l’économie américaine.

Confirmant que sa politique n’est pas différente de celle de son prédécesseur Larry Summers, O’Neill s’est senti obligé de renforcer la confiance dans le dollar, en déclarant que « nous sommes pour un dollar fort et nous continuerons à l’être ». Répondant aux plaintes du président de l’Union nationale des industries (NAM), il a répliqué : « Les gens qui réussissent vraiment dans ce monde produisent des résultats inhabituels, presque incroyables, et ils ne perdent pas trop de temps à parler des taux de change. »

Par contre, dans un discours prononcé devant le Club économique de New York le 24 mai, le président de la Réserve fédérale Alan Greenspan est apparu plus prudent sur l’état présent et futur de l’économie américaine, signalant une nouvelle série d’importantes baisses des taux. « La période de croissance économique inférieure à la normale n’est pas encore finie et il n’est pas exclu que la faiblesse de l’économie soit plus importante qu’on ne l’anticipe actuellement, ce qui nécessiterait d’autres réponses politiques », a-t-il déclaré.

Sur un ton bien différent de l’euphorie exprimée par O’Neill, le gouvernement a dû réviser à la baisse ses prévisions économiques. Au lieu du spectaculaire taux de croissance annualisé de 2 % du PIB annoncé pour le premier trimestre, l’estimation révisée du 25 mai ne mentionne qu’une croissance de 1,3 %.

D’autres chiffres officiels donnent une bonne indication de ce qui se passe réellement dans l’économie américaine. Le nombre de travailleurs inscrits aux allocations chômage dans la troisième semaine de mai a atteint son plus haut niveau (407 000) depuis juin 1994. Les ventes de maisons familiales ont chuté de 9 %, baisse la plus forte enregistrée depuis quatre ans. Les commandes intérieures de biens durables produits aux Etats-Unis ont baissé de 5 % en avril. Les commandes ont chuté de 10,1 % pour les avions, de 4,7 % pour les véhicules à moteurs, de 8,8 % pour les ordinateurs et produits électroniques, et de 31,9 % pour les semi-conducteurs. Selon Semiconductor Equipment and Materials International (SEMI), les producteurs nord-américains ont accusé une baisse de 41 % de leurs nouvelles commandes en avril par rapport au mois précédent et de 74 % par rapport à l’année dernière.

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