Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Pendant que l’Asie avance à grande vitesse, la France réduit ses TGV

La rédaction
visites
984

19 janvier 2010 (Nouvelle Solidarité) – Provoquant la colère et la stupeur des élus locaux, la SNCF songe à supprimer en 2011 certaines dessertes jugées insuffisamment rentable pour ses TGV.

Deux logiques, qui en période normale peuvent se compléter, finissent aujourd’hui par s’affronter violemment. Celle d’un aménagement « physique » du territoire permettant de répartir plus ou moins harmonieusement les activités humaines sur l’ensemble du territoire entrant en collision avec celle d’une « rentabilité financière » immédiate, non seulement mesurée par secteur, mais même par connexion interrégionale spécifique ! On est en droit de demander s’il est vraiment raisonnable de mesurer la rentabilité d’un corps vivant en regardant la performance de chaque organe ? Pouvez-vous défendre la rentabilité de vos orteils par rapport à vos poumons ?

C’est cette vision « morte » de l’économie qui guide les jugements extrémistes comptables.

Car, que nous dit-on ? Alors que depuis des années de nombreuses lignes secondaires ont été laissées à l’abandon au profit du développement de quelques lignes TGV jugées rentables, aujourd’hui, cette vache à lait est à sec : la branche grandes lignes SNCF Voyages devrait voir « sa rentabilité » s’effondrer cette année, avec un taux de marge opérationnelle tombant à 10,2% contre 20,1% il y a seulement deux ans.

Aujourd’hui les TGV fonctionnent à perte et les bénéfices ont été divisés par deux en deux ans. Un « expert », cité dans Les Echos affirme qu’« environ 20% des TGV génèrent d’ores et déjà des pertes, et ce taux pourrait monter à 30% l’an prochain ». Dans un contexte de chute du pouvoir d’achat où les Français prennent un tantinet moins le train (le chiffre d’affaires des grandes lignes est en baisse), certaines lignes sont présentées comme de véritables boulets financiers (60 à 80 millions d’euros), comme le Paris-Arras, les axes Nord-Est (Lille-Strasbourg) et Est-Atlantique (Bordeaux-Strasbourg et Nantes-Strasbourg). Pour ne rien arranger, les péages payés par la SNCF à Réseau Ferré de France (RFF), qui appartient à l’Etat et entretient les voies, vont augmenter de plus de 900 millions d’euros d’ici à 2013. La France doit réduire son déficit, nous répètent les banques centrales qui nous somment de respecter les Traités de Maastricht et de Lisbonne.

Dans cette logique purement comptable, des économies s’imposent. Le taux de remplissage des TGV, après un record historique en 2008, diminue doucement mais sûrement.

Résultat : au grand dam des élus locaux, qui souvent ont du mettre fortement la main au portefeuille pour accéder à un désenclavement élémentaire, « l’offre » des TGV sera réduite au minimum. La SNCF dément vouloir « supprimer des dessertes » mais rappelle qu’elle travaille sur une « évolution de l’offre TGV » sans en dire plus.

Seul un retour à un système de crédit productif public, comme le demandent Lyndon LaRouche aux Etats-Unis et Jacques Cheminade en France, capable de garantir des investissements sur le long terme et l’innovation dans le domaine des transports publics permettra de rétablir ces artères de communication.

Que ce soit dans les domaines de l’aviation, du nucléaire ou des transports à grande vitesse, on constate une fois de plus que la dictature d’un court terme financier n’a pas seulement conduit la France à renoncer à l’audace que représente la technologie du Maglev ou de l’Aérotrain, mais finit par détruire le pays.



Contactez-nous !