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Péril sur les Etats-Unis : Rand Paul et Obama main dans la main pour une austérité meurtrière

La rédaction
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9 novembre 2010 (Nouvelle Solidarité) – Lors de son intervention ce samedi 6 novembre, l’économiste américain Lyndon LaRouche a prévenu ses amis démocrates : neutralisez Rand Paul et évincez Obama, où alors la République américaine disparaîtra dans le fascisme financier. Dans leurs discours post-électoraux, Rand Paul, nouveau sénateur républicain du Kentucky, égérie des Tea Party, et Barack Obama ont montré leur détermination à couper massivement dans les dépenses publiques et à privatiser le gouvernement américain.

Dimanche, lors d’une interview sur ABC, Christiane Amanpour a demandé à Rand Paul quelles dépenses publiques il entendait couper : « Tout », a-t-il répondu. Pour connaître plus en détail le programme de la nouvelle majorité républicaine à la Chambre, il a renvoyé les téléspectateurs au livre de Chris Edward (Cato Institute), Downsizing government (Réduire le gouvernement), qui recommande le rationnement des soins pour les vieux (Medicare), la privatisation de la Social Security (retraite pour les pauvres), la fin des subventions aux Etats de l’Union, des coupes drastiques dans les subventions à l’agriculture et aux logements sociaux, la fermeture de la NASA et du Génie militaire, de privatiser la Poste, le ministère des Transports, les autoroutes et le contrôle aérien. Autrement dit, il s’agit de mettre à mort la République américaine pour créer un état corporatiste aux mains des puissances privées.

La veille, dans son discours hebdomadaire aux Américains, Barack Obama a donner son aval à ce programme fasciste : « Nous sommes aussi d’accord sur la nécessité de commencer à couper les dépenses et à diminuer notre déficit. Cela exige des choix difficiles pour tous. (…) Nous avons bien reçu le message des électeurs américains ; après ces élections, nous sommes prêts à faire ce qu’il y a de meilleur pour le pays que nous aimons tous ». Puis il a ajouté le lendemain sur CBS : « il n’y a aucun doute, les gens sont préoccupés par la dette et les déficits. Je pense que c’est une priorité absolue. D’ailleurs, c’est une préoccupation que j’avais même avant mon investiture. » Quoi ? N’avait-il pas dit dans sa campagne qu’il ne fallait pas s’occuper des déficits budgétaires dans les périodes de crise ? Eh bien il a rétorqué au journaliste : « vous savez, lorsque vous êtes en campagne, vous vous sentez libre de dire des choses sans vous être demandé ’comment vais-je les mettre en pratique’ » ! Le type est taré.

Obama est même allé jusqu’à se faire plus radical que les extrémistes républicains : le journaliste lui a demandé « quelle considération avez-vous pour les Tea Party et est-ce que cela va rendre plus difficile de trouver un terrain d’entente avec le Parti républicain ? » et il a répondu : « Nous avons une vieille tradition dans ce pays de vouloir limiter le gouvernement (…) mais nous sommes encore confrontés au fait que la population considère importante une vaste majorité des dépenses fédérales, comme la Social Security, Medicare et la Défense. Nous allons devoir nous attaquer à ces grandes questions comme les programmes sociaux, et vous savez, lorsque vous écoutez les Tea Party ou les candidats républicains, , ils promettent de ne pas y toucher. Telles sont les décisions auxquelles les Tea Party et les Républicains vont devoir se confronter sérieusement. » Obama est même allé jusqu’à assumer d’avoir préparé ses réformes de la finance et de l’assurance maladie avec les lobbies bancaire et pharmaceutique, c’est-à-dire l’idée même d’un Etat corporatiste, expliquant qu’il est « légitime » qu’ils puissent savoir à l’avance « comment les choses vont fonctionner ».

Ni Obama ni les Républicains n’ont compris la colère du peuple américain. Si elle n’est pas tuée dans l’œuf, leur politique engendrera un chaos social meurtrier. Ce que le peuple veut, c’est un travail et un toit, mais surtout pas un accroissement de la misère. Les Américains cherchent désespérément des meneurs à la Franklin Roosevelt pour rétablir l’espoir et mettre à bas Wall Street.


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