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Perspectives des relations transatlantiques

La rédaction
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Lors d’un séminaire du Mouvement des droits civiques-Solidarité (BüSo) et de la section allemande du LYM (jeunes larouchistes) qui s’est tenu les 29 et 30 décembre à Mayence (Allemagne), Lyndon LaRouche a fait une présentation sur les perspectives des relations transatlantiques, suivie de plusieurs heures de discussion. Dans son exposé, LaRouche a rappelé que la civilisation européenne a trois grands repères historiques et culturels : 1) la Grèce ancienne, des pythagoriciens à Platon ; 2) la Renaissance européenne du XVème siècle ; et 3) les traités de Westphalie.

Dès la naissance de la civilisation européenne, des forces oligarchiques, fondamentalement opposées aux principes politiques et culturels sur lesquels elle était fondée, ont tenté de la contrôler à travers le système monétaire et financier, ou le monétarisme. Et elles ont en grande partie réussi. Aujourd’hui encore, les Européens n’acceptent pas vraiment, dans leur comportement social général, le principe de citoyenneté. Même ceux qui ne sont pas du tout oligarques tendent à avoir une vision du monde compatible avec un système oligarchique.

C’est avant tout pour contrer cette influence oligarchique que les Etats-Unis furent créés à l’époque. Depuis leur création, et l’adoption de leur Constitution en 1789, jusqu’à ce jour, les patriotes se battent contre l’influence de l’oligarchie et du monétarisme européens, représentés actuellement par la Banque d’Angleterre et la Banque centrale européenne (BCE). Des intellectuels européens ont activement soutenu la Révolution américaine, espérant réexporter en Europe le modèle de cette nouvelle République outre-Atlantique, fondée sur les meilleures idées européennes, afin de libérer à son tour le vieux continent du monétarisme et de l’oligarchie.

Aujourd’hui, depuis la dissolution du système soviétique, il ne reste que deux systèmes significatifs dans le monde. L’un est le Système américain, dont une expression récente est la politique du président Franklin Roosevelt, qui sortit l’économie américaine de la Grande Dépression au moyen d’un programme de crédits publics destiné à financer la formation de capital et l’emploi productif. Dans ce système, l’argent ne détermine pas la politique et n’a aucune valeur intrinsèque. L’autre système est le système libéral-monétariste anglo-hollandais, qui domine encore en Europe. Tous les gouvernements européens sont soumis au contrôle exercé par un groupe d’intérêts financiers privés, réunis dans le système de banque centrale.

Sans création de crédit par l’Etat, en vue d’assurer la formation du capital nécessaire à accroître l’emploi productif, il ne sera pas possible d’éviter le désastre en Europe. Il s’ensuit que l’abandon de l’euro doit être prioritaire. Dans le cadre actuel de l’euro, l’économie allemande est condamnée, et dans la mesure où l’on accepte la Banque centrale européenne, les autres pays de l’UE le sont aussi. Or, en termes physiques, il existe encore, en Allemagne comme en France, une possibilité de reprise économique réelle. L’économie allemande constitue le pilier de l’économie de l’UE et faute de la relancer, une reprise économique généralisée en Europe continentale sera impossible.

Pour ce qui est de l’Eurasie, la coopération économique entre l’Allemagne et la Russie est décisive. L’Allemagne constitue la clé de voûte d’une coopération eurasiatique - s’étendant de Berlin non seulement à Moscou, mais à la Chine et l’Inde. La réalisation des projets nécessaires implique des investissements sur cinquante ans dans l’infrastructure, les nouvelles technologies et de nouveaux types de ressources dites naturelles.

A titre d’exemple, LaRouche a évoqué la nécessité de mettre fin à la dépendance de l’automobile envers la combustion de l’essence ou du diesel. « Nous allons développer des véhicules fonctionnant à base d’hydrogène », dit-il. Nous avons la capacité de les mettre au point, les recherches dans ce domaine sont bien avancés - mais pour cela, il faut revenir à l’énergie nucléaire ! Il est nécessaire de produire en masse des réacteurs de type Juelich [réacteurs à haute température] de façon à générer l’hydrogène nécessaire pour ce changement révolutionnaire de la technologie des transports. On devra donc produire localement des combustibles à base d’hydrogène dont le principal déchet est "l’eau", au lieu de transporter du pétrole ou des produits pétroliers sur de longues distances. Cela implique des investissements sur cinquante ans, des crédits sur cinquante ans. Les investissements dans l’infrastructure et les systèmes industriels représenteront sans doute 50 à 60 % de la somme totale à travers l’Eurasie - et aux Etats-Unis. »

Par conséquent, dit LaRouche, l’Europe doit abandonner le système de Maastricht et l’euro.

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