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Petite bullocratie et grande bullocratie

La rédaction
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Jacques Cheminade avait voulu être l’inspirateur de cette élection présidentielle, le catalyseur d’un changement profond dans le pays. Avec Les Bullocrates, que vient de publier Jean-François Kahn, ses vœux sont plus qu’exaucés à un certain niveau.

Le verbe haut et truculent, Jean-François Kahn sonne la charge contre l’élite médiatico-financière française, une « bulle » totalement coupée de la réalité « devenue homogène » qui amène le pays à sa perte. En haut, accuse-t-il, « ils ont fini par penser tous pareil (...) et c’est toute la couche supérieure de la société qui a dû subir, à cause de cette reproduction endogène, une dégénérescence de son intelligence collective ».

Kahn s’en prend au candidat chéri de la « bulle », Nicolas Sarkozy, habillé en petit César, et dénonce le choix d’un « même champion » par tous « les pouvoirs économiques, financiers, médiatiques, publicitaires, et même l’essentiel de l’intelligentsia dominante ». A-t-on jamais, à ce point, été le candidat du monde du dessus ? », s’écrit-il, celui « de la crème, du gratin, de la mousse, de la croûte du soufflé, du chrome, de la quasi-totalité des potagers qui produisent les plus grosses légumes. » !

Plus important encore, le fondateur de Marianne retrace l’héritage de la « bulle » actuelle jusqu’aux courants réactionnaires de 1789 qui n’ont jamais cessé le combat et ont connu leur heure de gloire en juin 1940, avec la Révolution nationale. L’objectif de la « bulle », hier comme aujourd’hui, et de sa rengaine sur le déclin de la France a toujours été de mettre fin au modèle républicain français. Et Nicolas Sarkozy n’a que ces deux mots à la bouche, « les deux seuls qui comptent à leurs yeux : rupture, répudier le modèle » social français.

Et Kahn de rappeler les mantras des amis du maréchal Pétain, qui résonnent encore de façon similaire aujourd’hui : 1) la France paie pour sa décadence ; 2) le modèle social français (aggravé par le Front populaire) en est la cause et doit être remis en question ; 3) un nouveau modèle inspiré de ce qui a bien réussi dans l’Allemagne du IIIème Reich, l’Italie de Mussolini ou le Portugal de Salazar doit être bâti ; 4) il faut des réformes radicales qui libéreront le travail, faire sauter les verrous (les 40 heures, les congés payés), les blocages syndicaux, les résistances idéologiques ; 5) ces mesures impopulaires exigent la « mise entre parenthèses de la démocratie parlementaire ».

Pour y faire face, Jean-François Kahn, apportant de l’eau au moulin de l’option centriste de François Bayrou, mais pas uniquement, se prononce pour « un projet révolutionnaire humaniste, démocratique et tolérant, visant à replacer l’homme, c’est-à-dire l’être au centre des processus économique et social », devant être mis en place par les forces que Cheminade appelle depuis longtemps à le rejoindre et que Kahn décrit dans son ouvrage comme venant du « socialisme jauréssien, de la gauche républicaine et mendésiste, du communisme patriotique, du centre démocrate chrétien, du libéralisme de progrès authentique ou de la droite authentiquement nationale et gaulliste ».

Ayant osé poser tous ces problèmes de façon quasi-identique à celle qui a conduit à la mise au pilori de Jacques Cheminade et à sa presque élimination politique par « la bulle », on ne comprendrait pas que désormais, un dialogue honnête ne s’ouvre entre Cheminade et les forces que Jean-François Kahn appelle de ses vœux pour refonder la France. Ou alors, il faudrait admettre qu’au-delà de la grande bulle, il y a aussi de petites bulles d’où l’on exclut ceux qui ont eu le courage de se lever depuis plus de vingt ans contre cette situation.

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