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Plan Paulson : le peuple répond « en prison » !

La rédaction
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27 septembre 2008 (Nouvelle Solidarité) – « C’est outrageant. Pourquoi devrions-nous les renflouer ? Ils devraient tous aller en prison ! » Telle est la réaction de l’homme de la rue américain aujourd’hui, le même « forgotten man » pour qui Franklin Roosevelt avait combattu l’oligarchie financière. Car le Plan Paulson n’est « ni plus ni moins qu’un braquage de banque », a déclaré le président du syndicat IAM. Le secrétaire au Trésor Paulson, ancien Pdg de Goldman Sachs, travaille d’arrache pied au Congrès, et particulièrement avec les leaders démocrates vendus, comme Nancy Pelosi, pour que le gouvernement rachète pour 700 milliards d’actifs pourris aux banques américaines et européennes ayant spéculé plutôt qu’investi dans l’économie réelle. Appelons les choses par leur nom, les Etats-Unis sont actuellement dans un combat à la vie à la mort contre le fascisme financier.

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Vendredi à Wall Street, des centaines d’ouvriers du bâtiment, de l’automobile, d’employés des transports, d’enseignants, de fonctionnaires et d’étudiants ont défilés pour dire non au Plan Paulson. « De la prison pour les escrocs », lisait-on sur les pancartes des manifestants. Dans une déclaration lue à la foule rassemblée, Thomas Buffenbarger, le président du syndicat IAM (association des machinistes et des travailleurs de l’aérospatiale, 600 000 membres) a fustigé « les magiciens de Wall Street » qui pendant les huit dernières années « ont établi un véritable jeu de Ponzi international ». Paulson et Bernanke « mettent un flingue sur la tempe des Américains », écrit-il, et demandent « 1.000.000.000.000 $ en petite coupure et sous 96h, ou sinon… ». C’est « ni plus ni moins qu’un braquage de banque, affirme-t-il, le FBI devrait être mis sur le coup. Ces magiciens de Wall Street devraient être arrêtés, leurs ordinateurs, leurs livres de comptes et leurs comptes en banques devraient être saisis, on devrait leur lire leurs droits et les juger de manière expéditive. Ils devraient être traités comme les criminels de droit commun qu’ils sont devenus. On ne peut pas défaire les dégâts qu’ils ont infligés à notre économie, mais nous pouvons transformer ce renflouement massif en un emprisonnement monumental. »

Intitulé « les électeurs font connaître leur point de vue fort et clair », un article du New York Times rapporte que les membres du Congrès se font vivement rappeler à l’ordre par leurs administrés. Par exemple, la sénatrice Barbara Boxer (démocrate de Californie) a reçu 17.000 e-mails et 2.000 appels téléphoniques, à 98% contre le Plan Paulson. L’article cite un membre du Congrès expliquant que pour une fois, ces appels ne semblent pas « coordonnés », mais proviennent plutôt d’une grande quantité d’individus de toutes tendances politiques confondues.

Lors de la manifestation à Wall Street, le révérend Jesse Jackson, a dit à la foule « C’est un moment Roosevelt. Il est temps de reconstruire la législation pour l’industrie, pour le commerce et la transparence bancaire ». Il semble que les Etats-Unis sont enfin prêts à se souvenir des leçons de Franklin Roosevelt...

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