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Plans d’urgence économique au Japon, en Europe, et aux Etats-Unis

La rédaction
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Le 10 mars, pour la première fois depuis 1983, l’indice Nikkei japonais a plongé en dessous des 8000 points. Ainsi, treize ans après le début de l’explosion de la « bulle japonaise », les actions cotées au Nikkei ne représentent qu’un cinquième de leur valeur maximale. Au centre de cette panique boursière, on trouve les géants bancaires qui ont perdu de 20 à 30 % de leur valeur au cours du seul mois de février et qui devront présenter, d’ici le 31 mars, leurs chiffres annuels suivant des règles plus strictes qu’auparavant. Avec la volatilisation d’une bonne partie de leur capital, certaines banques et compagnies d’assurances risquent de ne plus pouvoir remplir les conditions leur permettant d’exercer leur activité.

En conséquence, les investisseurs demandent au gouvernement japonais de prendre des mesures immédiates pour injecter de l’argent sur les marchés, par exemple, à travers des fonds de retraite publics qui achèteraient des actions. Soutenus par le ministre des Services financiers, Heizo Takenaka, ils exhortent également la Banque du Japon à prendre « des mesures drastiques ». Le président de Toyota Motors, Hiroshi Okuda, qui est aussi à la tête de la Fédération des entreprises japonaises, a déclaré : « Nous sommes en crise » et a proposé que la banque centrale achète des fonds échangés en Bourse, c’est-à-dire des portefeuilles entiers d’actions, afin d’enrayer la chute du marché boursier.

Le Conseil de politique économique et fiscale du Japon, une commission politique dirigée par le Premier ministre Koizumi qui s’est réunie le 10 mars à Tokyo, a convenu, selon Kyodo News, d’adopter si nécessaire des mesures « souples et audacieuses ». Koizumi a assuré plus tard à des journalistes : « Nous éviterons une crise financière systémique quelles que soient les circonstances ».

Le gouvernement japonais a ensuite annoncé certaines mesures devant redonner confiance dans le marché, notamment des restrictions sur les ventes à découvert et l’assouplissement des conditions d’achat par une entreprise de ses propres actions. Les 11 et 12 mars, la Banque du Japon a injecté la somme prodigieuse de 17 milliards de dollars dans le marché monétaire, première opération de ce type depuis octobre 2002. Par ailleurs, elle a déboursé une somme similaire en janvier et février sur les marchés des devises pour arrêter la montée du yen contre le dollar.

En Europe, il a été annoncé le 10 mars que les banques centrales et bureaux de contrôle financier des pays d’Europe de l’ouest et de l’est avaient signé un « Mémorandum de compréhension ». Ce document, qui ne sera pas rendu public, prévoit des « principes et des procédures » de coopération transfrontalière en cas de crises graves. Ceci comprend la mise en place d’une infrastructure logistique pour assurer la « stabilité du système financier » en période d’urgence financière.

Pour la BCE, cet accord est important parce que « l’intégration des marchés financiers et celle des infrastructures de marché dans l’Union européenne, ainsi que le nombre grandissant d’institutions financières vastes et complexes et la diversification des activités financières » accroissent en effet « la probabilité de perturbations systémiques frappant plus d’un Etat-membre » et ont peut-être également augmenté les possibilités de « contagion transfrontalière ».

Aux Etats-Unis, comme le marché est resté insensible aux douze baisses successives des taux directeurs de la Réserve fédérale, on assiste à un débat public entre grandes banques de placement américaines sur le « Plan B » de la Réserve fédérale, qui consiste à acheter des titres de dette de qualité, dont des obligations du gouvernement. Dans un rapport publié le 7 mars, l’économiste de Merrill Lynch pour l’Amérique du Nord, David Rosenberg, a exprimé ses graves préoccupations concernant l’économie américaine, avant de décrire un scénario probable selon lequel la Commission fédérale du marché ouvert (FOMC en anglais) réduirait de 0,25% le taux des fonds fédéraux le 18 mars et à nouveau de 0,25% en mai, l’abaissant au total à seulement 0,75%. Ensuite, d’après Rosenberg, la Réserve fédérale pourrait, si nécessaire, « acheter directement des titres du Trésor à long et moyen termes, comme l’ont indiqué le président Alan Greenspan et le gouverneur Ben Bernanke ». En novembre dernier, ces deux dirigeants de la Fed ont assuré le public que la Fed dispose encore d’une marge de manoeuvre... tant que les taux de 24 heures n’auront pas chuté à zéro.

Le Times de Londres a noté le 17 mars que la Fed envisage désormais d’adopter le « Plan B », c’est-à-dire de racheter des bons du Trésor. Et si le Plan B échoue, alors « la Fed travaille déjà sur un Plan C, un Plan D et même un Plan E dans le pire des cas ». Ces plans prévoient le rachat de toutes sortes de dettes privées, y compris des obligations de sociétés, voire même - s’il le faut - des obligations de gouvernements étrangers. Signalons que d’après certains signes, les banques centrales auraient procédé à d’importantes ventes d’or dans la première moitié de mars.

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