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Plus que jamais, il faut inculper Cheney

La rédaction
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Avec la victoire de Bush à l’élection présidentielle américaine, aujourd’hui plus que jamais, il est temps que le vice-président Dick Cheney soit mis devant ses responsabilités. Dans l’article principal de son numéro du 5 novembre, l’EIR rapporte que Cheney « a présidé à l’une des administrations les plus corrompues de l’histoire américaine, et la proximité des élections américaines a reporté - mais non annulé - une série d’enquêtes parlementaires et au grand jury sur le vice-président et ses alliés néo-conservateurs au Pentagone et dans son propre "conseil national de sécurité fantôme". »

L’article de l’EIR met en lumière les efforts de Cheney visant à annuler ces enquêtes et à réduire au silence les critiques dans la communauté du renseignement. Il passe aussi en revue les enquêtes au criminel déjà en cours, centrées autour des activités de Cheney en tant que PDG d’Halliburton, puis vice-président.

Le 28 octobre, le FBI a ouvert une enquête au criminel pour déterminer si Halliburton avait reçu des milliards de dollars dans le cadre de contrats illégaux pour la reconstruction de l’Irak, obtenus suite aux pressions exercées par les plus hautes sphères du gouvernement.

A l’origine de cette action, les avocats de Bunnatine Greenhouse, un officier de haut rang chargé des contrats du Corps des ingénieurs de l’armée, ont fait savoir qu’elle avait été menacée de rétrogradation par ses supérieurs lorsqu’elle s’était opposée à l’octroi à Halliburton d’un contrat de cinq ans d’un montant de sept milliards de dollars, sans appel d’offre, à la veille de l’invasion de l’Irak. Lors de la réunion pour discuter de ce contrat, à laquelle Mme Greenhouse participait, il y avait aussi des directeurs d’Halliburton, ce qui est une violation des procédures habituelles. Elle a proposé que le contrat en question soit limité à un an, en raison de l’urgence, puis ouvert à un appel d’offre pour le plus long terme.

Selon l’agence Associated Press, la nouvelle enquête du FBI vient élargir le champ de l’investigation déjà en cours afin de déterminer si Halliburton a empoché des profits scandaleux sur le carburant livré aux forces armées en Irak. Elle enquête également sur la question de savoir si l’administration Bush a fait preuve de favoritisme vis-à-vis de l’ancienne société du vice-président Cheney.

Pendant les cinq années où Dick Cheney était à la tête d’Halliburton, le géant a été impliqué dans bien d’autres combines douteuses qui font aujourd’hui l’objet d’enquêtes.

* Un grand jury fédéral enquête sur des pots-de-vin se montant à 180 millions de dollars, qui auraient été versés à des responsables nigérians en échange d’un monopole sur l’exploitation du gaz naturel de ce pays. Une enquête, menée parallèlement par le juge français Renaud van Ruymbeke, risque de conduire bientôt à des inculpations, entre autres du PDG à l’époque des faits. L’enquête française s’intéresse aussi à la volatilisation de 132 millions de dollars qui auraient pu servir, par l’intermédiaire de l’avocat britannique Jeffrey Tesler, à financer la campagne Bush-Cheney en 2000 ou à alimenter d’autres caisses noires du Parti républicain.

* Un grand jury fédéral de Houston (Texas) cherche à savoir si, du temps de Cheney, Halliburton aurait créé une filiale offshore fictive dans les îles Caïman, dans le but spécifique de faire des affaires avec l’Iran, en violation de la Loi sur le commerce avec l’ennemi. L’entité créée dans les îles Caïman (Halliburton Products and Services Ltd.) ne disposait d’aucun bureau ni personnel dans ce centre off-shore. Ses seuls locaux se situaient à Dubaï, dans les bureaux de Kellogg Brown and Root, avec laquelle elle partageait lignes téléphoniques et télécopieurs.

En quittant Halliburton pour la Maison-Blanche, Dick Cheney a reçu une prime de plusieurs dizaines de millions de dollars et il détient toujours 440 000 stock-options dans la société.

Par ailleurs, une autre affaire au criminel concerne les révélations sur l’identité d’une agente clandestine de la CIA, Valerie PLAME, femme de l’ambassadeur Joe Wilson qui avait dénoncé les mensonges de Cheney sur les livraisons d’uranium nigérian à l’Irak. La fuite à la presse, qui a mis en danger sa vie et celle de ses contacts, est venue, selon des sources fiables, du bureau de Dick Cheney.

Selon certaines sources, cet effort pour neutraliser Joe Wilson a été lancé depuis le bureau de Cheney en mars 2003, juste après que le directeur de l’AIEA, Mohamed El Baradei, ait déclaré devant le Conseil de sécurité de l’ONU que les documents du gouvernement nigérien censés montrer que l’Irak cherchait à se procurer de l’uranium de ce pays, étaient des faux.

Alors que John Hannah, du bureau de Cheney, aurait déjà avoué son rôle dans l’affaire Plame, l’enquête s’intéresse désormais à son chef de cabinet, Lewis Libby, et au vice-président lui-même.

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