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Pour assurer sa carrière politique Sarkozy choisit Generali

La rédaction
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24 octobre 2007 (Nouvelle Solidarité) - Lundi à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a donné une réception en comité restreint, en l’honneur d’Antoine Bernheim, Pdg des Assicurazioni Generali di Venezia - 3ème assureur européen, plus connu sous le nom de Generali - et ex associé-gérant de la banque d’affaire Lazard. Mais rassurez-vous, Nicolas Sarkozy ne l’a pas reçu à titre privé en la demeure du Président de la République française puisque c’était pour lui remettre la grand-croix de la Légion d’honneur, que seuls jusqu’ici avaient reçu 75 grands serviteurs de l’Etat.

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« Antoine Bernheim a développé ses entreprises, fait des profits et ainsi servi la France » a justifié N. Sarkozy, alors que Le Figaro renchérissait en disant qu’il a « contribué largement à façonner le capitalisme tricolore ». L’ancien maire de Neuilly et avocat d’affaire a même estimé que cette récompense aidera la France à « régler ses comptes vis-à-vis de l’argent pour régler enfin son problème vis-à-vis de la réussite ». Admettons qu’il faille être décomplexé et analysons.

Antoine Bernheim, comme Felix Rohatyn, a été recruté à la Banque Lazard par André Meyer et a participé dans les années 60 à une des innovations financières du siècle : les fusions acquisitions ou recartelisation. Il a lui-même mis sur pied le système de holdings en cascades, qui permet de se bâtir un empire avec un capital limité. Qui en a profité ? Bernard Arnault, qui parti d’une modeste entreprise de Travaux Publics léguée par son père est aujourd’hui à la tête de l’empire du luxe LVMH. Qui d’autres ? Vincent Bolloré, qui a hérité de l’entreprise familiale OCB et qui en a fait un véritable cartel néo-colonial en Afrique, ainsi qu’un groupe de média distribuant matin et soir des centaines de milliers de « journaux » gratuits. Vincent Bolloré a dit d’Antoine Bernheim « Quand j’ai repris la société de mon père, j’ai déjeuné avec lui. Depuis, nous ne nous sommes plus quittés, et nous nous appelons au téléphone tous les jours. Derrière tout ce que j’ai fait, il y a toujours eu Antoine. » Est-ce que Nicolas remercie Antoine pour avoir conseillé à Vincent de lui prêter son jet et son yacht en mai dernier ?

« Il padrone » comme on l’appel en Italie, ne semble avoir servi la France qu’à condition de croire que les profits financiers servent la France ! Sa grand croix - un grand fardeau pour la France - semble marquer la prise de pouvoir du capitalisme financier français - finance, assurance, médias - sur la faction industrielle « traditionaliste », qui a perdu définitivement pied avec l’affaire UIMM/Gautier-Sauvagnac. Le démantèlement des capacités industrielles et technologiques d’Airbus par le tandem Lagardère-Rohatyn en illustre la politique anti-économique et anti-humaine.

Celui qui « adore jouer les patriarches » (selon son fils) a cependant bien mérité sa fête à l’Elysée : alors que Nicolas Sarkozy, au moment le plus noir de sa carrière politique (il avait trahi Chirac pour Balladur et encaissé la plus grosse défaite du RPR aux européennes de 1999 au côté de l’ultra-libéral Alain Madelin), songeait à se reconvertir dans la banque d’affaires, c’est Antoine Bernheim qui le convainquit de poursuivre son chemin en politique...

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