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Pour la Bundesbank, le renflouement de l’euro est illégal !

La rédaction
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24 août 2011 (Nouvelle Solidarité) – Dans son dernier rapport mensuel, la banque centrale allemande déclare de fait que la politique de renflouement de l’euro est illégale et appelle explicitement à renforcer la fameuse « clause de non-renflouement » contenue dans les traités européens. Bien que le langage de la Bundesbank soit très policé et monétariste, il intervient alors que la Cour constitutionnelle allemande examine une série de plainte contestant la légalité des renflouements.

Publié le 22 août, le rapport de la Bundesbank se montre très critique des décisions prises lors du sommet européen du 21 juillet, dont, rappelons-le, le script fut rédigé par les dirigeants de BNP et de Deutschebank. Ces décisions pourraient « affaiblir le cadre institutionnel de l’Union monétaire européenne », ce qui revient à dire que la zone euro a perdu tout fondement.

Le rapport explique que les pays faisant l’objet d’un plan de sauvetage seront poussés à s’endetter encore plus, ce qui « crée le danger d’un accroissement de l’endettement des Etats-membres et que la politique monétaire commune soit exposée à de grandes pressions pour avoir conclu des arrangements lâches ». Il met ensuite en garde : « Les derniers accords signifient que des risques supplémentaires considérables vont être transférés aux pays fournissant l’aide et à leurs contribuables, et franchissent un cap vers la collectivisation des risques venant d’Etats aux finances publiques incertaines. »

« Si aucun changement fondamental de régime impliquant un abandon considérable de souveraineté fiscale nationale n’intervient, il est impératif que la clause de ’non-renflouement’ – toujours en vigueur dans les traités – et la relative discipline des marchés, ne soient pas totalement éliminées ; et au contraire, soient de nouveau renforcées. » En d’autres termes, la Bundesbank affirme elle aussi que les renflouements violent les traités européens.

Mais soyons clairs : ces renflouements ne servent pas à sauver des pays en difficulté, mais à renflouer les banques européennes en faillite avec la sueur, le sang et les larmes des peuples, et en piétinant nos Constitutions. Il n’y a plus qu’un remède : mettre en banqueroute organisée ces spéculateurs.

Voir les 2 commentaires

  • petite souris • 25/08/2011 - 23:57

    ... Si c’est illégal, il faut arrêter immédiatement toutes ces mesurettes d’austérité stupides et stériles qui consistent à faire payer davantage (et donc diminuer leur pouvoir d’achat) ceux qui gagnent le moins ( et donc qui ne pourront même plus acheter de sodas ...) !!!

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  • M. Denis Bloud • 25/08/2011 - 11:56

    Une réflexion macro-économique est nécessaire afin de comprendre l’impasse totale du système actuel : conformément à l’article 123 du Traité de Lisbonne, les Etats signataires sont obligés d’emprunter sur les marchés privés car ils ont l’interdiction absolue de créer leur propre monnaie nationale et donc d’exercer leurs fonctions régaliennes traditionnelles. L’ouverture de crédits par les banques privées est une création de monnaie scripturale (ex-nihilo), instituant donc des dettes purement comptables. Leur effacement (l’intérêt n’ayant pas été créé lors de l’ouverture du crédit d’assistance) ne saurait donc mettre en danger qui que ce soit ! Le taux de fonds propres des banques prêteuses est largement inférieur à celui des Etats emprunteurs, dont les « fonds propres » se mesurent à leurs inestimables actifs nationaux. Le seul prix Nobel d’Economie français (1988), Maurice Allais, avait parfaitement compris l’origine de ce blocage puisque, dans l’édition du 20 octobre 1988 du journal « Le Monde », il écrivait ceci : « Il n’y a pas de différence aujourd’hui entre le métier de banquier et celui de faux-monnayeur. » (Un développement de cette analyse est présenté sur la page http://dbloud.free.fr/monnaie.htm.)

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