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Pour les fermiers irlandais, seul le NON à Lisbonne peut sauver la PAC

La rédaction
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12 mai 2008 (Nouvelle Solidarité) — Peter Mandelson, le Commissaire britannique de l’UE en charge du commerce et donc chargé des négociations avec l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a sommé les agriculteurs irlandais de « ne pas confondre » les effets éventuels des négociations en cours entre l’UE et l’OMC avec les enjeux du Traité de Lisbonne.

En vue du référendum du 12 juin, les agriculteurs irlandais ont lancés une vaste mobilisation en faveur du NON. Ils estiment que la conjonction du Traité de Lisbonne avec la réforme de la Politique agricole commune (PAC) sonnera le glas de l’agriculture irlandaise, très bénéficiaire de la PAC en occurrence jusqu’à aujourd’hui.

Le président du syndicat irlandais des agriculteurs (IFA), Padraig Walshe, n’a pas hésité à dénoncer « l’arrogance flagrante » de Peter Mandelson en ne tenant pas compte des inquiétudes formulées par l’IFA.

En ratifiant le Traité de Lisbonne, l’Irlande subirait les nouvelles exigences de l’OMC à plein fouet, car au nom du libre échange, cette dernière cherche à aligner les prix alimentaires sur les « prix mondiaux », nettement plus bas que ceux de l’UE.

Capituler devant l’OMC impliquerait immédiatement une hausse spectaculaire des importations de bœuf, qui passeraient de 570.000 tonnes à 1,35 million de tonnes, c’est-à-dire plus que le double. Selon les estimations de l’IFA, les importations brésiliennes ramèneraient le prix du bétail irlandais à 2 euros le kilo, un prix totalement en dessous du prix de revient des éleveurs irlandais, les condamnant ainsi à la ruine.

Ensuite, une baisse de 70% du tarif protecteur pour l’importation des produits laitiers ramènerait le lait irlandais aux alentours des 24 centimes le litre. A ce prix, ce serait la faillite. La réduction substantielle des tarifs d’importation s’appliquerait également au mouton (55 à 70%), ce serait au porc et à la volaille (55 à 65%).

En dépit de ces vérités, « Mandelson prétend que l’importation massive de viande en provenance de l’Amérique du Sud ne portera pas atteinte à la production nationale », dit Walshe.

« En plus, Mandelson demande aux électeurs du monde rural d’approuver le Traité de Lisbonne alors qu’il est incontestable que les accords entre l’UE et l’OMC risquent de mettre 50.000 fermiers sur la paille et provoquera la perte de 50.000 emplois dans le secteur alimentaire, une perte sèche d’au moins 4 milliards d’euros pour l’économie irlandaise. »

Walshe disait qu’il tenait à rappeler au Commissaire britannique qu’il existe « un lien direct entre les concessions envers l’OMC et le Traité de Lisbonne. Le Traité de Lisbonne enterre les articles 38-44 du Traité de Rome, fondements de la Politique agricole commune, une politique que Mandelson n’arrête pas de vouer à la poubelle. »

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