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Pourparlers entre l’Iran et les Etats-Unis

La rédaction
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Pour la première fois depuis la révolution islamique de 1979, les gouvernements américain et iranien vont entamer des entretiens directs sur la situation en Irak. Bien que l’ambassadeur américain en Irak, Zalmay Khalilzad, ait soulevé cette possibilité il y a quelque temps, le gouvernement iranien n’a répondu qu’après l’appel lancé par Abdul Aziz Hakim, président du Conseil suprême de la révolution islamique d’Irak (SCIRI), en faveur de discussions américano-iraniennes.

Le 16 mars, Hakim a déclaré : « Nous appelons la direction sage de la République islamique [d’Iran] à ouvrir un dialogue clair avec les Etats-Unis et à discuter des points de désaccord sur l’Irak. Un tel dialogue ne peut qu’aider l’Irak. » Le président du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Larijani, principal négociateur dans les négociations sur le programme nucléaire, a répondu positivement à la demande de « M. Hakim, un dirigeant influent en Irak ». Dans les jours à venir, « nous allons désigner les personnes qui effectueront les pourparlers », expliqua-t-il à la presse après un discours prononcé devant le Parlement.

L’objectif de ces discussions, dit-il, est la création d’un gouvernement irakien indépendant. Selon le Washington Post, Larijani a ajouté qu’il serait possible de créer la stabilité et la sécurité dans la région, mais « pas avec le type de rhétorique et de langage utilisés par M. Bolton. Nous avons besoin de gens censés, capables de réfléchir à un plan à long terme ».

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mottaki a fait remarquer que, malgré la guerre Iran-Irak de 1980-88, l’Iran « a toujours soutenu l’intégrité territoriale de l’Irak et la solidarité nationale de la nation irakienne au cours des dernières années. (...) L’Iran soutient le calendrier pour l’évacuation des occupants et les plans progressifs pour l’établissement de la démocratie en Irak. »

Côté américain, le porte-parole de la Maison Blanche Scott McClellan a déclaré que Khalilzad était habilité à discuter avec les Iraniens de questions spécifiques à l’Irak. En fait, les récents gouvernements iraniens s’étaient montrés ouverts à des pourparlers avec les Etats-Unis et éventuellement au rétablissement de relations diplomatiques sous certaines conditions, comprenant alors le dégel des avoirs iraniens, des excuses pour les agressions passées, y compris le coup d’Etat contre Mossadegh, et des relations sur un pied d’égalité. On ne sait pas quelles conditions seront posées cette fois-ci.

Les experts régionaux ont plusieurs fois insisté sur le fait qu’il ne peut y avoir de solution au fiasco irakien sans la participation active de ses voisins, surtout l’Iran, qui a le plus d’influence. La « Doctrine LaRouche pour l’Asie du Sud-Ouest », rédigée en avril 2004, avait fait de la coopération régionale la pierre angulaire d’une politique viable pour mettre fin à la guerre et stabiliser la région.

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