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Pourquoi LaRouche appelle à la démission du vice-président Dick Cheney

La rédaction
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Depuis le 22 septembre 2002, Lyndon LaRouche exige la démission immédiate du vice-président Dick Cheney, le plus haut responsable de l’administration Bush cherchant à précipiter les Etats-Unis dans une guerre contre l’Irak. LaRouche considère le départ de Cheney comme le levier et le flanc nécessaires permettant d’arrêter la course à la guerre.

En effet, il ressort de nos investigations que, depuis 1990, époque où il était le ministre de la Défense de Bush Sr., Cheney joue un rôle clef dans le courant « utopiste » qui aspire à faire des Etats-Unis un empire mondial. Malgré l’engagement de Bush père dans ce qu’il appelait un « nouvel ordre mondial », certaines factions de son gouvernement ont, à l’époque, empêché Cheney de mener à bien ses desseins. Le conseiller à la sécurité nationale d’alors, Brent Scowcroft, qui s’oppose aujourd’hui à une nouvelle guerre en Irak, a affirmé que la principale « ligne rouge » dans l’administration Bush père était celle qui séparait Dick Cheney des autres.

Après la chute du mur de Berlin, Cheney a mis sur pied une équipe (appelée « shop » en anglais) dirigée par Paul Wolfowitz, aujourd’hui numéro 3 du Pentagone, Lewis Libby, son secrétaire général, et Eric Edelman, conseiller de Cheney en politique étrangère, incluant également Zalmay Khalilzad. Cette équipe était chargée de définir une « grande stratégie » pour assurer l’hégémonie mondiale américaine dans l’après-Guerre froide.

Le 8 mars 1992, soit deux ans plus tard, le New York Times a révélé certains détails de ce projet. Le « shop » de Cheney prônait une stratégie d’action préventive pour empêcher toute autre nation ou alliance de devenir une grande puissance. Les Etats-Unis devaient « maintenir des mécanismes visant à dissuader les concurrents potentiels de simplement espérer jouer un rôle régional ou mondial plus important. (...) La mission politique et militaire de l’Amérique dans l’après-Guerre froide consistera à garantir qu’aucune superpuissance rivale ne puisse émerger en Europe de l’Ouest, en Asie ou dans les territoires de l’ancienne Union soviétique. » La Russie et la Chine étaient considérées comme des menaces potentielles et l’on craignait que l’Allemagne, le Japon et d’autres puissances industrielles ne soient tentés de se réarmer et d’acquérir des armes nucléaires, si leur sécurité était menacée, ce qui les ferait entrer en compétition avec les Etats-Unis.

Cette description constitue l’essence de la « doctrine Wolfowitz », qui est la composante militaro-stratégique d’une triade politique comprenant la doctrine Thornburgh dans le domaine du droit international, et la doctrine Webster en ce qui concerne les opérations de renseignement. La doctrine Thornburgh affirme que la loi américaine se situe au-dessus de la loi internationale lorsque les intérêts vitaux, ou prétendus tels, des Etats-Unis sont en jeu. La doctrine Webster considère les alliés politiques et militaires des Etats-Unis comme des concurrents économiques et autorise les opérations de renseignement-espionnage contre le Japon, l’Allemagne, la France et d’autres pays industriels.

Or en 1992, cette doctrine a provoqué un tel scandale, y compris au sein du gouvernement Bush père, qu’une version édulcorée a finalement été rendue publique en janvier 1993, dans une « defense policy guidance » (recommandations pour une politique de défense).

En 1997, Cheney et Donald Rumsfeld, son vieux complice du temps des administrations Nixon et Ford, ont participé à la création d’un groupe foncièrement impérialiste : le Projet pour un nouveau siècle américain. Parmi les autres fondateurs, figuraient Frank Gaffney, le faucon qui dirige le Center for Security Policy, Wolfowitz, Libby et le frère de l’actuel Président, Jeb Bush, actuellement gouverneur de Floride.

En septembre 2000, ce groupe a fait paraître un rapport intitulé, « Rebâtir les défenses de l’Amérique : stratégie, forces, et ressources pour un nouveau siècle », où l’on retrouve le langage des études du ministère de la Défense de 1990-92 : « En termes généraux, nous avons considéré ce projet comme une extension de la stratégie de défense esquissée par le ministère de la Défense de Cheney dans les derniers jours de l’administration Bush [père]. La Defense Policy Guidance (DPG), rédigée dans les premiers mois de 1992, prévoyait un projet de maintien de la prééminence américaine, en empêchant la montée de toute grande puissance rivale et en établissant un ordre de sécurité international en accord avec les principes et les intérêts américains. (...) Les principes de base de la DPG, à notre avis, restent valables. » Cette conclusion n’est pas vraiment surprenante, car les deux principaux auteurs de la DPG, Paul Wolfowitz et Lewis Libby, participaient au « Projet pour un nouveau siècle américain ». Parmi ses recommandations, figure aussi un « changement de régime » en Irak.

Dans l’actuelle administration Bush, Cheney et Rumsfeld ont introduit un certain nombre de faucons au sein du gouvernement, notamment Wolfowitz, Richard Perle, Douglas Feith, J.D. Crouch, adjoint au secrétaire à la Défense chargé de la sécurité internationale, et John Bolton, sous-secrétaire d’Etat chargé du contrôle des armements et des affaires internationales.

Ce groupe recoupe en grande partie une autre faction du gouvernement, qui s’est baptisée elle-même les Vulcains, créée en 1998 par George Schultz, ancien secrétaire d’Etat de Reagan, Dick Cheney et Condoleezza Rice, aujourd’hui conseillère à la sécurité nationale. Les principaux collaborateurs de Mme Rice, au sein des Vulcains, sont Wolfowitz et Richard Perle.

Ce n’est pas un hasard si la mise en œuvre de cette politique utopiste a pris de l’ampleur après les attaques du 11 septembre 2001, qui lui ont fourni le prétexte nécessaire. Ceci pose des questions très intéressantes au sujet de l’identité des véritables responsables de cet évènement.

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