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Pourquoi Poutine boudera Obama, le G-8 et le sommet de l’OTAN

La rédaction
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11 mai 2012 (Nouvelle Solidarité) – Lorsque le Président américain Barack Obama a appelé, après un certain délai, son homologue Russe Vladimir Poutine le 9 mai pour le féliciter de sa prise de fonction, ce dernier a saisi l’occasion pour l’informer qu’il ne se rendrait ni au sommet du G8 les 18 et 19 mai à Camp David, ni au sommet de l’OTAN à Chicago et que leur rencontre en tête à tête devra par conséquent être repoussée jusqu’au sommet du G20 à Los Cabos, au Mexique, les 18 et 19 juin prochain. Poutine a prétexté qu’il était très pris à mettre en place son nouveau gouvernement, et qu’il enverrait son Premier ministre pour le remplacer.

Sonnée par cette nouvelle, la Maison Blanche a pris plusieurs heures pour pondre un bref communiqué. Un responsable anonyme du gouvernement fut ensuite dépêché pour dire aux médias que l’administration ne voyait « aucun motif sinistre » à la décision de Poutine.

Ainsi, l’administration Obama persiste dans son déni malgré les avertissements dramatiques que les Russes ont lancés de manière répétée à propos du bouclier de défense que les Etats-Unis et l’OTAN doivent rendre opérationnel lors d’une grande conférence de l’OTAN le 20 mai à Chicago, soit le lendemain de la rencontre originellement prévue entre Poutine et Obama.

L’administration Obama avait même dû transférer au dernier moment le sommet du G8 de Chicago à Camp David, justement à cause du refus de Poutine de se rendre à Chicago quelques jours avant la réunion de l’OTAN. La raison de la décision de Poutine est donc limpide comme de l’eau de roche.

Tout cela n’empêche pas toutefois les médias occidentaux, à l’exception d’une dépêche d’Associated Press reprise par deux ou trois médias, de décrire la décision de Poutine comme résultant de désaccords sur des questions de toute autre nature comme la Syrie, les manipulations du département d’Etat américain dans les élections russes ou bien l’OMC.

Comme Associated Press l’a pourtant correctement rapporté, « plus tôt mercredi, parlant devant des milliers de soldats lors de la parade militaire annuelle du 8 mai sur la Place rouge, Poutine a déclaré que son pays est une force agissant pour la sécurité mondiale, et que la Russie ne cédera pas sur ses positions. Le discours de Poutine, deux jours après sa prise de fonction pour un troisième terme au Kremlin, suivait de moins d’une semaine l’avertissement lancé par le Chef d’état-major des armées du pays selon lequel la Russie considérerait la possibilité d’avoir recours à une attaque de première frappe si la dispute avec les Etats-Unis sur le bouclier de défense anti-missile en Europe venait à s’envenimer. La Russie s’oppose avec véhémence à l’érection de radars et d’intercepteurs de missiles en Roumanie et en Pologne. »

En fait, le dilemme qui se pose à la Russie est que si l’OTAN décidait à l’avenir de lancer, pour quelque raison que ce soit, une première frappe contre la Russie, le bouclier européen affaiblirait la capacité de rétorsion russe, obligeant donc cette dernière à frapper la première à la moindre alerte. Ce système est de toute évidence un élément perturbant l’équilibre stratégique des forces actuelles, hérité du traité ABM de 1972. Lors de la conférence sur les systèmes de défense ABM tenue à Moscou la semaine dernière, les experts russes avaient démontré aux 200 spécialistes venus de 50 pays, simulations numériques sous-titrées en anglais à l’appui, que le boulier de défense européen constituait de fait une menace sérieuse pour la force de dissuasion russe.

De plus, les médias russes ont largement rapporté qu’un test de nouvel intercepteur de missiles SM-3 de nouvelle génération avait été conduit par les Américains à la base navale d’Hawaï le 9 mai, représentant une menace au système de dissuasion russe. Le quotidien officiel Rossiyskaya Gazeta, souligne que « la question fondamentale pour les Russes est d’obtenir des garanties que le bouclier de défense antimissile européen n’est pas dirigé contre la Russie, et que ceci soit formalisé en termes juridiques et pas uniquement de manière orale. L’OTAN voudrait quant à elle que la Russie la prenne au mot sur ses intentions de ne pas utiliser le système ABM contre la force de dissuasion russe. Les Russes ont dit qu’ils n’ont pas encore compris quel rôle l’OTAN envisageait pour la Russie dans le bouclier européen. Celui d’un observateur passif n’est pas acceptable. »

Ainsi les nombreux avertissements de Lyndon LaRouche comme quoi Obama représente une menace à la pays mondiale se trouvent confirmés.

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