Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité
Brèves

Pourquoi il faut retourner au mark

La rédaction
visites
807
commentaire

Dans une déclaration faite le 20 juillet, Helga Zepp-LaRouche a expliqué la nécessité pour l’Allemagne de retourner au mark. Depuis le début, son parti et tout le mouvement larouchiste se sont opposés à l’euro, car son objectif évident était d’affaiblir l’Allemagne après sa réunification.

Le Traité de Maastricht, le Traité d’Amsterdam, le Pacte de stabilité, l’Union économique et monétaire (UEM) et la Banque centrale européenne « sont incompatibles avec la Constitution allemande et avec l’intérêt national de l’Allemagne et de tout autre pays souverain d’Europe ; ces accords minent la constitution des pays respectifs, en abrogeant certaines garanties des droits civiques et de la liberté ». Le rejet de la Constitution européenne par la France et les Pays-Bas n’était pas seulement une expression de protestation envers les gouvernements nationaux, mais reflétait le fait que les peuples ne veulent pas de l’Europe de Maastricht.

Avec l’euro, le noyau des pays plus riches est devenu plus pauvre, et dans les pays plus pauvres, à la périphérie, il a provoqué un boom financier temporaire, une inflation galopante et des bulles financières, notamment dans l’immobilier. Il y a dix pays d’Europe de l’Est qui attendent d’entrer dans la zone euro et si cela arrive, c’en est fini de l’UEM, « car les déséquilibres seront trop importants ».

Finalement, le système de l’euro ne profite qu’aux « grands acteurs » tels que les géants bancaires et les multinationales. Ils peuvent faire circuler librement leurs capitaux et tirer avantage d’investissements dans les pays à faibles coûts de main-d’œuvre, tandis que les PMI (et avec elles tout le système basé sur l’économie sociale de marché) s’effondrent. « L’euro oblige les entreprises à faire la guerre à leur propre économie nationale en délocalisant. Ce n’est pas forcément ce qu’elles veulent, mais pour survivre, elles doivent aller là où les coûts sont les plus faibles. » Elles doivent « investir là où les charges sociales, les salaires et les impôts sont meilleur marché ».

Puisque la BCE fixe un seul taux d’intérêt pour l’ensemble de la zone euro, les pays à forte densité capitalistique ont perdu un avantage compétitif d’importance : le faible taux d’intérêt réel. Ces pays, comme l’Allemagne, la France et le Benelux, ont également perdu l’avantage compétitif que comporte une monnaie nationale stable. Ayant une productivité élevée et une devise stable, les investisseurs « n’étaient pas rebutés par le niveau relativement élevé de salaires, de charges sociales et d’impôts ».

« Tant qu’il y aura l’UEM, rien ne pourra être entrepris contre la dépression de l’économie intérieure ou le chômage de masse. C’est uniquement avec une monnaie nationale qu’on peut suivre une politique consistant à ajuster les taux de change ou les taux d’intérêt, par des méthodes de régulation, afin de se défendre contre les effets non voulus de la mondialisation.

« Nous ne pourrons résoudre ce problème qu’en rétablissant la souveraineté sur la monnaie nationale et en traitant l’euro comme une unité de compte monétaire, comme ce fut le cas de l’ECU dans le Système monétaire européen. A partir de là, les pays européens se rapprocheront de plus en plus dans une croissance économique mutuelle, parce que les nations le veulent. Dans cette situation, l’intégration économique tendra à encourager une plus grande intégration politique, fondée toutefois sur l’autodétermination et la responsabilité nationales . »

Débat sur la sortie de l’euro

Dans son dernier rapport sur l’économie européenne, la Hong-Kong and Shanghai Banking Corporation (HSBC), la plus grande banque européenne, affirme que si l’Allemagne, l’Italie et les Pays-Bas quittaient la zone euro, leurs économies se porteraient beaucoup mieux. Le niveau commun des taux d’intérêt dans la zone euro, peut-on y lire, est une restriction qui affecte spécifiquement l’économie allemande, et de ce fait les désavantages de l’union monétaire pour l’Allemagne dépassent largement les avantages. Selon les auteurs de « Désintégration européenne ? », après le retrait de l’euro, le gouvernement allemand pourrait relancer l’économie au moyen d’investissements publics et de réductions fiscales.

De son côté, le Financial Times Deutschland publiait le 19 juillet un éditorial intitulé : « Scénarios pour sortir de l’euro ». Son éditorialiste financier, Lukas Zeise, notait que, jusqu’à récemment, seuls les « séparatistes de droite italiens » ou des « professeurs exotiques » appelaient à l’abandon de l’euro. Puis soudainement, des économistes bancaires « sérieux », en particulier à la City de Londres, mettent en cause l’union monétaire et économique.

Lors d’un événement à Francfort le 20 juillet, Joachim Fels, économiste en chef à la Morgan Stanley Europe, a estimé qu’il y avait 30 % de chances que le système euro éclate au cours des années à venir. En cas de maintien de l’euro, dit-il, la crise économique s’aggravera dans la zone euro en raison des déficits budgétaires très élevés. Il faudrait alors des « réformes » radicales, bien plus sérieuses que celles mises en œuvre ces dernières années. L’Italie sera le « test ». Elle devra suivre l’exemple de l’Allemagne en réduisant les salaires car « dans l’union monétaire, c’est de cette manière que les pays doivent s’ajuster ». Une telle mesure dévasterait sans doute l’économie intérieure italienne, mais tel est « le prix inévitable de l’ajustement ». En même temps, on augmentera les pressions sur la BCE pour permettre un peu d’inflation. A ce moment-là, il y a, selon Fels, 30 % de chances que les pays ayant eu autrefois une devise forte quittent l’euro pour former leur propre union monétaire.

Cette dernière proposition consistant à créer un « noyau dur de l’euro », a surtout pour objectif d’empêcher l’Allemagne de retourner au mark et elle est discutée actuellement au sein de l’establishment français. C’est dans ce contexte qu’il faut interpréter la récente déclaration du gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, selon laquelle tout pays qui le veut peut quitter l’euro.

Contactez-nous !

Don rapide