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Pourquoi l’euthanasie avait besoin d’un Obama

La rédaction
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5 octobre 2009 (Nouvelle Solidarité) — Dans Ethical Dimensions of Health Policy [Dimensions éthiques d’une politique de santé], un des conseillers les plus influents d’Obama, Ezekiel Emanuel, discutait des meilleures méthodes pour faire accepter à la population américaine des réductions draconiennes des dépenses de santé.

Dans le chapitre redigé par Emanuel dans à cet ouvrage collectif, « Le Patient ou la population : comment résoudre les dilemmes éthiques en traitant les patients en tant que membre des populations », Emanuel affirme qu’il est urgent de se débarrasser de « l’approche hippocratique traditionnelle » qui fait croire à tort aux médecins que leur premier devoir est envers le patient. A la place, dit-il, il faut une approche « basée sur les populations » comme un tout, permettant de réduire les coûts.

Pour faire changer les pratiques médicales, Emanuel suggère que les assurances maladies ne devraient rembourser que des « interventions pour des maladies où le malade dispose d’au moins 15% de chance de guérir, ou permettant de prolonger sa vie d’au moins 5 années ». Ainsi, si la probabilité statistique, correspondant au cas du patient, indique qu’un acte médical n’arrive pas à ces objectifs, ou si les probabilités font qu’il risque de vivre moins de cinq ans, alors les soins qui permettraient de le sauver lui seraient refusés.

Emanuel déclare candidement qu’à la différence de ce qui se faisait par le passé, la « réforme » dont on a aujourd’hui besoin « n’est plus une réforme sociale de gauche, mais d’une réforme conservatrice et orientée business. Et les avocats de cette réforme sont (…) de grands universitaires, des consultants et des directeurs de sociétés du secteur de la santé (...) [et de tels] puissants avocats et soutiens financiers nous donnent des chances d’y arriver comme jamais auparavant. »

Evidemment, Emanuel craignait déjà à l’époque que l’opinion publique deviendra « suspicieuse », qu’elle aura le sentiment que les « sacrifices » qui lui sont demandés servent à faire profiter d’autres, et qu’il y aurait des « campagnes populaires » d’opposition à ce changement.

Il propose diverses techniques et procédures pour convaincre les populations du bien fondé d’une telle politique, notamment en leur faisant miroiter « la transparence » dans le processus décisionnel et en leur offrant une « participation citoyenne » dans les comités décidant des réductions des soins.

De ce point de vue, l’on comprend mieux pourquoi une figure « sympathique » telle qu’Obama était indispensable pour faire passer de telles politiques, car jamais Bush et Cheney n’auraient pu les imposer.

Cela explique aussi pourquoi des fascistes comme Ezekiel Emanuel écrivent d’une façon alambiquée, et envoient des messages codés à l’intention des stratèges financiers. D’après Emanuel, ce sont seulement ceux étant éduqués en haute philosophie, et non le commun des mortels, qui sont qualifiés pour comprendre ce que ses écrits signifient réellement.

Le livre où se trouve publié cet écrit d’Emanuel, publié en 2005 par Oxford University Press, ouvre avec un chapitre écrit par un partisan de l’euthanasie depuis longtemps, Daniel Callahan qui estime que « la plupart des systèmes de santé dans le monde font face à des pressions économiques de plus en plus fortes, les obligeant à une série de réformes qui requièrent (en général sans le dire ouvertement) le rationnement et d’autres restrictions sur les soins. »

Callahan exige qu’on remplace les soins médicaux en fin de vie par des traitements palliatifs et un simple accompagnement vers la mort. Dans l’ancien système, écrit Callahan, « le coupable principal était le biais en faveur de la guérison, qui était (…) considéré comme le plus haut but à atteindre (…) [et] a conduit à ce que des sommes d’argent disproportionnées soient dépensées sur le biomédical plutôt que sur la recherche sur les comportements (…) et a insisté sur les traitements cliniques plutôt que sur l’éducation du patient. » Par-dessus tout, « c’est une erreur d’accepter que le bénéfice procuré à un seul individu demeure la démonstration d’une politique réussie. »

Callahan écrit : « La détermination de [nouveaux] buts est (…) bien davantage rendue possible lorsqu’il y a un contrôle gouvernemental centralisé des politiques, c’est-à-dire dans un système fermé. En effet, dans une société comme les Etats-Unis, où il y a un système de santé mixte, privé et public, sans autorité centrale, la détermination explicite de buts est presque impossible (…) »

Ces écrits permettent de comprendre pourquoi Callahan, un des directeurs de la Société Eugéniste et le fondateur du Centre Hasting qui promeut l’euthanasie, a adopté Ezekiel Emanuel comme membre du centre, et pourquoi ces individus sont aujourd’hui à la tête du projet de réforme de la santé d’Obama.

Réforme de la santé : les Américains se révoltent contre le fascisme financier

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