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Pourquoi la direction du FMI doit démissionner

La rédaction
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Communiqué de Mme Helga Zepp-LaRouche,
présidente de notre parti frère en Allemagne, le Bürgerrechtsbewegung Solidarität (Büso)


10 février 2011 – Vu son incompétence scandaleuse, diagnostiquée très officiellement par le rapport du Bureau indépendant d’évaluation (BIE) du Fonds monétaire international (FMI) du 10 janvier, c’est la démission immédiate de sa direction qui s’impose, à moins que cette dernière fournisse sans tarder la preuve de sa volonté de corriger ses erreurs.

Coïncidence ou pas, le rapport du BIE, qui porte sur la période 2004-2007, se lit comme une excuse bon marché justifiant la faillite du FMI par rapport aux accusations incisives lancées aux Etats-Unis par le rapport publié par la Commission d’enquête sur la crise financière (FCIC), que préside le démocrate Phil Angelides. Après 18 mois d’enquête, cette commission reconnaît sans ambiguïté que la crise financière globale aurait pu être évitée. La crise, souligne le rapport, découle directement d’actes et d’omissions de responsables politiques et institutionnels et précise qu’il ne s’agit nullement d’un hasard ou d’un modèle d’ordinateur à la dérive.

Le rapport Angelides constate en particulier que l’abrogation, par Alan Greenspan, du standard que représentait la loi Glass-Steagall, la dérégulation des marchés financiers, et l’inaction complice de toutes les instances de régulation, furent les causes principales de la crise.

Ainsi, le rapport Angelides donne entièrement raison aux analyses et nombreuses prévisions sur la crise financière de mon époux Lyndon LaRouche. Une chronologie disponible sur le site LPAC vous permet de comparer les prévisions de LaRouche et l’historique de la crise établit par le rapport de la FCIC.

Le rapport du BIE du FMI fournit alors une liste étonnante d’incroyables aveux : le FMI fut incapable de déceler les risques du système financier et d’émettre des signaux d’avertissements appropriés ; le FMI souffrait de faiblesses analytiques et de problèmes structurels ; le FMI souffrait d’une « pensée doctrinaire » et d’un « parti pris », de présupposés intellectuels et de méthodes analytiques défaillants ; il y existait un mode de fonctionnement cloisonné, des lignes de responsabilité trop floues, une peur d’exprimer des opinions critiques, des organes de surveillance inefficaces, des préjugés axiomatiques, une cécité organisationnelle. Le FMI ne prenait qu’en compte l’information qui coïncidait avec ses propres attentes. Il écartait ce qui ne « collait pas », tout en ignorant souvent la situation, se rendant vulnérable à ne plus reconnaître les dangers. Il souffrait d’un cadre conceptuel erroné, supposé expliquer le lien entre les processus macro-économiques et le secteur financier. Il souffrait également d’une pensée stéréotypée, d’une absence de prise en compte d’avis extérieurs, d’une mentalité d’accommodation ou encore du manque de pénalités en cas d’erreurs commises sur la base d’axiomes reconnus.

Dans toute entreprise normale, tout cadre ou employé démontrant de telles incapacités, serait immédiatement vidé ou envoyé travailler dans un secteur non essentiel de l’entreprise ou son action ne provoquerait plus de dégâts. Les dégâts que le FMI a provoqué avec sa politique brutale de « conditionnalités » dans d’innombrables pays, sont immenses. L’exemple le plus dramatique de la faillite des politiques du FMI aujourd’hui est sans conteste l’Egypte, où le gouvernement Moubarak fut suffisamment stupide pour mettre en œuvre les privatisations du FMI, bradant la richesse nationale à des investisseurs étrangers. Comme résultat, le chômage monta à 30%. La pauvreté et le désespoir étaient insupportables, en particulier pour la jeunesse, et ont joué un rôle dans le soulèvement qu’on vient de voir.

La pauvreté amère que doivent supporter des milliards de gens dans le monde est également le résultat de l’incompétence du FMI.

Le mea culpa de Dominique Strauss-Kahn, disant que « L’incapacité du Fonds à prévenir de la possibilité d’une crise systémique d’une manière suffisamment précoce, pointue et efficace est un fait qui doit nous rendre humbles, que l’institution a reconnu avec sincérité, et auquel elle a été prompte à répondre », trois ans et demi après la crise et sans prendre des vrais décisions pour changer le fonctionnement du FMI, est vraiment une mauvaise plaisanterie. Espérons que les Français en tirent la bonne conclusion lors de la prochaine élection. Il n’existe qu’une seule façon pour la direction du FMI de démontrer qu’elle désire corriger ses erreurs multiples : elle doit soutenir l’adoption immédiate d’un « Glass-Steagall global ». Sinon, sa démission est l’unique option.


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