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Poutine milite pour une « nouvelle architecture internationale » économique.

La rédaction
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Parlant devant le Forum International Economique de Saint-Pétersbourg, le président russe Vladimir Poutine a diagnostiqué les institutions financières internationales comme non fonctionnelles. Il a souhaité

(LPAC) Parlant devant le Forum International Economique de Saint-Pétersbourg, le président russe Vladimir Poutine a diagnostiqué les institutions financières internationales comme non fonctionnelles. Il a souhaité qu’une « nouvelle architecture internationale des relations économiques » puisse voir le jour, basée sur l’avantage mutuel, et il a élaboré la vision russe du développement de l’Eurasie, axée sur la sécurité énergétique et le développement des transports.

Il a évoqué la nécessité de diversifier les réserves monétaires russes, c’est-à-dire d’abandonner en partie le dollar, et appelle de ses voeux la création d’institutions économiques régionales. Il a mentionné la possibilité de libeller les exportations russes en rouble.

Poutine nota la mutation qui est en cours depuis cinquante ans : les économies supposées les plus en retard hier sont devenues celles qui connaissent les meilleurs taux de croissance aujourd’hui. Il en résulte que plus de la moitié du PIB mondial ne provient plus des pays membres du G7. Les « nouveaux acteurs » des pays émergents marquent le pas, « y compris dans le domaine des hautes technologies et des secteurs à haute intensité scientifique. »

Poutine a dit : « Je suis convaincu que les généralités sur une meilleure distribution des ressources et des investissements n’amènent à rien. Dans l’intérêt d’un développement stable, une nouvelle architecture des relations économiques doit être conçue ; des relations fondées sur la confiance et une intégration mutuellement bénéfique. Ainsi, sans oublier une compétition saine, nous devons avancer ensemble vers la formation d’intérêts et de liens mutuellement bénéfiques. »

Poutine a défini dans ces termes la politique énergétique entre membres de la CEI. Il a souligné l’importance du Kazakhstan, du Turkménistan et de l’Ouzbékistan comme fournisseurs d’énergie à l’échelle mondiale. Il a dit que la construction du gazoduc du nord-ouest et le pipeline reliant le port bulgare sur la mer noire Burgas avec le port grec Alexandroupoli, renforcera « la sécurité énergétique de l’ensemble du continent eurasiatique. »
Il a aussi mis l’emphase sur les transports : « Nous allons lancer des projets dans le domaine du transport, des télécoms et de la logistique. Ce sont des projets qui unifieront dans les faits les pays d’Europe et d’Asie...Ceci implique la modernisation des corridors de transport existants et la création de nouveaux corridors, liant l’Europe à l’Asie centrale et l’Extrême Orient. » Il a renouvelé sa proposition pour un deuxième canal à grand gabarit reliant la Volga au Don, ouvrant ainsi l’accès aux océans aux transporteurs de la mer caspienne.

Une nouvelle « architecture de relations économiques » disait Poutine, « implique aussi une approche fondamentalement différente dans le fonctionnement des organisations internationales. » Pour lui, L’Organisation mondiale du commerce (OMC), est l’exemple même d’un processus décisionnel « archaïque, anti-démocratique et inerte ». C’est flagrant quand on constate que ce sont les « pays avancés » qui trichent le plus en s’arrachant des dérogations pour des pratiques de « libre échange ». Poutine, en évaluant les difficultés des grandes sociétés russes pour investir à l’étranger, estime que des institutions régionales de commerce pourraient faire un meilleur travail.

C’est en parlant des institutions financières internationales (le FMI et la Banque mondiale), que Poutine a évoqué ses propositions sur la diversification des réserves monétaires. Caractérisant ces organisations comme dépassées, il dit que « le système financier actuel, lié à une ou deux monnaies et un nombre limité de centres financiers, ne reflète plus les exigences de l’économie mondiale. Les fluctuations de ces monnaies ont un impact négatif sur les réserves monétaires et le développement de plusieurs secteurs économiques. Il n’y a qu’une seule réponse à ce défi : l’émergence de plusieurs monnaies de réserve et plusieurs centres financiers. Pour cela, nous devons créer les pré-conditions d’une diversification des avoirs dans le système financier mondial. »

Ensuite, Poutine a abordé la question de la nécessité d’accroître le rôle du rouble afin de libeller les exportations russes en rouble. Poutine a conclu sur le rôle de la Russie en Eurasie. Il a dit que même pendant un vingtième siècle difficile, « la Russie a pu acquérir une expérience scientifique, éducationnelle et industrielle » permettant à la Russie et à d’autres nouveaux acteurs de s’élever dans l’économie mondiale. Appelant à la « libre circulation des idées, des technologies et des innovations », Poutine affirma que le « travail commun et le partenariat permettront au continent eurasiatique de devenir un véritable espace de paix, de confiance et de coopération. »

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Extraits des statuts - Article 2 - Objet