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Poutine promeut le Pont terrestre eurasiatique au sommet de l’APEC

La rédaction
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Le 19 octobre, dans une intervention remarquable à la réunion-sommet du Forum économique de l’Asie et du Pacifique (APEC) à Shanghai, le président russe Vladimir Poutine a fortement critiqué les politiques de « mondialisation » qui prévalent et mis en avant la perspective d’une « nouvelle configuration » pour l’Eurasie, reposant sur des projets conjoints à large échelle dans les transports, l’énergie et l’infrastructure de communications ainsi que dans la science et les technologies avancées.

Poutine a averti que les tendances actuelles à la mondialisation ainsi que l’écart croissant « entre l’économie réelle et l’économie « virtuelle » portent en eux « le risque de nouveaux bouleversements ». « Nous sommes pour l’amélioration du système de commerce multilatéral », a dit Poutine. « Mais nous sommes contre le fait de rendre un pays otage de ses obligations par des pressions extérieures (...) Nous sommes pour la libéralisation des régimes économiques. Mais nous sommes catégoriquement contre l’extinction de secteurs économiques nationaux entiers dans les pays en développement et les « marchés dits émergents », ce qui conduit à un accroissement des tensions socio-économiques et politiques non seulement dans des pays individuels mais également dans des régions entières du monde ».

Poutine a vanté le rôle moteur de la Russie dans « la construction d’une nouvelle configuration pour la région de l’APEC, en matière d’énergie, de transports, de technologie et d’information. » En particulier, la croissance économique rapide de la Chine signifie d’énormes besoins en énergie, que peuvent combler des projets comme le projet d’oléoduc russo-chinois, la participation russe dans la construction du gazoduc géant « est-ouest », l’acheminement du gaz russe d’Irkutsk vers la Chine et la Corée et des projets pétrolier et gazier sur l’île russe de Sakhaline. En dehors de ces projets et d’autres « ponts énergétiques de la Russie vers le Japon, la Corée et la Chine », la Russie étudie aussi « des projets conjoints de réacteurs nucléaires reposant sur de nouvelles technologies ».

En matière de transport, Poutine a non seulement souligné l’importance du projet visant à restaurer le chemin de fer trans-coréen et à le relier à la voie ferrée trans-sibérienne, mais il a aussi reconnu l’intérêt accru que porte la Russie à « la construction de lignes de chemins de fer et d’autoroutes du nord-est et du sud-est de l’Asie vers l’Europe. » Il a aussi mentionné, pour la première fois, l’idée de créer un corridor de transport reliant la côte ouest des Etats-Unis aux provinces du nord-est de la Chine, passant par les ports de l’Extrême-Orient russe ».

A la réunion de l’APEC, les critiques de Poutine contre la mondialisation ont été très énergiquement soutenues par le Premier ministre malaisien Mahathir, qui a renouvelé son appel à la création d’un Fonds monétaire asiatique et s’en est vertement pris à « ceux qui sont prêts à dire des mensonges et déformer la vérité » afin de défendre le système financier existant.

La « bataille géopolitique cachée » en Asie centrale

Au delà de leur « soutien complet » à la « guerre contre le terrorisme » des Etats-Unis en Afghanistan, les divers pays de la région, en particulier la Russie, les républiques d’Asie centrale (sauf l’Ouzbékistan) ainsi que la Chine, l’Iran et l’Inde, ont un autre agenda très différent. Le 17 octobre, le président Poutine a rencontré les hauts dirigeants militaires du ministère russe de la Défense, qui lui ont rendu compte de la situation en Asie centrale. Les généraux russes ont surtout mis l’accent sur les implications de la présence militaire des Etats-Unis en Ouzbékistan - en échange de quoi, selon des rapports russes, l’Ouzbékistan aurait reçu de généreuses promesses d’aide financière occidentale.

En réponse, Poutine a personnellement dépêché à Dushambe le chef d’état-major général russe Kvashnin, pour rencontrer les dirigeants du Tadjikistan et de l’Alliance du nord, de toute évidence afin de consolider l’influence de la Russie sur les opérations militaro-politiques qui se déroulent en Afghanistan et dans ses environs. De retour de Shanghai le 22 octobre, Poutine lui-même s’est arrêté à Dushambe pour des discussions stratégiques de haut niveau.

Nezavisimaïa Gazeta a évoqué une bataille géopolitique cachée opposant les Etats-Unis à la Russie dans la région. Entre-temps, lors d’une rencontre à Shanghai, Poutine et Jiang Zemin ont défini une position commune claire sur l’Afghanistan : une transition rapide des opérations militaires vers une solution politique et l’instauration d’un futur gouvernement afghan qui serait « neutre » et acceptable pour toutes les nations de la région. Il faut noter aussi que, sous la pression de la Russie, de la Chine et d’autres nations, la déclaration conjointe du sommet de l’APEC sur « la lutte contre le terrorisme » a omis toute référence à l’opération militaire des Etats-Unis en Afghanistan.

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