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Poutine : quelle politique économique ?

La rédaction
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Dans une déclaration programmatique faite peu avant la démission d’Eltsine, Poutine avait insisté sur l’importance du rôle de l’Etat dans l’économie. La Russie ne sera pas « une réédition des Etats-Unis ou de l’Angleterre, où les valeurs libérales ont une profonde base historique. L’Etat sera déterminant dans la reprise économique. » Dans cette optique, « le gouvernement est prêt à mettre en oeuvre une politique industrielle qui donne la priorité au développement des principales branches du progrès scientifique et technologique. »

Bien qu’il soit trop tôt pour en tirer une conclusion définitive, il semble que Poutine s’engage sérieusement en faveur de mesures dirigistes au niveau de l’économie réelle. Tout d’abord, il aurait annoncé des mesures pour réorganiser les exportations de matières premières, source des principales recettes en devises. Ensuite, il soutient personnellement la conversion obligatoire en roubles de 100 % des devises étrangères provenant de recettes à l’exportation, mesure appuyée aussi par le vice-premier ministre Khristenko et le gouverneur de la Banque centrale Geratchenko. Poutine a par ailleurs aboli les mécanismes fiscaux qui dispensaient les exportateurs d’aluminium de verser des centaines de millions de dollars. En outre, après une réunion avec Gueratchenko, il s’est déclaré favorable à la réduction des taux d’intérêt pour relancer l’activité économique et la consommation.

Bien qu’allant dans la bonne direction, ces mesures ne signifient pas que Poutine ait rompu avec le paradigme des « réformes » et opté pour une véritable reconstruction dirigiste de l’économie productive russe. Après tout, l’augmentation des recettes de l’Etat est aussi une précondition pour honorer le remboursement des 15 milliards de dollars de dettes que réclament le FMI et les créanciers de la Russie, ainsi que pour financer la guerre en Tchétchénie. Si Poutine veut réellement rebâtir la Russie, il devra alors s’en prendre non seulement aux structures de l’oligarchie russe, mais à ses soutiens internationaux basés à Londres.

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