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Poutine sous pression

La rédaction
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Depuis la fin de l’année dernière, les problèmes économiques et politiques pèsent de plus en plus lourd sur le président russe Vladimir Poutine, tandis que s’accroissent les pressions stratégiques extérieures.

De ce point de vue, les Anglo-Américains tentent par tous les moyens de « faire reculer » l’influence russe en Asie centrale et du sud, ainsi que dans la région caucasienne. On essaie aussi de miner le « triangle stratégique » qui se met en place entre la Russie, l’Inde et la Chine. Troisièmement, la capacité de deuxième frappe nucléaire stratégique de la Russie est attaquée sous trois angles : les négociations sur le désarmement, la mise au point de la défense anti-missiles américaine et l’usure économique. En même temps, les « oligarques russes » intensifient leur offensive, profitant d’un contexte économique où l’inflation grandissante et les salaires impayés compromettent le soutien populaire du Président.

Au cours de la visite du Premier ministre Kasianov à Washington et à New York fin janvier, les Américains se seraient efforcés d’« acheter » l’opposition russe à une intervention militaire américaine contre l’Irak en lui promettant un soutien financier et économique - portant notamment sur des accords de vente de pétrole.

En février, les relations de la Russie avec l’Inde et l’Iran ont subi des revers. En effet, les négociations entre le vice-ministre russe Klebanov et l’Inde, partenaire traditionnel de la Russie, concernant la vente ou le leasing de sous-marins nucléaires modernes de la classe Akula à l’Inde, n’ont pas abouti. Par la suite, Klebanov a été « rétrogradé » par Poutine. En outre, la visite à Moscou du ministre iranien des Affaires étrangères Kharrazi, prévue pour le 18 février, a été reportée à la dernière minute, à cause des intenses pressions exercées par les Etats-Unis sur la Russie. Ceci pourrait signifier un recul significatif du partenariat stratégique entre les deux pays. Jusqu’à présent, la Russie a fermement refusé de faire le moindre compromis sur ses liens économiques et militaires avec l’Iran.

Les problèmes politiques et économiques « internes » de Poutine : d’abord, la période de redressement industriel de trois ans, entamée sous le gouvernement Primakov et poursuivie jusqu’au troisième trimestre de l’année dernière, s’est clairement terminée, et une crise économique potentiellement sérieuse se prépare. C’est ainsi qu’on a constaté un fort déclin de l’augmentation de la production industrielle et une soudaine accélération des hausses de prix au cours du quatrième trimestre 2001 et, plus encore, au mois de janvier 2002, qui a connu un taux d’inflation annualisé de 44 % contre 19 % en 2001.

Dans le secteur de construction de machines, la chute des investissements dans l’industrie a provoqué la contraction du niveau de production et d’emploi. Par ailleurs, au cours du seul mois de janvier, les arriérés de salaires des entreprises ont soudainement augmenté de 10 %. La combinaison de l’inflation et des retards de paiement de salaires constitue un mélange politique particulièrement explosif. Les signes de troubles sociaux se multiplient déjà dans le pays.

Deuxièmement, les « oligarques russes », comme Anatoli Tchoubais et Boris Berezovski, ont redoublé leurs attaques contre Poutine. Depuis Londres où il est en exil, Berezovski a ouvertement déclaré une « lutte à mort » avec le Président. Il a annoncé qu’il publierait bientôt des « preuves » accablantes montrant que les attentats contre des immeubles d’habitation à Moscou et dans d’autres villes russes en 1999, imputés alors aux séparatistes tchétchènes, avaient en fait été organisés par le FSB russe, au su de Poutine. En même temps, des alliés de Berezovski se sont joints à Tchoubais pour sauver la chaîne de télévision TV-6 afin d’en faire un puissant instrument politique contre Poutine.

Troisièmement, parmi les forces « patriotiques » russes, la révolte gronde. Les compromis apparents de Poutine sur les questions stratégiques et géopolitiques pourraient sérieusement éroder sa base de soutien au sein de l’appareil militaire et de sécurité.

En conséquence, Poutine arrive à une heure de vérité. Il ne peut plus continuer à doser politique nationaliste et politique économique libérale. Mais il dispose encore d’une certaine marge de manoeuvre pour mener des « opérations de flanc » comme il l’a déjà fait dans le passé.

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