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Préparatifs de guerre contre l’Irak

La rédaction
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Paniquée par la désintégration économique et financière, à laquelle s’ajoute la fébrilité autour des élections de mi-mandat et l’activisme du sénateur John McCain en vue de la présidentielle de 2004, l’administration Bush semble décidée à se lancer dans une nouvelle guerre contre l’Irak. En termes de calendrier, cette guerre pourrait avoir lieu d’ici au mois de mai ou alors, après l’été, en septembre-octobre.

Certes, après le discours sur l’état de l’Union de Bush, au cours duquel il a attaqué l’« axe du mal », des porte-parole de son gouvernement se sont empressés de démentir l’existence d’un plan opérationnel contre l’Irak, mais de nombreux signes indiquent le contraire.

Le secrétaire d’Etat Colin Powell, auparavant considéré comme un « modéré », a déclaré le 7 février que la politique de son gouvernement consistait à « faire changer le régime » irakien. Toutes les options permettant de renverser Saddam Hussein ont été prises en compte par le président Bush, a-t-il affirmé, et si nécessaire, l’Amérique « agira seule ». Un arrangement possible entre le gouvernement irakien et les Nations unies sur les inspections en matière d’armement, précisa-t-il, ne modifieraient pas l’attitude du gouvernement américain sur le « changement de régime ». Powell aurait dit aux principaux responsables du département d’Etat que, en ce qui concerne l’« axe du mal », « le Président est tout à fait sérieux. Il se sent profondément concerné par cela et je voudrais que personne dans cette salle ne l’atténue ».

Les préparatifs militaires et politiques d’une guerre sont en cours, en même temps que des opérations clandestines destinées à provoquer une déstabilisation interne, voire même une tentative d’assassinat contre Saddam Hussein. Mais il ne faut pas s’attendre à un remake à l’identique de la guerre de 1991, avec son déploiement massif de forces terrestres américaines et alliées. Les préparatifs militaires et politiques comprennent :

  • Depuis le 11 septembre, des centaines d’avions de combat ont été envoyés sur des bases situées dans le Golfe Persique et en Turquie. Bien que la guerre en Afghanistan, où ces avions ont été à peine utilisés, diminue d’intensité, ils sont restés dans les bases proches de l’Irak.
  • Les centres de commandement secondaires des cinq branches des forces armées ont été transférés dans la région du Golfe.
  • Des forces spéciales américaines ont été déployées en Turquie, désignée comme la nouvelle « ligne de front » dans la guerre contre le terrorisme. Les forces américaines entraînent et équipent des « résistants » irakiens. Le 8 février, le Frankfurter Allgemeine Zeitung rapportait que le PKK kurde, qui avait mené la guérilla contre le gouvernement turc, est en passe d’être transformé en une force exclusivement dirigée contre l’Irak.
  • Suite à des entretiens à Washington entre le président Bush et le Premier ministre turc Ecevit, il a été décidé le 4 février que la Turquie recevrait 9 milliards de dollars du FMI. (Les crédits du FMI pour la Turquie totalisent désormais 31 milliards de dollars !)
  • Le vice-président Dick Cheney va entreprendre une tournée au Proche-Orient, se rendant dans huit pays arabes et en Israël (mais non dans les territoires palestiniens), ainsi qu’en Grande-Bretagne.
  • Le gouvernement américain aurait promis au gouvernement russe des « concessions stratégiques », dans le but d’apporter une contrepartie. On peut penser qu’il s’agit d’une « tolérance » russe des opérations militaires contre l’Irak en échange de laquelle les Américains s’engageraient à ne pas établir de bases permanentes en Asie centrale, à signer un accord russo-américain formel et contraignant sur la réduction des forces nucléaires stratégiques, à améliorer les relations entre la Russie et l’OTAN et à assurer à la Russie une assistance généreuse en termes économiques et financiers.
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